
Pour demain, cherchons des calembours avec Longuet et Gueant. Mais pas maintenant : Marseille joue.
Et Mme Leffe m'appelle...
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La surprise pour moi sera de voir qu’à la question « Quel jugement portez vous sur l’action politique des personnalités suivantes », c’est Jack Lang qui arrive en tête des suffrages, avec 53 % d’opinion favorable… Lorsque l’on connaît le pedigree du personnage (taux d’absentéisme indécent à l’assemblée nationale, opportunisme, mensonges, parachutisme, et donneurs de leçons par-dessus le marché), il y aurait plusieurs questions à se poser. J’en vois deux.
... le monde continue à tourner. Ce qui se passe en Libye n'a rien de drôle. Rien du tout...
Je viens de tomber sur cet article de Plume de Ciboulette : "Le militant est une plaie pour le candidat". Je trouve son billet réussi. Il met en tous cas en avant bien de mes sentiments, et une des raisons pour lesquelles je n'ai plus souhaité avoir de carte d'adhérent à un parti politique (depuis 2000, c'est vieux...).
Le fond est une notion particulière. Par exemple, à partir de quel moment peut-on considérer que nous sommes « au fond du trou », quand ce dernier peut toujours être davantage creusé ? Quand j’écoute les teneurs du débat politique, je me pose toujours cette question. Peut-on creuser encore plus ? Et comme la réponse parait oui, jusqu’où ?
Je viens de lire l'interview du député socialiste Patrick Roy. Ce dernier vient de vaincre un cancer du pancréas, qui "aurait du le tuer en un mois" comme il le raconte. C'est une belle interview, humaine, qui confirme que de toutes manières nous ne sommes bien peu de choses...Alors oui, il y a ce jeu politique. Ce jeu qu'en ce moment je trouve insupportable. Où tout le monde est le troll de celui qui ne pense pas comme lui. Ou le jeu consiste à "défoncer" celui qui ne pense pas comme soi, à fortiori lorsqu'il est "du camp d'en face", celui "qui pue plus que le mien".Ma maladie a effacé le jeu politique, au Parti socialiste comme ailleurs. Laurent [Fabius], Martine [Aubry], Jean-Marc [Ayrault], Benoît [Hamon], tout le monde est venu me rendre visite à l'hôpital ou à la clinique, quelles que soient les rivalités qui minent le parti en ce moment avec la primaire.
Mais j'ai aussi eu des coups de fil de François Bayrou et de François Fillon, entre autres, et vu passer dans ma chambre Roselyne Bachelot, jusqu'au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer. Lui qui n'arrête pas, à juste titre, de m'engueuler à l'Assemblée est venu un soir, tout seul, de manière anonyme. On a beaucoup parlé, il m'a fait la bise, il a été humainement exemplaire. Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Tout le respect que je lui porte ne m'empêchera pas de revenir porter de la voix dans l'Hémicycle, malgré lui, comme avant [sourire malicieux].
Nicolas tape sur Authueil qui tape sur le PS en mettant en avant la condamnation de Pierre Mauroy et de Lyne Cohen-Solal pour emploi fictif.Pour autant, je cite à nouveau Antidote. Qui appelle chacun à se souvenir du proverbe africain « le singe qui monte au cocotier doit avoir le cul propre »… Davantage d’humilité et de retenue ne me choquerait pas…
J’ai déjà régulièrement écrit, depuis quelques temps, sur la lassitude que j’éprouvais en ce moment, sur le blog. Notamment à parler de politique, d’actualité. Est-ce l’activité du blog qui me lasse, ou tout simplement suivre ce grand jeu de la politique, où le médiocre (du moins ce que j’en pense) succède au médiocre ?Songer à Mitterrand Seguin, c'est aussi constater que le débat qui les opposa en 1992, lors du référendum relatif à la ratification du traité de Maastricht, fut le dernier des grands débats politiques français? Ce ne fut pas seulement la confrontation de deux personnalités d'envergure, ce fut aussi le choc de deux visions de l'avenir de la France. En 1995, le débat Chirac-Jospin marqua l'entrée de la politique dans le "plus commune dénominateur multiple" et en 2007, le niveau affligeant du débat Royal-Sarkozy signa l'entrée de la France dans le déclin, on a les candidats que l'on mérite.On a les candidats qu'on mérite... Tout est dit.
J’ai l’impression de rajeunir avec mes amis de la blogosphère de gauche, et avec Manuel Valls. Encore un débat sur les 35 heures, youpi. Ca date de 13 ans cette histoire, j’étais encore à l’école. J’ai l’impression de rajeunir…Ségolène Royal, en juin 2006 : « Le résultat des 35 heures a été une dégradation de la situation des plus fragiles. La répartition de l’effort et des avantages a été fortement inégalitaire » Avec rechute en Janvier 2007, en pleine campagne présidentielle : (interview à « la Voix du Nord ») «Je ne m’interdit rien dans ce domaine. Les 35 heures constituent un progrès social important et ont créé des emplois, mais elles ont aussi créé un certain nombre de problèmes ».Faut il virer Royal, Hollande et Aubry du Parti Socialiste aussi ? Il risque de ne plus rester grand monde…
François Hollande, fin Août 2007 (et chef du PS pendant les gouvernements Jospin) : « La France, globalement, doit travailler plus mais en s’organisant autrement, il faudrait donner la liberté d’organiser le temps de travail pendant toute la vie. » (on dirait du Sarkozy)
Martine Aubry en novembre 2008 (Rue 89) : « Les 35 heures ont rempli leur mission. (…) Il faudra reprendre ce qui n’a pas marché. Les réponses de 2008 ne sont pas celles de 1997, il faut repenser le temps de travail tout au long de la vie. »
Après le nouvel an, il y a cette tradition de la promotion de la légion d'honneur du nouvel an... Des nouveaux promus.
Cette année 2010 a été, question blog, très riche. Globalement sympa, par moment plus délicate...
L’année dernière, nos amis David Doucet et Vogelsong (sur musique, ou vidéo, de Gael), avaient lancé en grande pompe les Nicolas d’Or Politique de l’année 2009. J’avais envie de me refaire cette année la même chose, parce que c’était sympa, et parce que y a pas mal de chose à dire…
J’avais fait la semaine dernière un modeste exercice de réflexion (/mode prétention pédante on) sur la démagogie. La définir, et savoir ce qu’était ou non une pratique du pouvoir démagogique. Petite discussion derrière, joli billet. Youpi vive les blogs.« Le populisme met en accusation les élites ou des petits groupes d'intérêt particulier de la société. Parce qu'ils détiennent un pouvoir, le populisme leur attribue la responsabilité des maux de la société : ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population. Les populistes proposent donc de retirer l'appareil d'État des mains de ces élites égoïstes pour le « mettre au service du peuple ». […]J’aime bien le dernier paragraphe. Critique d’une minorité quelconque, et volonté de supprimer les formes traditionnelles de démocratie. C'est, à mon sens, ce que prétend faire Jean-Luc Mélenchon et ses amis. C'est aussi pour ça que je n'ai aucune envie de voir remplacer le pouvoir sarkozyste par un pouvoir mélenchoniste.
Les populistes critiquent généralement les milieux d'argent ou une minorité quelconque (ethnique, politique, administrative etc.), censés avoir accaparé le pouvoir ; ils leur opposent une majorité, qu'ils prétendent représenter. S'ils accèdent au pouvoir, il peut leur arriver de supprimer les formes traditionnelles de la démocratie, au profit d'institutions autoritaires, présentées comme servant plus authentiquement « le peuple ». »
Ca fait longtemps que je n’ai pas été taggué. C’est Nicolas qui propose de réfléchir sur le sujet suivant : « Un bon président doit il être populaire ? ».La démagogie (du grec demos « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur.Je coupe, la définition est plus longue. Mais la démagogie, ce n’est pas « suivre l’avis du peuple » pour reprendre la gazouillis initial. La démagogie, c’est conduire son action politique en agissant dans la seule volonté de s’attirer les faveurs du peuple via un discours flatteur et facile à comprendre et à être acceptée. Suivre les volontés du peuple, ce n’est pas de la démagogie. C’est de la politique.
Le discours du démagogue sort du champ du rationnel pour s'adresser aux passions, aux frustrations du peuple. Il recourt en outre à la satisfaction immédiate des souhaits ou des attentes du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer la sympathie et de gagner le soutien. (...)
Un élu n’est que rarement populaire tout au long de son mandat. Mitterrand, Chirac, Jospin, ont connu des courbes diverses. Une élection parfois triomphante et porteuse de plein d’espoir. Des trous assez violents. Parfois des rebonds, et des nouvelles victoires populaires. Et la chute.
Ce matin sur RMC, l'éditorialiste Christophe Jakubyszyn (pas facile à écrire) l'annonce : Nicolas Sarkozy a demandé à Bruno Le Maire de préparer une liste avec les noms de ses ministres. Bruno Le Maire premier ministre ? Ben c'est une possibilité maintenant, en tous cas sa côte remonte...
our sa délicate phrase : "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen". Bravo à elle.