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Remaniement du dimanche soir...

Pendant le match de Marseille, et pendant que je sors les bières, je reçois ca :


Pour demain, cherchons des calembours avec Longuet et Gueant. Mais pas maintenant : Marseille joue.
Et Mme Leffe m'appelle...

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L'action politique de Jack Lang est félicitée en Février... (baromètre Ipsos - Le Point)

Je m’amuse toujours à lire les baromètres mensuels de popularité dans le Point. Même avec une semaine de retard, je découvre avec plaisir celui du mois de Février.La surprise pour moi sera de voir qu’à la question « Quel jugement portez vous sur l’action politique des personnalités suivantes », c’est Jack Lang qui arrive en tête des suffrages, avec 53 % d’opinion favorable… Lorsque l’on connaît le pedigree du personnage (taux d’absentéisme indécent à l’assemblée nationale, opportunisme, mensonges, parachutisme, et donneurs de leçons par-dessus le marché), il y aurait plusieurs questions à se poser. J’en vois deux.
Soit le sondage est mal fait (possible), et dans ce cas j’écris encore des billets dans le vide. Soit la classe politique française est d’un tel niveau de médiocrité que le « sympa Jack » peut se permettre de donner l’image qu’il donne, il arrivera quand même en tête des personnalités politiques dont l’action est louée. Non, ce n’est pas source d’optimisme de voir que peu de personnalités dépassent les 50% d’opinions favorables quant à leurs actions…

Après avoir soupiré devant cette prime donnée à ce type de personnage politique, j’aime aller voir la queue (sans commentaires grivois, merci).
Benoit Hamon pourrait cette fois encore hurler « je dis stop ! et tout de suite stop », avec la petite voix qui s’éraille d’indignation. Il est dernier. 23 % d’opinion favorable sur son action, qui est quand même de porter la saine et immaculée parole du Parti Socialiste… Comme quoi ils devraient mieux donner la place à Jack Lang (au point où nous en sommes…).

Le pas forcément supportable Jean-Luc Mélenchon est avant dernier (24% d’opinion favorable). Insulter tout le monde n’est pas forcément payant, mais nous verrons ça l’an prochain dans les urnes (ou au gouvernement si la gauche repasse : il y aura bien un ministère pour la copie de Marchais).
Jean-Luc Mélenchon sera ravi de voir qu’il est dépassé par mon idole Arnaud de Montebourg, et par le pire ministre de l’intérieur depuis bien longtemps (oui, pire que Daniel Vaillant pour moi), Brice Hortefeux. Manuel Valls fermant la marche des 5 derniers.

Et nous remarquerons que Marine Le Pen les dépasse tous les 5, avec 29% d’opinions favorables sur « son action politique ». Toujours revenir à cette question, dont la pertinence peut vraiment se discuter. Je ne relèverai pas que Ségolène Royal ne recueille que 2% d’opinion favorable de plus que Marine Le Pen. 2%, c'est énorme vus les faibles écarts...

Ensuite, parmi les stars, DSK recueille 51% d’opinion favorable. Aubry, 45%, Juppé 43%. Sarkozy et Michèle Alliot-Marie, quant à eux, n’en finissent pas de couler. Mais on s’en doutait…

En conclusion sur ce sondage qui m’amuse quand même toujours, nous verrons que Bernard Kouchner, dont l’action n’est pas frappante au premier abord, recueille 45% d’opinion favorable. A chacun d’en tirer une morale…
Qui veut peut être que l’adage Chirac n’est pas si faux que ça. Etre loin et ne rien dire (ne rien faire non plus), ça monter dans les sondages, et dans la sympathie des gens.

Peut être est ce ça, le secret de la réussite en politique...

(Une remarque quand même. Nicolas J., malgré sa déclaration de candidature qui a fait un ramdam (vive la langue française) certain dans les milieux autorisés, n’apparaît pas dans ce sondage… Il est vrai réalisé avant sa déclaration solennelle…)

Et pendant que je me mouille à Paris...

... le monde continue à tourner. Ce qui se passe en Libye n'a rien de drôle. Rien du tout...

En France, une balade dans ce coin sympathique du Kremlin Bicètre m'a appris bien de choses. Nicolas Hulot est candidat. Bordel, un jour où je n'étais pas sur le net... Merci les copains...
Mais ce n'est pas tout ! Il parait que Dominique de Villepin vient de quitter l'UMP. Il y a jours comme ça où on se dit que le monde change... Et nous on boit des bières avec un copain pendant que dehors il pleut : nous sommes peu de choses...

Sinon notre ami (le mien aussi) Nicolas fait le ramdam (ou le buzz) avec sa candidature à la présidentielle. Il a évidemment tout mon amitié. Mon soutien ? S'il vient discourir dans mon Gard des bords du Rhône, il sera évidemment républicainement et amicalement reçu. J'espère qu'il boira des choses qui diront que tout va bien.

Pendant ce temps, Marseille joue contre Manchester. Et moi j'ai envie de dormir., depuis ma chambre d'hôtel.. Épuisé... Et dehors la pluie continue à tourner : un peu plus loin le périphérique parisien gronde...
Envie de dormir. On en reparle demain ?

Le militant, une plaie pour le candidat ?

Je n'ai pas du tout le temps de bloguer en ce moment... Lecture rapide, entre deux réunions, des flux de Google Reader. Et c'est tout. Heureusement, le weekend arrive...

Je viens de tomber sur cet article de Plume de Ciboulette : "Le militant est une plaie pour le candidat". Je trouve son billet réussi. Il met en tous cas en avant bien de mes sentiments, et une des raisons pour lesquelles je n'ai plus souhaité avoir de carte d'adhérent à un parti politique (depuis 2000, c'est vieux...).

Plume met en avant le coté insupportable des fanatiques, qui préfèrent aller au "combat" avec tout ceux qui ne pensent pas comme eux, plutôt que de chercher à convaincre par le débat. Et des fanatiques, il y en a de tous les cotés. Plume met en avant ceux de Bayrou, mais je pourrais également critiquer les nombreux du coté de Royal, Mélenchon, Le Pen, Sarkozy, etc... Des personnes qui, en ce qui me concerne, ont tendance à me faire fuir, et ne surtout pas vouloir apporter de suffrages à apporter par ces gens là qui m'effraient...

Un bon billet. Qui ne me fait pas oublier qu'il demeure une majorité de militants remarquables, qui font honneur à la politique. Mais je pense que c'est aussi à eux de faire le ménage dans leur rang...
En tous cas, la politique y gagnerait. Et surtout le candidat, qui se débarrasserait de pénibles plaies...

Jacob - Hamon... Creusons encore un peu profond, s'il vous plait...

Le fond est une notion particulière. Par exemple, à partir de quel moment peut-on considérer que nous sommes « au fond du trou », quand ce dernier peut toujours être davantage creusé ? Quand j’écoute les teneurs du débat politique, je me pose toujours cette question. Peut-on creuser encore plus ? Et comme la réponse parait oui, jusqu’où ?

Christian Jacob, président du groupe UMP à l’assemblée, a décidé d’être le remplaçant efficace du maintenant silencieux et bien coiffé Frédéric, endossant le rôle le gros lourdaud de service (quand je dis « gros », ce n’est pas une attaque sur le physique, je préviens Benoit Hamon pour qu’il n’hurle pas « stop » tout de suite). Rôle qui lui sied malheureusement comme un gant… Alors il va prendre sa pelle et creuser, creuser, creuser…
Christian Jacob donc, sur Dominique Strauss-Kahn : « ce n'est pas l'image de la France, l'image de la France rurale, l'image de la France des terroirs et des territoires, celle qu'on aime bien, celle à laquelle je suis attaché ».

Je reviendrai plus tard sur le ridicule du tôlé qu’à fait cette phrase à gauche chez Benoit Hamon . Mais d’abord, mon sentiment sur la sortie de Jacob. Je désapprouve et sur le fond, et sur la forme, cette phrase. Que je trouve petite, médiocre, et au niveau du fond du trou qu’est en train de creuser une certaine classe politique.
Sur le fond d’abord. Qu’estime Christian Jacob ? Que la classe (parce que je pense que DSK a de la classe) n'est pas une qualité de la France rurale, des terroirs et des territoires ? Il pense donc, quelque part, que le gardois qui vit entre Rhône, Cèze et Tave que je suis, et qui passe ses vacances dans le Forez ou dans le Champsaur, est un gros plouc sans classe ? Pour « gros », bon, soit. Mais pour « plouc »… Non, c’est insultant. Jacob voulait attaquer DSK ? Je trouve que c’est la France rurale qu’il agresse…
Et comme les gens des terroirs et de la ruralité sont des ploucs, il faudrait un plouc avec béret et merde de mouton sous les grolles pour représenter la France ? Ben désolé, je n’en ai pas envie…

Pour ma part, je trouve que Dominique Strauss-Kahn, en tant qu’homme, (je ne parle pas de politique) représenterait très bien la France. Davantage que d’autres candidat(e)s, potentiels, effectifs, passés, et même vainqueurs…

Ensuite sur la forme, c’est nul. L’attaque est du même niveau que celles d’une certaines gauche en 2007 contre Sarkozy, ce « candidat américain de Neuilly, atlantiste, qui ne connaissait pas la France et qui ne représentait pas les terroirs et la ruralité ». Suivi par l’extrême droite : « et en plus il est hongrois ! »… Ben bien sur !
Cette fois ci, la droite reproche à DSK, qui n’est plus à Neuilly mais à Washington (c’est plus loin), la même chose que la gauche reprochait à Nicolas Sarkozy. Tu creuses encore un peu s’il te plait ?

Même chose, pas tout à fait en fait. Parce que certains sont plus forts que tout le monde pour lire entre les lignes. Et voilà qu’arrive Benoit Hamon, le brillant porte parole du parti socialiste. Qui n’est pas content et qui hurle à qui veut l’entendre.
« Je dis là dessus Stop! Tout de suite, tout de suite! Nous avons très bien compris les relents moisis derrière cette déclaration ». Je passe sur le coté ridicule du « stop tout de suite ». Je passe sur la leçon de morale de cette gôôche tellement plus pure et immaculé que ce qui n’est pas de gôôche.
Et là où certains pourraient voir une attaque de Jacob contre coté petit bourgeois américain de DSK, Hamon voit là une attaque antisémite franche. Et il hurle : « stop ». J'avoue que de prime abord, ce n'était pas ce qui m'avait sauté au visage dans l'intervention de Jacob...
Que va faire Benoit Hamon maintenant vis-à-vis de Jacob ? Faire comme vis-à-vis de Georges Frêche qui trouvait à Laurent Fabius une « tronche pas très catholique » ? Après le stop, faire un « oh, ben on va voter pour lui finalement… » ? Et non, c’est pas possible… Parce qu’il n’est pas de cette gauche pure et belle Jacob… Rhoo là là, c’est compliqué la politique.

Critique d’une forme qui ne rehausse pas le niveau de la politique là encore. Si la seule défense du Parti Socialiste est de chercher du racisme dans toute critique sur Dominique Strass-Kahn, autant terminer de creuser et rester dans le trou. La campagne sera difficile…

Après, je partage l'analyse de Nicolas sur l’attaque de Jacob aura pour effet de réconcilier la gauche (qui pense que la droite est forcément nauséabonde) avec DSK. Bien joué l'UMP officielle... On vous laisse les pelles ?
La phrase du président du groupe UMP de l'Assemblée nationale était nulle, bas du front. Pour autant, je ne la trouve pas raciste. Je ne sais pas si la réaction de Benoit Hamon ne le serait pas davantage…Mais je l'ai au moins trouvé aussi petit et bas brillant que Christian Jacob.

La droite a peut être choisi DSK comme candidat de la gauche. Si, par ce magistère établi par le Parti Socialiste, les attaques à la personnalité et à la personne sont effectivement interdites durant la campagne, cela ne serait finalement pas plus mal. Cela fera aussi du bien à Nicolas Sarkozy, qui aura subi beaucoup d'attaques sur cet aspect là en 2007… Ce n'étaient pas les points les plus brillants de la campagne présidentielle passée...
Mais quelque part, si on avait uniquement un débat d’idées, sereins, sans attaques puantes sur les personnes, peut être tout ceci serait bien positif… Et peut être pourrions nous ressortir de ce trou…
Mais en laissant certaines et certains, qui ne font pas vraiment du bien à la politique…

Des choses plus importantes que le jeu politique...

Je viens de lire l'interview du député socialiste Patrick Roy. Ce dernier vient de vaincre un cancer du pancréas, qui "aurait du le tuer en un mois" comme il le raconte. C'est une belle interview, humaine, qui confirme que de toutes manières nous ne sommes bien peu de choses...
Je retiens ce paragraphe, qui m'a touché.
Ma maladie a effacé le jeu politique, au Parti socialiste comme ailleurs. Laurent [Fabius], Martine [Aubry], Jean-Marc [Ayrault], Benoît [Hamon], tout le monde est venu me rendre visite à l'hôpital ou à la clinique, quelles que soient les rivalités qui minent le parti en ce moment avec la primaire.

Mais j'ai aussi eu des coups de fil de François Bayrou et de François Fillon, entre autres, et vu passer dans ma chambre Roselyne Bachelot, jusqu'au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer. Lui qui n'arrête pas, à juste titre, de m'engueuler à l'Assemblée est venu un soir, tout seul, de manière anonyme. On a beaucoup parlé, il m'a fait la bise, il a été humainement exemplaire. Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Tout le respect que je lui porte ne m'empêchera pas de revenir porter de la voix dans l'Hémicycle, malgré lui, comme avant [sourire malicieux].
Alors oui, il y a ce jeu politique. Ce jeu qu'en ce moment je trouve insupportable. Où tout le monde est le troll de celui qui ne pense pas comme lui. Ou le jeu consiste à "défoncer" celui qui ne pense pas comme soi, à fortiori lorsqu'il est "du camp d'en face", celui "qui pue plus que le mien".

Ce genre d'interview me fait supposer que la composante humaine et le respect, dans le combat politique, sont des valeurs qui peuvent se conserver.
J'étais hier soir à une réunion où étaient présents des élus (maires, conseillers généraux, élu de base) de droite et de gauche de mon coin. Parfois, je lisais sur mon iPhone des billets à propos de cette histoire de Copé qui veut que les sympathisants de droite se comportent de la même manière bête et basique que certains de gôche sur le net... J'avais écrit tout le mal que je pensais de Benjamin Lancar, et de cette manière nauséabonde de concevoir la politique, et le combat politique...

Après, chacun voit la politique comme il le sent. Par expérience, et par conviction, je ne pense qu'on gagne une élection en insultant le camp d'en face et ceux qui ne pensent pas forcément comme nous...
Et je pense surtout qu'il y a des choses bien plus importante que la politicaillerie de base, celle qui divise artificiellement les gens, et ne rend pas l'avenir meilleurs...

"Le camp d'en face pue plus que le mien"... Vive la politique

Nicolas tape sur Authueil qui tape sur le PS en mettant en avant la condamnation de Pierre Mauroy et de Lyne Cohen-Solal pour emploi fictif.
Il fait un peu comme moi, l'ami Nicolas. Un truc pas joli touche son camp, il en profite pour taper sur celui d'en face. Vive la politique...

Comme j'ai dit tout le mal que je pensais de l'affaire MAM, et comme je dis régulièrement tout le mal que je pense des trucs moches qui touche mon supposé camp, je n'aurais normalement aucun état d'âme à parler de cette affaire. Qui illustre tout ce que je déteste dans cette gauche morale qui se suppose la plus blanche et plus pure dans ce monde laid de la politique.
Lyne Cohen-Solal avait combattu Jean Tibéri à Paris, en mettant notamment sur combat sur l'axe de la morale. Avec un adversaire comme ça, elle aurait été bête de s'en priver. Elle se fait condamner au final... L'humilité...

Je pourrais parler de cette affaire qui condamne le PS, mais en fait je n'en ai pas plus envie que ça. Mais bon... Cela confirme ce que je pense, à savoir que le PS ne me semble pas plus armé que le pouvoir actuel pour mettre en place cette "République irréprochable" que l'on nous a promis, et que j'appelle de mes vœux. Lorsque j'ai fait ce constat, je ne saute pas de joie dans ma maison. Cela ne me ravi pas.

Nicolas écrit "Ils sont contents, à droite, quand ils trouvent une affaire un peu sale pour la gauche". Sans doute. Je ne me sens pas concerné par ce commentaire, un peu bête et manichéen. Je pense que Nicolas se trompe.
Lorsque Julien Dray ou Ali Soumaré s'était fait vomir dessus, j'ai écrit tout le mal que je pensais de ces boules puantes et de ces acharnements. Lorsqu'il s'est révélé que le PS trichait allégrement sur son scrutin interne, j'ai là aussi exprimé mon malaise. Je n'ai donc eu aucun état d'âme d'exprimer le dégout que m'inspirer cette chasse au Woerth durant cet été.
Alors on peut bêtement politiser et instrumentaliser, à des fins militantes, des affaires puantes. Je trouve ça abject, et dangereux.

On discutait, sur le dernier billet, avec Dadavidov. Notre conclusion était la même : notre république ne tourne pas rond. Après, là où nous sommes en désaccord, c'est que je ne crois pas que ce PS là, celui de Reims et du Languedoc Roussillon, donnera plus de morale à notre République. Après, ne me demandez pas "et qui alors ?". Je ne le sais pas, et je ne suis pas là pour donner des solutions, simplement pour exprimer ce que je ressens.

Alors non. On ne se fout pas des affaires qui touche le parti socialiste à Marseille, et on ne se fout pas des affaires qui touche des élus. De tous bords. Même s'ils ne sont pas au gouvernement : être dans l'opposition n'autorise pas à faire des trucs moches parce que le pouvoir en fait.
Non, "on" ne s'en fout pas, mais je pense que personne ne peut et ne doit s'en réjouir.

Et tiens ? Je vais reprendre la conclusion de mon dernier billet (oui je me cite), parce qu'elle me plait :
Pour autant, je cite à nouveau Antidote. Qui appelle chacun à se souvenir du proverbe africain « le singe qui monte au cocotier doit avoir le cul propre »… Davantage d’humilité et de retenue ne me choquerait pas…

(source photo)

Allons jouer aux Légos, plutôt que de parler politique...

J’ai déjà régulièrement écrit, depuis quelques temps, sur la lassitude que j’éprouvais en ce moment, sur le blog. Notamment à parler de politique, d’actualité. Est-ce l’activité du blog qui me lasse, ou tout simplement suivre ce grand jeu de la politique, où le médiocre (du moins ce que j’en pense) succède au médiocre ?
Il y aurait pourtant de sujets de discussions, de polémiques. Mais je n’ai même pas envie d’y jouer. A cause de certaines personnes peut être, ou juste à cause de moi... Je ne sais pas.

Par exemple, j’aurais pu répondre à la question de Yann. Mais pétard, quelle question ! Il me demande mon avis sur une loi légalisant l’euthanasie. Euh, pouce ? Comme le dit Nicolas peut on n’avoir aucun avis ? Ou du moins, peut-on éviter d’exprimer un avis ? Ça sera mon cas. Parce qu’aujourd’hui, je ne suis sur de rien. J’ai vu y a peu un proche que j’aimais beaucoup mourir suite à maladie pas marrante, et bon… Il en faut pas raisonner suivant l'émotion du moment dis Nicolas, il a raison. Et sur ce sujet là, je ne sais pas. Et c'est pas un drame de ne pas savoir.

Un autre sujet de polémique en ce moment, que dépiotte l’Hérétique qui aime à se faire mal avec des sujets parfois con. Il critique ceux qui, à gauche, s’amusent sciemment à faire un parallèle entre le régime Ben Ali et le pouvoir qu’on a en France.
J’avais répondu chez un copain, et ait reçu en réponse un commentaire que je juge confondant de bêtise. Nous serions de « moins en moins en démocratie ». Ah bon. Avec la gauche, est ce que cela serait mieux ? Je ne le sais pas, ce n'est pas le pouvoir qu'il y actuellement en place...
Mais si nous sommes "de moins en moins en démocratie", dans ce cas, peut être est ce mieux que je parte au ski en Mars plutôt que de tenir un bureau de vote pour des élections cantonales dans deux mois. Si les urnes donnent un élu à 99%... (si c’est pas le socialiste sortant, ça ne sera pas grave). Et cessons toute affaire cessante pour 2012 alors… Et si je vais en prison parce que j’ai dis mon désaccord vis-à-vis d’HADOPI ou parce que j’ai rappelé certaines promesses non tenues du pouvoir en place, j’espère que ma famille ne m’oubliera pas…
Non, ça rejoint ce que je pensais à l’époque du « No Sarkozy Day », ou de ceux qui aiment à critiquer le fascisme présumé de tous ceux qui seraient un peu moins à gôôche qu’eux. Et qui pensent qu’il vaut mieux imposer leurs amis ou pouvoir, plutôt que de passer par une élection démocratique dont le résultat peut ne pas être celui dont ils rêvent… Je crois que je crains plus ces gens que le pouvoir aujourd’hui en place. Qui n’est pas parfait, mais qui est issu d’élections.
Et j’ajouterai, de manière polémique, que je ne fais pas davantage confiance à un Parti Socialiste qui truque ses propres élections internes pour sauvegarder notre démocratie, qu'à l'UMP officielle actuelle. Démocratie que je ne juge pas en danger, alors tout va bien…

Enfin, je n’ai pas répondu à la question de Lomig qui me demande s’il faut une alliance FN – UMP. Mais non, je n’y répondrai pas. Du moins pas en détail, car à sa question je répondrai « non », sans détailler ni quoi que ce soit. C’est mon opinion. Pas celle d'un "observateur de la vie politique" (arrêtons de nous branler un peu...), mais celle d'un citoyen qui vote, le plus souvent droite ou centre-droit. Cet avis fera peut être plus tard l’objet d’un billet, mais là encore ce n’est pas bien intéressant tout ça… En tous cas, ça ne m’intéresse pas.


Tout va bien, mais non en fait. Non parce que je me rends compte que j’ai parlé de politique. D’ici 2012, ça va être difficile… Alors j’irai plutôt jouer aux légos, comme je le faisais mes mercredis d’enfance. En plus, je viens de lire un billet qui présente une coque iPhone qui rend mon iPhone compatible avec les briques légos… Il ne me manquait plus que ça.
Alors je vous laisse et je m’en vais reconstruire le monde. Mais avec des légos s’il vous plait, ça sera plus marrant…

Penser à Mitterrand et à Seguin...

Nous sommes le 7 Janvier. Et demain nous sommes le 8. Je vous jure que c'est vrai, c'est la date marquée sur mon iPhone, qui est à l'heure... Aujourd'hui comme demain, il est de coutume de se souvenir.

De François Mitterrand, comme le fait Yann ou Nicolas, dans une chaine qui fera le tour du web. Je n'y répondrai pas cette année, je renverrai le lien vers ce billet que j'avais écrit le 8 Janvier 1996. La date est juste, j'avais simplement recopié ce que j'avais écrit en 1996, dans mon "journal intime". Vraiment intime, je ne bloguais pas à l'époque... C'est marrant de retrouver ce qu'on écrivait jeune...
Je n'ai jamais "vénéré" François Mitterrand. Mais je l'ai respecté. Comme on respecte un homme. Comme on respecte le chef de notre nation, démocratiquement élu.

De Philippe Seguin aussi. C'était l'année dernière. Je m'en souviens comme si c'était hier. Le choc de la disparition soudaine. J'en aurais un autre de choc, deux mois plus tard... Je me souviens de l'élan des hommages, sincères pour l'immense plupart, présents sur le web. Bien sur, il y avait toujours les pisse vinaigres qui ne savent qu'insulter, et qui polémiquaient déjà bêtement et sectairement...

Aujourd'hui, j'ai juste trouvé ce billet de Bruno Roger-Petit. Des fois, son sectarisme m'énerve. Pourtant, j'apprécie sa plume, et quelque part je pense partager un peu de son "romantisme politique". Je recopie simplement un passage de son billet, qui évoque ce que je ressens... Et il écrit tellement mieux que moi.
Songer à Mitterrand Seguin, c'est aussi constater que le débat qui les opposa en 1992, lors du référendum relatif à la ratification du traité de Maastricht, fut le dernier des grands débats politiques français? Ce ne fut pas seulement la confrontation de deux personnalités d'envergure, ce fut aussi le choc de deux visions de l'avenir de la France. En 1995, le débat Chirac-Jospin marqua l'entrée de la politique dans le "plus commune dénominateur multiple" et en 2007, le niveau affligeant du débat Royal-Sarkozy signa l'entrée de la France dans le déclin, on a les candidats que l'on mérite.
On a les candidats qu'on mérite... Tout est dit.

(photo de neige, parce qu'il y a un an il commençait à neiger, beaucoup... Aujourd'hui il fait chaud. Je ne risque donc pas de me casser la cheville sur de la glace dans 5 jours, c'est bien...)

Après Valls, exclure Royal, Hollande et Aubry du PS (en 35 h chrono) ?

J’ai l’impression de rajeunir avec mes amis de la blogosphère de gauche, et avec Manuel Valls. Encore un débat sur les 35 heures, youpi. Ca date de 13 ans cette histoire, j’étais encore à l’école. J’ai l’impression de rajeunir…

Mon avis sur la question importe peu. Je ne suis pas de gauche, donc outre le fait que sans doute je ne comprends pas ce qu’attendent les gens de « gôôôche », je m’en moque. Je pense par contre qu’une majorité de français se moque de ces considérations politiques et tactiques, et qu’elles voient juste ce qu’elles touchent tous les mois, ce qu’elles paient, et quelles sont leurs conditions de vie et celles de leurs proches et de leurs enfants.

Mais si on vient sur la politicaillerie de base, il était intéressant de lire le Parisien de hier, qui ressort trois déclarations de dirigeants socialistes.
Ségolène Royal, en juin 2006 : « Le résultat des 35 heures a été une dégradation de la situation des plus fragiles. La répartition de l’effort et des avantages a été fortement inégalitaire » Avec rechute en Janvier 2007, en pleine campagne présidentielle : (interview à « la Voix du Nord ») «Je ne m’interdit rien dans ce domaine. Les 35 heures constituent un progrès social important et ont créé des emplois, mais elles ont aussi créé un certain nombre de problèmes ».
François Hollande, fin Août 2007 (et chef du PS pendant les gouvernements Jospin) : « La France, globalement, doit travailler plus mais en s’organisant autrement, il faudrait donner la liberté d’organiser le temps de travail pendant toute la vie. » (on dirait du Sarkozy)
Martine Aubry en novembre 2008 (Rue 89) : « Les 35 heures ont rempli leur mission. (…) Il faudra reprendre ce qui n’a pas marché. Les réponses de 2008 ne sont pas celles de 1997, il faut repenser le temps de travail tout au long de la vie. »
Faut il virer Royal, Hollande et Aubry du Parti Socialiste aussi ? Il risque de ne plus rester grand monde…

Et si le PS vire Manuel Valls, je pense qu’ils rendront un immense service à ceux, comme moi, qui pensent que la gauche n’est ni moins sectaire, ni moins hypocrite, que le pouvoir UMP actuellement en place. Et que pour moi, elle l'est davantage, sans doute ce fond de teint de moralisme qui fait briller les joues sur les photos... Mais là encore ils feront ce qu’ils veulent, ce n’est pas mon problème. Je ne suis pas de gauche.
Pour conclure, une phrase entendue je ne sais plus où hier matin à la radio « les socialistes ont inventé les primaires où le débat est interdit ». Amusant… Quoique…

Maintenant, j’attends avec impatience les prochains thèmes de polémique. Remise en cause du bouclier fiscal ? de l'Euro ? Des congés payés ? Du PACS ? l'insécurité ? On va se régaler d’ici 2012…

Ni pute, ni soumise, mais chevalier de la légion d'honneur (avec Boutin et la présidente d'HADOPI...)

Après le nouvel an, il y a cette tradition de la promotion de la légion d'honneur du nouvel an... Des nouveaux promus.

Cette année encore on se pince. Fadéla Amara, sans doute pour l'ensemble de sa très belle oeuvre en tant que membre du gouvernement, est décorée Chevalier de la Légion d'honneur. C'est beau, c'est grand...
Une autre copine de gouvernement est décorée. Christine Boutin qui, comme nous l'avions déjà vu, n'a aucun scrupule... Nous nous rappellerons de sa mission sur la mondialisation magnifiquement rémunérée, puis bénévole sous la pression d'une opinion publique qui continuera en 2011 à se faire prendre pour une buse...

Sinon, la présidente de l'HADOPI est aussi Chevalier de la Légion d'Honneur. C'est vrai que ça mérite bien une légion d'honneur...

Nous nous souviendrons que l'an passé, c'était Daniela Lumbroso et Paco Rabanne qui furent ainsi promu...

Après non, nous ne ferons aucun commentaire sur ces "récompenses de la République" qui sont bradés, et servent de lots de consolation pour certains, et de cadeau de Noël pour les autres. Juste un soupir...

Une année 2010 résumée en 15 billets...

Cette année 2010 a été, question blog, très riche. Globalement sympa, par moment plus délicate...
Pour en rester sur le blog, cette année m'aura donné l'honneur d'environ 110 000 visites sur l’année. Je n’ai aucune référence, mais ça me parait pas vilain... Même s’il y a eu des passages rapides, inférieurs à une minute de passé chez moi. Remarquez, si ça tombe un jour où je n’ai rien à offrir à boire, vous m’étonnez…

Il est de bon ton de faire le bilan de son année. CC l'a fait mois par mois. Nicolas aussi, et sur ses trois blogs. Je vais être original, moi aussi...
L’année dernière, j’avais proposé de revisiter l’année écoulée (2009) avec les 15 billets les plus lus. Dixit ce sympathique Google Analytics, qui nous donne ses résultats… Je vais faire pareil avec 2010. Aussi parce que l’exercice m’est agréable…

1 – Jean Ferrat est mort (Mars 2010)
Jean Ferrat est mort un weekend d'élection régionale. Deux semaines après, mon père en politique mourait lui aussi, emportant sa moustache célèbre par chez moi ailleurs... Aujourd'hui il me manque terriblement. Le deuxième, plus que le premier. Mais c'est sur ce premier que j'ai écrit un billet...

Je trouve surprenant toutes les arrivées via Google induite par ce billet. La requête "Maison Jean Ferrat" amenaient sur ce billet, les gens ont du être déçus...

2 – Daniela Lumbroso, Chevalier de la Légion d’honneur (Janvier 2010)
Quelques mois plus tard, des trous du cul multimilliardaires qui jouent au ballon contribueront à leur tour au ridicule de la nation. Mais ce moment montre que nous n'avions finalement pas besoin des Anelka ou Evra pour passer pour des ânes...

3 – Les 10 boulets du futur candidat Sarkozy (Août 2010)
Un billet qui reprenait un dossier intéressant du Point. Les 10 boulets du Président. Je suis assez fier de ce billet, qui a contribué à toujours plus de discussions.
En parallèle à ce dernier, j'avais repris une réflexion de JFK Kahn qui donnait 5 raisons pour lesquelles Sarkozy pourrait être réélu. Ce billet a servi au démarrage d'une chaine.


4 – Nicolas Anelka devrait avoir honte lui aussi(Août 2010)
Un billet qui résume tout le mal que je pense non pas uniquement du joueur, mais aussi de l'homme, du moins cette image détestable et écœurante qu'il donne. Et qu'il continue à donner.

Il montre aussi combien le football français est dirigé par des petits et des lâches. Après ses déclarations insupportables à l'encontre du sélectionneur de l'époque, Jacques Santini, il aurait du être banni de l'équipe de France. Et je ne parle de ses crachats à Arsenal, Real, Liverpool, PSG, Bolton, et tous ces clubs qui l'ont fait vivre et manger...
Non, Nicolas Anelka est un petit, un tout petit, qui illustre bien ce que fut le mal de l'équipe de France : avoir comme "cadre" des joueurs tels Evra, Anelka, Gallas, Abidal ou Ribery...


5 – Frédéric Lefebvre se rend il compte du mal qu’il fait à la droite ?(Juillet 2010)
On est au même niveau qu'Anelka. Sauf que ce dernier, en remerciement de tout le mal qu'il aura fait à l'image de la politique, aura été récompensé d'un secrétariat d'Etat. Tous les espoirs sont permis pour le petit Benjamin Lancar...

6 – L’Europe va aussi s’attaquer au Nutella (Juin 2010)
Parmi les choses qui m'ont profondément brisé les gonades, il y a cet extrémisme hygiénique... Ces bons sentiments qui veulent nous dire comment il faut vivre, et nous interdire tout ce qui peut nous nuire. Ne roule pas vite, ne fume pas, ne mange pas, ne regarde pas la télé, ne baise pas, fais rien. Ennuis toi comme une grosse larve, mais tu seras en bonne santé.

Ce début de cavale de certains super intelligents contre le Nutella aura été une de ces conneries supplémentaires. Qui ne présage rien de bon pour notre société...

7 – Mon papy est parti ce soir (Juillet 2010)
Sans commentaires particulier... Sinon que je suis content d'avoir écrit ce billet, comme ça, sans réfléchir, sans le relire, juste quand mon papy est mort. C'était quelqu'un que j'aimais beaucoup...
Impudique sans doute, mais ça m'a fait du bien... Aujourd'hui, encore plus à ces périodes de fête, il me manque, comme me manque mon ami de plus haut, celui de la moustache de Jean Ferrat...

Les blogs servent aussi à ça, à des billets personnels... "Utile", ça ne l'est sans doute pas, mais je m'en branle.

8 – Mensonges, en veux tu en voilà (Septembre 2010)
On revient à la politique. Des mensonges au plus haut sommet de l'Etat, dans le camp Sarkozy. Ce billet traitait cela.
Des mensonges, le camp socialiste en a à la pelle, ne serait juste que lors de leur scrutin interne. Mais ce n'était pas le sujet de ce billet de Septembre 2010. Non, je soupirais devant cette sarkozie qui a coup de grands "éléments de langage" lobomisateurs, nous prennent vraiment pour des cons.

9 – Languedoc Roussillon : la campagne des boules puantes commence… (Février 2010)
On parlait de mensonges, ici nous pourrions parler de l'hypocrisie insupportable d'un Parti Socialiste moralisateur comme pas 12, mais qui nous a vraiment amusé et pris pour des cons en Languedoc Roussillon.
Ce billet traitait lui d'un tract anonyme combattant Frêche, posté dans des boites aux lettres. Un tract puant qui voulait combattre quelqu'un que j'aurais politiquement combattu de son vivant, mais surement pas à grands coups de boules puantes. La politique est un peu noble, certains l'oublient facilement...

Georges Frêche, un paradoxe... Quelqu'un que je n'aimais pas, mais dont l'acharnement et l'hypocrisie du PS officiel de Martine Aubry et ses donneurs de leçons m'ont rendu sympathiques à la fin... En plus, les exclus sont maintenant réintégrés, tout va bien... Ils nous ont vraiment pris pour des ânes eux aussi, et prétendent qu'ils feront plus dignes que l'UMP officielle... Enfin bon (soupir).

10 – Ben Arfa gravement blessé : bon courage à toi ! (Octobre 2010)
Autre paradoxe. Un joueur dont je ne suis pas fan. Quand on a une mentalité détestable, on est un petit joueur. Et de ce point de vue, Hatem Ben Arfa est un très petit joueur...
Pourtant, il a été victime d'un assassinat sur un terrain de foot. J'ai été choqué...

Même si je ne l'apprécie pas, même si j'espère ne plus le voir porter le maillot de l'OM ou de l'Equipe de France, je lui souhaitais quand même un bon rétablissement, car on ne peut pas souhaiter du mal même à une personne qu'on n'apprécie pas...


11 – Raymond Domenech ridiculisé dans une publicité (Mai 2010)
Continuons dans les paradoxes. J'ai toujours combattu Domenech. Depuis un Lituanie - France de 2006 où il avait commencé à sélectionner des mercenaires... A l'époque, c'était Diaby, qui avait fait un gros doigts à Auxerre pour "aller voir mieux", mais surtout Piquionne, qui avait chié sur un Saint Etiènne qui l'avait révélé au plus haut niveau (je suis un esclave qu'il avait dit...). Piquionne sélectionné deux semaines après sa sortie, c'était pour moi (qui aime bien les verts en plus) une provocation.

Depuis, Domenech a continué. Un Euro 2008 scandaleux, des déclarations ordurières, un soutien sans faille d'une fédération qui le lâchera quand elle voudra sauver sa place... Et un acharnement de tous les cotés, qui ont commencé à me le rendre sympathique.

Cette publicité était honteuse, et je l'ai trouvé à vomir... En tous cas, la coupe du monde commençait bien...

12 – François Hollande lance sa compagne présidentielle (Octobre 2010)
Ce billet m'avait amusé. Je pensais, sans être taquin, à ces militants de gauche qui hurlaient contre la pipolitisation de la vie politique instauré par Sarkozy et ses histoires de couple, tout en soutenant Ségolène Royal qui concurrençait les éditions "Harlequin" dans les séries histoires de coeur étalés en place publique...
Son ancien compagnon n'était pas en reste, et lançait sa compagne, ou campagne, ou les deux, en vue de 2012...

13 – Campagne anti-tabac, non à la pipe… (soupir) (Février 2010)
Je parlais plus haut de l'extrémisme hygiénique. Voilà jusqu'où cela mène... Sous prétexte de "sauver des vies", ou de vivre mieux...
Sur le même thème, la pseudo lutte pour la sécurité routière fait partie de ces causes qui légitiment n'importe quoi...

14 – Bébé mort dans une voiture : la mauvaise solution… (Juin 2010)
Une sale histoire... Rien de plus à rajouter, sinon que c'est grâce à Guy Birenbaum, qui avait mis ce billet à la devanture de son épicerie, qui a contribué à succès. Il est sympa, ce Guy...

15 – Raymond Domenech n’est pas le principal responsable (Juin 2010)
Les deux têtes de turc, au départ, étaient Domenech et Escalettes, qui représentait une indigne fédération française de football. Cette dernière a sauvé sa tête, en lâchant président et sélectionneur qu'elle avait fortement défendu...
Et restent donc à cette confortable place des gens incompétents mais bien au chaud, qui n'ont aucun scrupule. Les Duchaussoy, Le Graet, Monteil, Desumer, Saules, Riolacci, etc... Des gens qui ont écabloussé la face du monde par leur mérites et compétences... Ils peuvent être fier d'eux, et ils le sont : ils se sont joyeusement réélu...

Pauvre football français...

Voilà mes 15 billets. Du foot, de la politique, des moments personnels un peu difficile... Ceux furent les plus lu, et ils donnent une bonne photo de ce que fut, pour moi, 2010. Une année compliquée, mais une année que j'aurais du mal à oublier...
On se retrouve l'an prochain...

Mes Nicolas d'or politique de 2010...

L’année dernière, nos amis David Doucet et Vogelsong (sur musique, ou vidéo, de Gael), avaient lancé en grande pompe les Nicolas d’Or Politique de l’année 2009. J’avais envie de me refaire cette année la même chose, parce que c’était sympa, et parce que y a pas mal de chose à dire…

Nicolas d'Or de la phrase percutante, drôle, atterrante de cette année :
L’an passé, j'avais voté pour la sarkozyenne « Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts ». Je pense que cette année, avec les augmentations en rafale de TVA ici ou taxes là, nous pourrions la réutiliser…

Non, cette année j’offre le ponpon à Rachida Dati, avec deux déclarations que j’ai trouvé pas mal du tout. Bien sur, l’exceptionnel : « c’est une inflation quasi-nulle ».
Ensuite, le très bon « Je crois que quelque chose n’a pas marché dans la lutte contre la délinquance », qui fait écho aux ridicules «Nous enregistrons des résultats spectaculaires dans la lutte contre la délinquance » d’un Brice Hortefeux satisfait de lui-même…

Ensuite, parce que dans la course au profondément ridicule, le parti socialiste n’a pas été en reste, j’aime bien Ségolène Royal avec son brillant « J'ai pris des engagements avec Martine Aubry. Je ne ferai pas d'annonce intempestive avant de lui en avoir parlé avant », 15 jours avant sa déclaration de candidature…

Le "Nicolas d'or" du fantôme politique de l'année :
J’avais voté François Bayrou l’an passé. Je lui réitère mon vote, quelle franche déception…
Sinon dans le genre « brochet », pour reprendre une expression typique de Moscato, le donneur de leçon tapageur parachuté de début de l’année, Vincent Peillon, a bien été ridiculement silencieux le reste de l’année. Bah, je n’en pleurerai pas.


Le "Nicolas d'or" du coup d'éclat politique de l'année :
Je pense que, de très loin, les coups d’éclats de Jean-Luc Mélenchon le mettent loin devant. Bon, je trouve que c’est régulièrement avec une vulgarité qui ne rehausse pas le niveau de la politique qu'il détonne, mais il existe, il fait parler… Non, belle année pour le peut être futur ministre de Strauss-Kahn (bah oui, pour des bonnes places on se rassemblera, hein ?)...

Le "Nicolas d'or" de l'arnaque économique de l'année :
Les taxes régulières, qui arrivent ou augmentent ci et là. Et, à venir, un après 2012 qui va être, je pense, d’une violence rare pour les classes moyennes… Mais puisque les socialistes portugais et espagnol l’ont fait…

Sinon Hadopi est en route, et la Sacem veut encore augmenter les taxes pour les "ayants droits" (soupir...).

Le "Nicolas d'or" du bide politique de l'année :
L’UMP officielle sarkoziste. Des élections régionales minables, un remaniement où le sarkozisme a pris la porte dans les dents, une affaire Bétencourt par-dessus le marché, et des portes paroles qui ne rendent pas service à la politique… Morano, Bertrand, Lefebvre… Une brochette difficile à avaler...
Et cerise sur le gâteau, le FN va mieux, il vous remercie…

Le "Nicolas d'or" du coup de pelle de l'année :
Marie-Anne Montchamp, qui insulte Sarkozy le mercredi et se retrouve sur la photo du gouvernement le mercredi suivant. Dans le genre « je prends les électeurs et les gens d’une manière générale pour des cons, et je donne une image détestable de la politique », elle aura été championne toute catégorie…
Si on veut continuer à écoeurer les gens de la classe politique, c'est cette dame souriante et fière d'elle là qu'il faut continuer à mettre en avant dans les médias.


Le "Nicolas d'or" du blog politique (et tenu par un politique) de l'année : je n’en ai pas lu. Mais j’ai suivi les aventures numériques des sympathiques députés Lionel Tardy ou sénateur Alain Lambert.

Disons que c’est une chaîne que l’on va relancer. Donc outre les sympathiques organisateurs de l’an passé, cités en début de billet, je propose à ces nouvelles rencontres de cette année de jouer à ce jeu. Je suis sur que Vallenain, le raleur, Europolitique, LG, Philippe Meoule, Eric de Marseille Mulhouse, Melclalex, Yann ou encore FCB.

Et cela va de soit que si les papas de la cérémonie de 2009 veulent également jouer, ainsi que les autres cités (Nico, Gael), et bien amusons nous !

Le populisme... (Melenchon, Huchon, et les autres...)

J’avais fait la semaine dernière un modeste exercice de réflexion (/mode prétention pédante on) sur la démagogie. La définir, et savoir ce qu’était ou non une pratique du pouvoir démagogique. Petite discussion derrière, joli billet. Youpi vive les blogs.

Aujourd’hui, j’apprends que Jean-Luc Mélenchon est invité à se faire servir la soupe par Michel Drucker ce dimanche. Olivier Besancenot y est allé, alors pourquoi pas le chef du Parti de Gauche… Il n’a pas insulté Drucker, donc il aurait tort de ne pas l’inviter.
Recherchant des réactions sur ce futur grand moment de télévision (devant lequel je serai absent…), je suis tombé sur Jean-Paul Huchon : « Son langage est proche de celui de l'extrême droite, mais c'est plus grave que Le Pen ! Il incarne le populisme d'extrême gauche ». Si Jean-Paul Huchon, un honorable président socialiste, le dit, je n’oserai pas dire le contraire (en plus je le pense aussi)…

Une réaction quand même : l’utilisation du mot « Populisme »… Y aurait il du Xavier Bertrand dans les paroles de Huchon ? Puisque « populisme », pareillement à « démagogie », n’est ce pas un mot galvaudé, sur-utilisé ?

Dans sa définition Wikipedia, il est défini le populisme comme suit :
« Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d'intérêt particulier de la société. Parce qu'ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population. Les populistes proposent donc de retirer l'appareil d'État des mains de ces élites égoïstes pour le « mettre au service du peuple ». […]
Les populistes critiquent généralement les milieux d'argent ou une minorité quelconque (ethnique, politique, administrative etc.), censés avoir accaparé le pouvoir ; ils leur opposent une majorité, qu'ils prétendent représenter. S'ils accèdent au pouvoir, il peut leur arriver de supprimer les formes traditionnelles de la démocratie, au profit d'institutions autoritaires, présentées comme servant plus authentiquement « le peuple ». »
J’aime bien le dernier paragraphe. Critique d’une minorité quelconque, et volonté de supprimer les formes traditionnelles de démocratie. C'est, à mon sens, ce que prétend faire Jean-Luc Mélenchon et ses amis. C'est aussi pour ça que je n'ai aucune envie de voir remplacer le pouvoir sarkozyste par un pouvoir mélenchoniste.
Mais dans le sens de la définition, oui, Nicolas Sarkozy aussi représente un certain populisme. Nous voyons la "critique forte de certaine minorité", et une" prétention de représenter une majorité" (la France qui se lève tôt, ou la majorité silencieuse). Et, pour certains, une suppression certaine d’une part de démocratie. Je dirais plus un exercice personnel, autoritaire (autiste ?) , et monarchique du pouvoir.

Mais allons plus loin. François Bayrou aussi a été qualifié de « populiste », lorsqu’il critiquait le pouvoir concentré dans les mains de quelques uns. Le cercle de Nicolas Sarkozy notamment. TF1 aussi. Si nous voulions être grossièrement caricaturaux, son livre « abus de pouvoir » (bon bouquin) ne serait il pas une anthologie populiste ? Et Ségolène Royal ? Sa « démocratie participative » et cette prétention de parler « au nom des gens », n’est pas aussi une autre forme de populisme ?

Mince, j’ai l’impression de légitimer les paroles de Xavier Bertrand, quand il voit du populisme de partout… Notre classe politique ne serait elle finalement pas entièrement « populiste » ? Des partis modérés traditionnels aux extrêmes, tous prétendent parler au nom du peuple (celui qui manifeste, celui silencieux qui ne manifeste pas, celui qui se lève tôt, celui qui souffre…), et souhaitent combattre des « minorités qui chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population » (les syndicats, les patrons, le medef, la gauche, le parti sarkozyste, les roms, les sans papiers, la classe moyenne, ceux qui ont plus de 4000 € de revenu par mois)…
Et dans ce cas, puisqu’on parlait de lui au début, Jean-Luc Mélenchon, l’insulte facile en plus, ne serait il pas finalement « qu’un populiste parmi les autres » ?

Je voulais écrire un billet pour critiquer Jean-Luc Mélenchon. Et finalement, je me rends compte qu’en réfléchissant un peu (je ne devrais pas…), la critique que je voulais lui faire s’applique à l’ensemble de notre classe politique. Non, ce n’est pas une gloire…

Quelque part, j’en reviens à cette critique que je fais globalement de notre classe politique, pouvoir contre opposition. Cette tentation à toujours vouloir opposer les uns aux autres. Cette volonté de mettre en place des politiques catégorielles, favorisant telle ou telle classe, et en sanctionnant d’autre. Une courte vue dans les positions prises et les actions entreprises : que sera la France dans 10 ans en gouvernant à la petite semaine, à la réflexion immédiate ? Et enfin, une volonté de davantage protéger les intérêts de « son clan » que l’intérêt général : je m’en moque que le prochain premier ministre serve les intérêts du pouvoir en place, je veux qu’il serve ceux du pays.
Et cette crainte que la course du populisme ne conduise à des résultats pas très marrants. Je parle souvent du 21 avril ici… Et je pense que le peuple français est suffisamment mature pour entre un autre discours, davantage responsable. Moins manichéen.

Enfin, je suis parti d’une émission de Michel Drucker pour en venir à un soupir global sur la classe politique… Finalement je n’avais pas besoin de faire un si long chemin pour en venir à ce soupir là…

Et Georges Frêche, notre meilleur adversaire, s'en est allé...

Hier soir, vers 19h45, c’est trempe d’une soirée au parc des sport d’Avignon (pour assister à un humide Arles Avignon – Lyon) que nous avons débarqué, avec mon ami, dans cette chaude salle à manger où Falconette, des amis, des quiches et un Château Neuf Blanc nous attendaient. La cheminé brillait, et le Canal Football Club montrait je ne sais quel reportage insipide…
Le weekend sport, qui avait commencé pour moi par un Nîmes – Cergy Pontoise chez les filles en hand-ball, se terminera par un Lille – Marseille surprenant. Et un Chusclan 2004 de tout beauté…

Il est 20 heures quand mon iPhone sonne. Je reçois un sms. Bon, sans doute des copains marseillais qui me souhaitent un bon match. On verra plus tard… Et quelques secondes plus tard, d’autres bibip. Je reconnais le son de l’appli RTL, puis celle de l’appli du Monde… Allez, j’avale mon morceau de pizza, un coup de Chateauneuf, et on va regarder…
Et là, la nouvelle : « Georges Frêche est décédé d’un arrêt cardiaque à 72 ans, information MidiLibre, plus d’information plus tard… ». Pour la petite histoire, c’est mon ami Jegoun qui m’avait envoyé le SMS pour m’en informer, je lui en remercie…

Je ne ferai pas d’hommage, et ne sombrerai pas dans l’hypocrisie dans laquelle le Parti Socialiste officiel a toujours été. Et dans les histoires avec Georges Frêche, et d’une manière générale bien souvent.
Je ne ferai pas d’hommage, car politiquement j’ai toujours combattu localement et politiquement Georges Frêche. Je ne suis pas de ceux qui considèrent son bilan remarquable. Je suis gardois, et depuis 2004 je vis dans une région où toute la politique est axée sur le développement de Montpellier. Avec des résultats économiques contestables. Ajoutons à ça une image (de la politique, des « gens du sud »…) donné par les sortie de notre Président de Région qui ne me convient pas.
Je ne ferai pas d’hommage, car de son vivant je n’étais pas un supporter de Frêche. Pas un opposant politique, non, mais simplement un modeste citoyen qui n’approuvait pas sa politique. Et qui voulait le combattre loyalement, laissant les boules puantes à d'autres...

Pour autant, la nouvelle de sa disparition m’a touché, profondément. Et même si cela peut paraitre idiot pour certains, j’ai une réelle pensée pour ceux qui l’aimaient, pour ceux qui le soutenaient. Et aussi pour ses colistiers et conseilleurs régionaux (j’en connais, pas que des amis…), qui devaient être hier soir abattus par la nouvelle… J’ai une pensée pour eux, car la douleur n’a pas de coloration politique…

J’ai connu ces moments là, quand un ami maire de mon village a disparu soudainement. Un samedi matin, un coup de téléphone sur mon fixe, l’iPhone étant éteint. Et la nouvelle que l’on me donne… Ton ami, avec qui tu buvais l’apéritif il y a quelques heures la veille, ne se réveillera plus… Pour beaucoup, c’était un maire qui partait. Pour moi, c’était un proche très proche, qui aujourd’hui me manque terriblement…
Au-delà de la dimension politique, il y a la particularité humaine. Vous me direz que c’est le cas pour n’importe quelle disparition, que l’on soit un grand élu ou un simple citoyen anonyme… Je répondrais que je crois en la dimension humaine dans tout combat politique que l’on mène… Et que dans ce genre de moment, c’est cet aspect là qui ressort.

Georges Frêche aura été une personne que j’ai combattue, jusque dans ces dernières actions (ah, les statues de Lenine et Mao...). Je combattrai ceux qui continueront son œuvre, et ce Parti Socialiste qui aura été d’une hypocrisie incroyable durant toutes ces années. Incroyable mais pas surprenant : quand les places sont bonnes et belles, il est préférable de s’assoir sur des leçons de morale que de les laisser au « camp d’en face ». C'est humain. Et que le Parti Socialiste soit donneur de leçons et hypocrite, ça ne date pas de Georges Frêche…

Demain, dans ma région, les couteaux ressortiront. Je pressens, à gauche, une « réconciliation pour sauver la région », surtout les places, et patati et patata… Et puis après, plus tard, on verra. Chez moi cela évoluera aussi forcément, je regarderai ça comme le bon match de foot de hier soir.
Je regarderai ça plus tard. Aujourd’hui, le temps est réservé pour autre chose. La mort d’un homme qui avait des gens qui l’aimait, qui le détestait, qui le soutenait, le combattait, ou même sans n’en avait rien à foutre. Un homme finalement comme les autres…
Et la disparition de quelqu’un, ça me fait toujours quelque chose…

Un bon président doit il être populaire ?

Ca fait longtemps que je n’ai pas été taggué. C’est Nicolas qui propose de réfléchir sur le sujet suivant : « Un bon président doit il être populaire ? ».

Question qui fait suite à la remarque twittée de Caréagit : « suivre l’avis du peuple, ça s’appelle de la démagogie, pas de la politique ». Phrase que je trouve assez peu opportune (voire prétentieuse), mais surtout fausse. Parce que la démagogie, ce n’est pas ça. Dixit Wikipédia :
La démagogie (du grec demos « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur.

Le discours du démagogue sort du champ du rationnel pour s'adresser aux passions, aux frustrations du peuple. Il recourt en outre à la satisfaction immédiate des souhaits ou des attentes du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer la sympathie et de gagner le soutien. (...)
Je coupe, la définition est plus longue. Mais la démagogie, ce n’est pas « suivre l’avis du peuple » pour reprendre la gazouillis initial. La démagogie, c’est conduire son action politique en agissant dans la seule volonté de s’attirer les faveurs du peuple via un discours flatteur et facile à comprendre et à être acceptée. Suivre les volontés du peuple, ce n’est pas de la démagogie. C’est de la politique.
A contrario, ne pas suivre l’avis du peuple dont on est issu, s’en moquer et n’en faire qu’à sa tête, ce n’est plus de la politique. Ce n’est pas comme hurlent certains de la dictature, mais c’est une erreur. Parce que l’élu n’est élu que via la volonté du peuple. Il ne tient sa légitimité que de lui. Certains peuvent se supposer plus intelligent que tout le monde et penser que le peuple est con : souhaitons qu’ils n’aient jamais à exercer le pouvoir…

Nicolas demande si « un bon président doit être populaire ». Du moment où il ne tient sa légitimité que du peuple, via l’élection présidentielle au suffrage universel direct (à laquelle je suis très attachée), je répondrai que oui.

Avec un bémol : un mandat présidentiel dure 5 ans (avant 7), et les courbes de popularité sont très fluctuantes : le peuple varie, change d’avis, d’opinion, assez fréquemment. Et comment mesure t’on réellement la popularité ? Aujourd’hui, certains affirment « le président n’est plus populaire, il doit démissionner ! » (pour voir à sa place leurs amis, mais c’est un autre débat…). Et comment le mesure-t-on vraiment ? En mesurant la taille des cortèges dans la rue ? En écoutant juste ceux qui pensent comme soi ? En regardant des courbes de sondage, que l’on sera les premiers à critiquer s’ils sont défavorables à ceux que l’on soutient ? Ce n’est pas facile à mesurer précisément, une popularité…

Un élu n’est que rarement populaire tout au long de son mandat. Mitterrand, Chirac, Jospin, ont connu des courbes diverses. Une élection parfois triomphante et porteuse de plein d’espoir. Des trous assez violents. Parfois des rebonds, et des nouvelles victoires populaires. Et la chute.
Les 48% qui n’ont pas voté pour le président feront tout pour le rendre « impopulaire », donc la popularité n’est que partielle. Lors des victoires électorales, on voit la joie de la moitié + quelques pourcents, mais pas la tristesse des autres…

Pour moi, la popularité ne se mesure qu’à l’aune du résultat des urnes. Et à a ce propos, Sarkozy a été en Mai 2007 davantage populaire que Royal. Donc il est davantage légitime. C'est simpliste. Cela changera peut être en 2012. Mais aujourd’hui, même si la grogne est importante, le président est encore président jusqu’à la fin de son mandat.
Et il reste, à mon sens, davantage « populaire » (ou légitime) qu’une tierce personne qui arriverait au pouvoir via le hurlement de la rue, hors du circuit normal de l’élection démocratique, qui vient du peuple, avec tous les défauts qui en découlent.


Ensuite, revenons au twitt : « suivre l’avis du peuple, ça s’appelle de la démagogie, pas de la politique ». C’est doublement faux. Mais est ce souhaitable, pour gouverner un pays, de ne « pas suivre l’avis du peuple » ? Il a refusé un traité constitutionnel européen, et 3 ans plus tard on lui impose quand même par la force : est ce « de la politique » ? Est-ce de la « démagogie » de respecter le souhait, en l’occurrence le vote, du peuple ? Et est ce mal, de respecter la volonté du peuple ? Je crois que l'inverse est davantage néfaste...
Je me méfie d’une chose : c’est de ceux qui se prétendent plus intelligent que la majorité. Si on suppose, de ce fait, que le peuple, ou les « gens », sont cons, dans ce cas pourquoi leur demander leurs avis ? Supprimons le droit de vote. Ou accordons le simplement à des gens qui seront jugés suffisamment « intelligent ». Et là encore sur quel critère seront t’ils considérés comme « intelligent », capable d’exercer leur droit de vote ?
Le peuple est imparfait. Ceux qui en sont issus le sont encore fatalement. Mais je préfère encore laisser le pouvoir au peuple, plutôt qu’à quelques uns se supposant plus intelligents… La démocratie populaire reste encore la meilleure des politiques...

Je ne sais pas si j’ai répondu à la question. Je la trouve finalement assez différente par rapport au twitt initial. D’un coté le terme « démagogie », que l’on ressort comme un totem à chaque fois qu’une opinion ne nous plait pas. D’autres sortent les accusations de populisme ou de fascisme remarquez… De l’autre la notion de popularité pour l’élu, ici le président. Et au milieu de tout ça, l’affirmation qui consisterait à penser que le peuple est con, et que seuls certains ont la vérité. Et que ces gens là font de la politique, les autres non (ils sont trop cons)…

Depuis le moment où le tag est parti, j’ai l’impression qu’il a été transmis à bien des gens. Je vais donc ne faire suivre personne, ils ont déjà du être questionnés. Mais tout le monde peut y répondre…

Bruno Le Maire prépare son gouvernement ? Direction Matignon ?

Ce matin sur RMC, l'éditorialiste Christophe Jakubyszyn (pas facile à écrire) l'annonce : Nicolas Sarkozy a demandé à Bruno Le Maire de préparer une liste avec les noms de ses ministres. Bruno Le Maire premier ministre ? Ben c'est une possibilité maintenant, en tous cas sa côte remonte...

Bon, l'éditorialiste politique d'RMC explique que Nicolas Sarkozy n'aurait pas demandé une liste uniquement qu'à Bruno Le Maire (qui est ministre, pas maire d'ailleurs...). Mais que ce dernier avait assez bien le profil pressenti : un quadra pas bling bling qui présente bien et qui n'envoie pas du bois tous les quatre matins. En plus, "Nicolas Sarkozy veut surprendre" parait il. La surprise peut être de taille...

Vu que la notoriété de ce ministre n'est pas son point fort, on mettra une jolie photo de lui sur ce billet. Et on verra l'attitude de Bruno Le Maire, s'il devient premier ministre, vis à vis de son "mentor" Dominique de Villepin...
A suivre en tous cas...

(à voir le problème syntaxique...)

Et le prix de l'humour politique 2010 est attribué à Eva Joly...

Pour sa délicate phrase : "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen". Bravo à elle.

Nous apprenons qu'un prix spécial du Jury est attribué au "délicieux" Georges Frêche, pour sa très bonne phrase : "Des gens intelligents il y en a 5 à 6%; moi je fais campagne pour les cons".
Sa sortie pleine de modestie et de modération républicaine sur François Mitterrand ("Mitterrand a toujours été d'extrême droite...") n'a pas été citée, mais est ce vraiment de l'humour, ou de la bêtise ? Chez Georges Frêche, la limite est parfois délicate à cerner...

Les internautes ont quant à eux plébiscité Frédéric Mitterrand : "Quand on m'appelle M. le ministre, j'ai toujours l'impression que Jack Lang va surgir derrière moi.".

Le Monde liste les autres sélectionnés. Parmis lesquels j'ai des faiblesses pour les sorties suivantes :
  • Hilarante et modeste Ségolène Royal : "C'est moi qui maîtrise la rareté de ma parole politique, pour dire des choses intelligentes quand j'ai besoin de les dire" ;
  • Dominique de Villepin coquin : "Le Villepin nouveau sera gouleyant, fort en bouche et il aura de la cuisse" ;
  • Rigolo Luc Chatel : "Une touche de rose, vert, rouge : c'est le retour de la gouache plurielle" ;
  • Rachida Dati : "Je n'ai jamais cherché à attirer l'attention des médias" ;
  • Dans le même genre, Patrick Balkany : "Je suis l'homme le plus honnête du monde" ;
  • François Goulard : "François Fillon a tellement de qualités qu'il mériterait d'être premier ministre".
A lire la liste des lauréats du prix de l'humour politique sur la page Wikipédia...