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Réforme des collectivités : mieux de rien faire que de faire des conneries...

L'interview de Brice Hortefeux a ce titre plein de morgue et de prétention : "le pire serait de ne rien faire". Tout ça à propos de la merveilleuse réforme territoriale...
Quel manque de bon sens... Non, le pire c'est de faire des conneries aux conséquences graves. Changer pour changer, quand ça n'apporte pas quelque chose de positif, c'est idiot. Dans ce cas, autant ne rien faire...

C'est dans ce genre de cas que je soupire terriblement, et que je me dis que décidément, avoir été Maire de Neuilly, c'est pas comme être Maire de Saint Laurent des Arbres ou de Aurec Sur Loire. Et que peut être connaitre un peu plus la "France profonde" avant d'atterrir à l'Elysée, ça n'aurait pas forcément été un mal.
Et oui, la France des ploucs qui vivent loin de Paris est un peu importante aussi. C'est celle notamment qui va se prendre de plein fouet 10 % d'augmentation d'essence pour sauver la planète, mais qui ne peut pas bénéficier d'un métro, d'un tramway, ou pour qui les 30 km de colline qui permette d'aller au boulot sont trop importants pour les faire à vélo. C'est pas Neuilly, c'est pas Paris...
Je partage totalement l'opinion d'Alain Juppé sur la réforme territoriale (ainsi que les positions de mes copains Arnaud et Alicia). Des cotés positifs.Que des élus du canton siège à la région la rendra pour le tout un chacun moins lointaine et moins "apparatchik". Plus concrète.
Par contre, la suppression de la Taxe Professionnelle, impôt peut être injuste, est une catastrophe. En plus d'être ce foutage de gueule que dénonce l'ancien Premier Ministre bordelais...

D'abord, la suppression se traduira forcément par une ponction plus importante des ménages. C'est encore la classe moyenne qui va faire les frais de la décision qui vient de tout en haut. Pour que la communauté de communes Rhône Cèze Languedoc, c'est pas Neuilly là encore. Et parce que ceux qui y sont élus, ceux ne sont pas ces énarques qui pullulent dans les cabinets élyséens sans rien connaitre à la France des provinces et des villages...

Et puis un exemple concret, du vice président d'une communauté de communes que je suis. Actuellement, nous sommes dans des investissements lourds pour l'aménagement d'une grande zone d'activité. J'en suis ravi. Des entreprises sont prêtes à venir, mais forcément les investissements dans les infrastructures seront prises globalement par la collectivité. Là, nous ne savons pas quelles seront nos ressources prochainement. Et lors de la dernière réunion, parmi les vice présidents, il y a eu franche réticence à continuer à dépenser et investir sans connaitre le retour sur investissements. Réticence de la part de libéraux et de personnes de droite.
Pour ma part, il faudrait aller de l'avant, mais je comprends bien la logique qui prévaut. On investi aussi car on sait que la TP généré va permettre de nous refaire une santé. Là, on sait qu'on créera de l'emploi. Qu'on générera aussi des nuisances. Mais le retour ? Pour la communautés de communes, il est inexistant...J'ai eu une discussion avec quelques élus du Gard et du Vaucluse : ils se posent les mêmes questions. Avec à la clef l'arrêt de tous les programmes d'investissement économique ? Bravo les intelligents de l'Elysée... La suppression de la TP risque donc d'avoir deux conséquences extraordinaires : augmentation des impôts locaux sur les classes moyennes, et arrêt de l'aménagement du territoire économique. Bravo encore, les intelligents de l'Elysée...

Venez en Province un peu, venez dans les villages. Vous verrez, les ploucs que nous sommes ne sont pas méchants. Mais ils sont comme la classe moyenne, ils en ont juste un peu marre de se faire prendre pour des cons...

(2 photos sur mon billet... Deux villages. La Roque Sur Ceze dans le Gard, et un village dans la Chartreuse... Parce que la France, c'est pas uniquement Neuilly et la Défense... )

Tribune de Jérôme Bourreau à propos d'Internet...

A lire ici, sur Numérama, la tribune de Jérome Bourreau (ex TF1). Pour beaucoup, il est le premier martyre d'HADOPI : il est surtout la victime du délit d'opinion, et d'une certaine collusion entre le premier média télévisuel et certains organes du pouvoir en place.
Je trouve que c'est une belle tribune...

Sinon, à part ici, là et là, je trouve qu'on a bien peu parlé de la fin du dernier épisode d'HADOPI. Bon, on se doutait de qui sortirait gagnant de cet épisode...

Nicolas Sarkozy : je n'ai pas vu le show, mais je commente quand même...

Je n’ai pas regardé Sarkozy hier soir. J’avais soirée crèpes, et c’était très bien. Mais quand même, avant de me coucher hier soir, difficile de ne pas vite voir sur le net les points principaux de la conférence de presse…
C’est un commentaire un peu à chaud, sur quelque chose que je n’ai pas vu. Avec deux points principaux qui m’ont sauté aux yeux ce matin. Et qui, d’après lectures ci et là, n’ont pas manqué de faire réactions…


Suppression de la Taxe Professionnelle (volet fiscal)
Je suis un citoyen français, victime comme tous le monde de la crise. Toute solution qui peut permettre de garder de l’activité dans notre pays est, en première approche, une bonne solution. Mais pas forcément à n’importe quel prix. La suppression de la taxe professionnelle en 2010 n'en reste peut être pas moins une fausse bonne idée…
Je suis aussi le vice président d’une communauté de communes. Et cette dernière, les projets d’investissement ainsi que le fonctionnement (en vrac la petite enfance, les déchetteries et ramassage d’ordures ménagères, l’urbanisme & droit du sol, les bois et forets…) sont financés en immenses partie par la taxe professionnelle. Et par deux zones d’activités que l’on essaie de valoriser, de développer, de promouvoir.

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy parle de 8 milliards d’euros qu’il faudra compenser. Bataille d’expert, certains (Martine Aubry) parlent plus de 20 milliard d’euros. Enfin, moi, sur mon budget ridicule de 4,5 M€ (dont 3 en investissement, investissons chers amis…), la TP représente environ 1,5 M€. Pour l’instant, le développement de nos deux zones d’activités nous amène à voir la vie en rose… Enfin, nous amenaient, puisque hier Nicolas Sarkozy nous a remercie d’avoir développé le territoire, mais les recettes, ça ne sera pas pour nous…
Travailler pour la patrie c’est fabuleux, mais tant pis pour nos villages.

J’ai le souvenir du débat de 2002 sur la décentralisation. Raffarin avait promis que tous les transferts de compétence étaient financés. La gauche a massivement gagné les régionale de 2004 : les hausses d’impôts locaux ont été pharamineux. Non, visiblement, soit les compétences supplémentaires n’ont pas été financées par Paris, soit les élus locaux de gauche en ont politiquement profité pour gonfler la note. Quoiqu’il en soit, un des deux ment. Est-ce l’UMP à Paris ou le PS-PC-Verts en région ? Selon sa sensibilité politique, la réponse peut être différente.
Mais ce qui reste identique, c’est la feuille d’impôts du particulier languedocien ou bourguignon qui l’aura senti passer, la décentralisation...
Aura-t-on le même phénomène ? Il y a 20 milliards (ou 8) à trouver qu’on ne prendra plus chez les entreprises ? Va-t-on les prendre dans les foyers de ceux qui travaillent, en augmentant les impôts locaux ? Où vais-je prendre les 1,4 M€ qu’il me manque, chez les quelques 10000 habitants de ma modeste communauté de communes rurale ?

Ajoutons le dangereux de substituer la Taxe Professionnelle par une Taxe Carbone. Soyons abrutis jusqu'au bout (mais c'est pas nous qu'avons commencé). Les collectivités devront elles privilégier les entreprises et industries polluantes pour se financer ? Fausse bonne idée, vraiment...

Et question subsidiaire : plutôt que suppression radicale, ne peut on pas envisager une réforme plus juste, pour l’ensemble des acteurs ? Est-ce la TP qui fait que l’Allemagne est dotée de plus de « manufactures » que la France ?

Je reste sur le volet fiscal par le projet de suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu. Par un simple constat. Aider les plus modestes, c’est bien, c’est noble, c’est généreux. En début de mandat, la loi TEPA a aidé les plus fortunés. J’aurais pu être aussi bénéficiaire, mais la direction des impôts m’a rappelé que comme j’ai contracté mon prêt immobilier un mois et demi avant l’élection du divin président, c’est mort pour moi le crédit d’impôt…
Donc on résume : on va aider les plus modestes. Après avoir aidé les plus fortunés. Et au milieu, demeure les éternels cocus, dindons de la farce, la « classe moyenne », qui devient de moins en moins moyenne. Qui bosse, qui paye, qui se prend la crise en pleine gueule… Et qui va finir par vite en avoir plein le coquelicot…

L’humilité du chef d’Etat : « de Gaulle et Mitterrand l’ont fait, donc… »

Copain des vaches l’avait aussi espéré. Un peu d’humilité. Visiblement, ben non, la prochaine fois peut être… « Vous croyez vraiment que De Gaulle ne décidait pas ? ». Ca coupe court à toutes discussions, surtout quand ensuite il cite pêle-mêle Pompidou et Chaban, le duo Pipo et Bibo Giscard – Chirac, Mitterrand devant Fabius et Rocard, etc…
La question n’était pas tant l’omniprésidence, mais le fait de décider tout, tout seul, sans écouter, même pas des gens qui ne lui veulent pas forcément du mal… Au risque de faire de grosses conneries. En vrac Kadhafi, la suppression de la pub du France Télévision qui aura crée une année 2008 fabuleuse sur le sujet, et aujourd’hui encore la suppression de la TP qui fait grincer les dents d’élus locaux à qui on a déjà imposé un inapplicable service minimum dans les écoles.
Décider tout, tout seul, en haut. Et rester enferré dans ses erreurs.

Je ne sais pas ce qu’attendent les gens. Peut être un chef « à la de Gaulle », qui montre la voie. De Gaulle écoutait quand même, et surtout de Gaulle doutait. Beaucoup, souvent. Sarkozy non, il ne doute pas. Aubry, cruelle, avait lancé un « il ne suffit pas d’évoquer de Gaulle pour être de Gaulle », une évidence, et une belle phrase. Je citerai souvent Martine Aubry.
Est-ce que les gens attendent aujourd’hui une caricature de de Gaulle ? Ou, pour aller dans le sens d’une critique de Sarkozy en ce moment, un « Poutino – Bonaparte » ?

J’ai toujours tendance à penser que, des fois, l’humilité pouvait déplacer des montagnes et fédérer des énergies. L’humilité, mais surtout l’écoute. Pas le mépris. Pas la suffisance. Etre un « petit chef », c’est tout sauf être méprisant et suffisant. Malheureusement, sur beaucoup de points, Nicolas Sarkozy se comporte en public comme « un petit chef ». Celui qui limoge les préfets de la Manche ou de la Corse, parce que son image ou son copain ont été touchés. Celui qui marche seul sans écouter même ses plus proches amis.
Et les retours que j’ai eu ou lu de cette interview, ou show présidentiel, ne semblent pas amorcer une amélioration sur ce point là. Je trouve cela inquiétant.


Je reste une minute sur le « écouter ses amis ». J’ai entendu beaucoup de députés de la majorité se ranger et reprendre à leurs comptes des propositions socialistes. Quand ces dernières sont marquées du sceau du bon sens, laissons la politicaillerie de coté : nous sommes en crise (merde).
Suspendre le bouclier fiscal pendant deux ans et remettre dans la consommation les recettes qui en découleront. Pourquoi pas par une baisse de la TVA ? Certains, à l’UMP, l’ont appelé de leurs vœux. Et pas que des affreux gauchistes.
Réponse de Sarkozy « il faut l’accord des européens pour la baisse de la TVA, donc non ! ». Euh, Allemagne et Angleterre le font. Et lorsqu’il s’agit de passer en force sans demander l’avis d’autres, le président Sarkozy ne se gène pas…

Donc ce problème du « je rends des comptes donc je décide seul » reste identique. Si ça marche au final cette méthode, j’en serai ravi. Je sais très bien que certains anti Sarkozy pavlovien (copyright Valls) n’attendent que le plantage de ce dernier. Fusse t’il amener avec lui dans chute des millions de familles françaises… Je sais très bien aussi que certains, parce que Sarkozy est de droite (ou pas de gauche), continueront à ne lui vouer que haine ou je ne sais quoi qui rendront invalides toutes les propositions qu’il pourra faire.
Pourtant, j’espère qu’on se sortira, par le haut, de ces écueils, de cette crise. Et si c’est Sarkozy qui doit en tirer les fruits, qu’importe… Enfin, moi, je m’en fous, je veux juste que demain soit plus brillant qu’aujourd’hui. Que ça soit avec Sarkozy, avec Aubry, avec Douste Blazy, avec n’importe qui…

Après, sourions ou soupirons devant la valse des réactions. Un exemple de caricature et, je trouve, de bêtise, à chaque fois renouvelée…
Plus factuel le billet de 20 Minutes « Nicolas Sarkozy n’a ni convaincu, ni rassuré ». Je reste sur cette dernière image. Moins caricaturale.
Et une inquiétude face à la crise, et à des demains moins mignons qu’aujourd’hui, qui personnellement demeure…

PS : un résumé efficace de la prestation de Sarkozy chez Philippe Sage... Tristement juste...

Nicolas Sarkozy : je n'ai pas vu le show, mais je commente quand même...

Je n’ai pas regardé Sarkozy hier soir. J’avais soirée crèpes, et c’était très bien. Mais quand même, avant de me coucher hier soir, difficile de ne pas vite voir sur le net les points principaux de la conférence de presse…
C’est un commentaire un peu à chaud, sur quelque chose que je n’ai pas vu. Avec deux points principaux qui m’ont sauté aux yeux ce matin. Et qui, d’après lectures ci et là, n’ont pas manqué de faire réactions…


Suppression de la Taxe Professionnelle (volet fiscal)
Je suis un citoyen français, victime comme tous le monde de la crise. Toute solution qui peut permettre de garder de l’activité dans notre pays est, en première approche, une bonne solution. Mais pas forcément à n’importe quel prix. La suppression de la taxe professionnelle en 2010 n'en reste peut être pas moins une fausse bonne idée…
Je suis aussi le vice président d’une communauté de communes. Et cette dernière, les projets d’investissement ainsi que le fonctionnement (en vrac la petite enfance, les déchetteries et ramassage d’ordures ménagères, l’urbanisme & droit du sol, les bois et forets…) sont financés en immenses partie par la taxe professionnelle. Et par deux zones d’activités que l’on essaie de valoriser, de développer, de promouvoir.

Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy parle de 8 milliards d’euros qu’il faudra compenser. Bataille d’expert, certains (Martine Aubry) parlent plus de 20 milliard d’euros. Enfin, moi, sur mon budget ridicule de 4,5 M€ (dont 3 en investissement, investissons chers amis…), la TP représente environ 1,5 M€. Pour l’instant, le développement de nos deux zones d’activités nous amène à voir la vie en rose… Enfin, nous amenaient, puisque hier Nicolas Sarkozy nous a remercie d’avoir développé le territoire, mais les recettes, ça ne sera pas pour nous…
Travailler pour la patrie c’est fabuleux, mais tant pis pour nos villages.

J’ai le souvenir du débat de 2002 sur la décentralisation. Raffarin avait promis que tous les transferts de compétence étaient financés. La gauche a massivement gagné les régionale de 2004 : les hausses d’impôts locaux ont été pharamineux. Non, visiblement, soit les compétences supplémentaires n’ont pas été financées par Paris, soit les élus locaux de gauche en ont politiquement profité pour gonfler la note. Quoiqu’il en soit, un des deux ment. Est-ce l’UMP à Paris ou le PS-PC-Verts en région ? Selon sa sensibilité politique, la réponse peut être différente.
Mais ce qui reste identique, c’est la feuille d’impôts du particulier languedocien ou bourguignon qui l’aura senti passer, la décentralisation...
Aura-t-on le même phénomène ? Il y a 20 milliards (ou 8) à trouver qu’on ne prendra plus chez les entreprises ? Va-t-on les prendre dans les foyers de ceux qui travaillent, en augmentant les impôts locaux ? Où vais-je prendre les 1,4 M€ qu’il me manque, chez les quelques 10000 habitants de ma modeste communauté de communes rurale ?

Ajoutons le dangereux de substituer la Taxe Professionnelle par une Taxe Carbone. Soyons abrutis jusqu'au bout (mais c'est pas nous qu'avons commencé). Les collectivités devront elles privilégier les entreprises et industries polluantes pour se financer ? Fausse bonne idée, vraiment...

Et question subsidiaire : plutôt que suppression radicale, ne peut on pas envisager une réforme plus juste, pour l’ensemble des acteurs ? Est-ce la TP qui fait que l’Allemagne est dotée de plus de « manufactures » que la France ?

Je reste sur le volet fiscal par le projet de suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu. Par un simple constat. Aider les plus modestes, c’est bien, c’est noble, c’est généreux. En début de mandat, la loi TEPA a aidé les plus fortunés. J’aurais pu être aussi bénéficiaire, mais la direction des impôts m’a rappelé que comme j’ai contracté mon prêt immobilier un mois et demi avant l’élection du divin président, c’est mort pour moi le crédit d’impôt…
Donc on résume : on va aider les plus modestes. Après avoir aidé les plus fortunés. Et au milieu, demeure les éternels cocus, dindons de la farce, la « classe moyenne », qui devient de moins en moins moyenne. Qui bosse, qui paye, qui se prend la crise en pleine gueule… Et qui va finir par vite en avoir plein le coquelicot…

L’humilité du chef d’Etat : « de Gaulle et Mitterrand l’ont fait, donc… »

Copain des vaches l’avait aussi espéré. Un peu d’humilité. Visiblement, ben non, la prochaine fois peut être… « Vous croyez vraiment que De Gaulle ne décidait pas ? ». Ca coupe court à toutes discussions, surtout quand ensuite il cite pêle-mêle Pompidou et Chaban, le duo Pipo et Bibo Giscard – Chirac, Mitterrand devant Fabius et Rocard, etc…
La question n’était pas tant l’omniprésidence, mais le fait de décider tout, tout seul, sans écouter, même pas des gens qui ne lui veulent pas forcément du mal… Au risque de faire de grosses conneries. En vrac Kadhafi, la suppression de la pub du France Télévision qui aura crée une année 2008 fabuleuse sur le sujet, et aujourd’hui encore la suppression de la TP qui fait grincer les dents d’élus locaux à qui on a déjà imposé un inapplicable service minimum dans les écoles.
Décider tout, tout seul, en haut. Et rester enferré dans ses erreurs.

Je ne sais pas ce qu’attendent les gens. Peut être un chef « à la de Gaulle », qui montre la voie. De Gaulle écoutait quand même, et surtout de Gaulle doutait. Beaucoup, souvent. Sarkozy non, il ne doute pas. Aubry, cruelle, avait lancé un « il ne suffit pas d’évoquer de Gaulle pour être de Gaulle », une évidence, et une belle phrase. Je citerai souvent Martine Aubry.
Est-ce que les gens attendent aujourd’hui une caricature de de Gaulle ? Ou, pour aller dans le sens d’une critique de Sarkozy en ce moment, un « Poutino – Bonaparte » ?

J’ai toujours tendance à penser que, des fois, l’humilité pouvait déplacer des montagnes et fédérer des énergies. L’humilité, mais surtout l’écoute. Pas le mépris. Pas la suffisance. Etre un « petit chef », c’est tout sauf être méprisant et suffisant. Malheureusement, sur beaucoup de points, Nicolas Sarkozy se comporte en public comme « un petit chef ». Celui qui limoge les préfets de la Manche ou de la Corse, parce que son image ou son copain ont été touchés. Celui qui marche seul sans écouter même ses plus proches amis.
Et les retours que j’ai eu ou lu de cette interview, ou show présidentiel, ne semblent pas amorcer une amélioration sur ce point là. Je trouve cela inquiétant.


Je reste une minute sur le « écouter ses amis ». J’ai entendu beaucoup de députés de la majorité se ranger et reprendre à leurs comptes des propositions socialistes. Quand ces dernières sont marquées du sceau du bon sens, laissons la politicaillerie de coté : nous sommes en crise (merde).
Suspendre le bouclier fiscal pendant deux ans et remettre dans la consommation les recettes qui en découleront. Pourquoi pas par une baisse de la TVA ? Certains, à l’UMP, l’ont appelé de leurs vœux. Et pas que des affreux gauchistes.
Réponse de Sarkozy « il faut l’accord des européens pour la baisse de la TVA, donc non ! ». Euh, Allemagne et Angleterre le font. Et lorsqu’il s’agit de passer en force sans demander l’avis d’autres, le président Sarkozy ne se gène pas…

Donc ce problème du « je rends des comptes donc je décide seul » reste identique. Si ça marche au final cette méthode, j’en serai ravi. Je sais très bien que certains anti Sarkozy pavlovien (copyright Valls) n’attendent que le plantage de ce dernier. Fusse t’il amener avec lui dans chute des millions de familles françaises… Je sais très bien aussi que certains, parce que Sarkozy est de droite (ou pas de gauche), continueront à ne lui vouer que haine ou je ne sais quoi qui rendront invalides toutes les propositions qu’il pourra faire.
Pourtant, j’espère qu’on se sortira, par le haut, de ces écueils, de cette crise. Et si c’est Sarkozy qui doit en tirer les fruits, qu’importe… Enfin, moi, je m’en fous, je veux juste que demain soit plus brillant qu’aujourd’hui. Que ça soit avec Sarkozy, avec Aubry, avec Douste Blazy, avec n’importe qui…

Après, sourions ou soupirons devant la valse des réactions. Un exemple de caricature et, je trouve, de bêtise, à chaque fois renouvelée…
Plus factuel le billet de 20 Minutes « Nicolas Sarkozy n’a ni convaincu, ni rassuré ». Je reste sur cette dernière image. Moins caricaturale.
Et une inquiétude face à la crise, et à des demains moins mignons qu’aujourd’hui, qui personnellement demeure…

PS : un résumé efficace de la prestation de Sarkozy chez Philippe Sage... Tristement juste...

Claude Guéant et son euro en plus (ce qui n'est pas la fin du monde...)

L’interview de Claude Guéant dans le Parisien hier comportait un modèle d’arrogance à la française. A la question sur l’augmentation de la redevance, le premier ministre bis répondait un divin « un ou deux euros de plus, ce n’est pas la fin du monde ». Trois réflexions à cela.

Un ou deux euros multiplié par pleins d’augmentation, cela commence à faire énorme. Fin du monde peut être pas, mais en partant du principe que pour beaucoup (ce sera l’objet des mouvements de jeudi), le pouvoir d’achat se liquéfie littéralement, un ou deux euros + un ou deux euros + encore un ou deux euros, ça compte, ça coûte.
En ajoutant le fait que les salaires, eux, n’augmentent pas au même rythme que les hausses successives d’un peu tout, la fin du monde se rapproche déjà plus. Si au moins les salaires étaient alignés sur l’inflation, mais là où je bosse ce n’est déjà pas le cas. Et j’ai pourtant conscience d’être parmi les « privilégiés » (coucou Matthieu, un point Wiki pour toi)…

Ensuite, il peut y avoir, il doit y avoir, un débat sur l’objectif de cette redevance. Doit on avoir obligatoirement un audiovisuel public ? La question peut être scandaleuse. Je ne trouve pas. Et je ne la vois posée à nulle part. Tout monde part du principe qu’il faut financer l’audiovisuel public, ok. Mais personne n’a posé la question de savoir s’il était nécessaire d’avoir un audiovisuel public…
Personnellement, si j’apprécie la radio public (j’aime les France Bleus et France Info, et je salue copain Rep Ban par là même occasion), j’ai fait le choix de payer pour le bouquet Canal Sat. Je ne regarde pas le service public, je ne supporte pas Montiel & Lauclair, et je n’ai jamais regardé Plus Belle la Vie, ça passe en même temps que le SAV d’Omar et Fred… Donc pourquoi suis-je obligé de payer pour des choses que je ne regarde pas ?
Et en temps de crise, pourquoi demander que ce soit les contribuables qui paient ce qui était auparavant payé par la pub ? Je pensais attendre autre chose d’un gouvernement se disant « de droite »… En tous cas autre chose que la caricaturale recette bien de gauche technocrate : commission + augmentation et/ou création de taxes.

Enfin, comment des personnes politiques d’aussi haut peuvent elles faire preuve d’autant d’arrogance ? Je me rappelle, avec des boutons sur le pif, de l’invitation au cyclisme lancée par l’arrogante Christine Lagarde à l’époque d’un gasoil cher. Et là, alors que beaucoup ont peur de ne pas arriver à manger demain, un haut fonctionnaire de l’Etat annonce avec une morgue terrifiante « oh, vous pouvez bien dépenser un euro de plus pour Plus Belle la Vie ! ».

Finalement, Raffarin avait raison dans son expression. Il y a un décalage assez terrifiant entre une France d’en Haut et le pauvre petit peuple du bas. Aujourd’hui, ça cogite en haut lieu sur les réformes des conseils généraux et régionaux, sur les nouvelles circonscriptions, sur comment financer France Télévision… Mais est ce vraiment la priorité aujourd’hui ?
Je crains qu’on passe à coté de choses importantes, essentielles.

Enfin, je dis ça, je ne suis pas Haut Fonctionnaire… (soupir)

Claude Guéant et son euro en plus (ce qui n'est pas la fin du monde...)

L’interview de Claude Guéant dans le Parisien hier comportait un modèle d’arrogance à la française. A la question sur l’augmentation de la redevance, le premier ministre bis répondait un divin « un ou deux euros de plus, ce n’est pas la fin du monde ». Trois réflexions à cela.

Un ou deux euros multiplié par pleins d’augmentation, cela commence à faire énorme. Fin du monde peut être pas, mais en partant du principe que pour beaucoup (ce sera l’objet des mouvements de jeudi), le pouvoir d’achat se liquéfie littéralement, un ou deux euros + un ou deux euros + encore un ou deux euros, ça compte, ça coûte.
En ajoutant le fait que les salaires, eux, n’augmentent pas au même rythme que les hausses successives d’un peu tout, la fin du monde se rapproche déjà plus. Si au moins les salaires étaient alignés sur l’inflation, mais là où je bosse ce n’est déjà pas le cas. Et j’ai pourtant conscience d’être parmi les « privilégiés » (coucou Matthieu, un point Wiki pour toi)…

Ensuite, il peut y avoir, il doit y avoir, un débat sur l’objectif de cette redevance. Doit on avoir obligatoirement un audiovisuel public ? La question peut être scandaleuse. Je ne trouve pas. Et je ne la vois posée à nulle part. Tout monde part du principe qu’il faut financer l’audiovisuel public, ok. Mais personne n’a posé la question de savoir s’il était nécessaire d’avoir un audiovisuel public…
Personnellement, si j’apprécie la radio public (j’aime les France Bleus et France Info, et je salue copain Rep Ban par là même occasion), j’ai fait le choix de payer pour le bouquet Canal Sat. Je ne regarde pas le service public, je ne supporte pas Montiel & Lauclair, et je n’ai jamais regardé Plus Belle la Vie, ça passe en même temps que le SAV d’Omar et Fred… Donc pourquoi suis-je obligé de payer pour des choses que je ne regarde pas ?
Et en temps de crise, pourquoi demander que ce soit les contribuables qui paient ce qui était auparavant payé par la pub ? Je pensais attendre autre chose d’un gouvernement se disant « de droite »… En tous cas autre chose que la caricaturale recette bien de gauche technocrate : commission + augmentation et/ou création de taxes.

Enfin, comment des personnes politiques d’aussi haut peuvent elles faire preuve d’autant d’arrogance ? Je me rappelle, avec des boutons sur le pif, de l’invitation au cyclisme lancée par l’arrogante Christine Lagarde à l’époque d’un gasoil cher. Et là, alors que beaucoup ont peur de ne pas arriver à manger demain, un haut fonctionnaire de l’Etat annonce avec une morgue terrifiante « oh, vous pouvez bien dépenser un euro de plus pour Plus Belle la Vie ! ».

Finalement, Raffarin avait raison dans son expression. Il y a un décalage assez terrifiant entre une France d’en Haut et le pauvre petit peuple du bas. Aujourd’hui, ça cogite en haut lieu sur les réformes des conseils généraux et régionaux, sur les nouvelles circonscriptions, sur comment financer France Télévision… Mais est ce vraiment la priorité aujourd’hui ?
Je crains qu’on passe à coté de choses importantes, essentielles.

Enfin, je dis ça, je ne suis pas Haut Fonctionnaire… (soupir)

Des voeux, des lectures, quelques réflexions

Ca commence par les très traditionnels, mais je trouve plutôt sympathiques, souhaits de bonheur simple et sincère à tous les gens qui nous sont chers, qui nous sont proches, qu'on aime, qui nous aiment. Et à ceux aussi qui ne nous aiment pas (mais certains dont on aimerait qu'ils nous aiment...), à ceux qui ne nous connaissent pas mais qui passent par ici, soit consciemment, soit par le plus grand des willfing. A ceux qu'on a croisé durant une belle année de web, et à ceux qu'on croisera plus tard...
Un billet de début janvier commence fatalement par ça :Ensuite, comme il faut pas perdre le rythme, et que l'entre deux fêtes sur les blogs a quand même été assez riche, quelques billets que j'ai trouvé sympathique.
D'abord, à tout seigneur tout honneur. Nous parlons de vœux. J'ai bien aimé les conseils de Nicolas J sur cette pratique des vœux sur Internet. Outre une vision toujours d'un agréable et cynique réalisme, il y a du Eric Mainville dans ce billet de conseil. Très juste et très pertinent. Et dans ceux là, de conseil, je ne retiendrai que ceux là : on personalise un minimum, on n'oublie personne de ceux qui nous sont chers, on répond aux voeux qu'on reçoit, et la santé, on l'oublie dans les mails.

Ensuite, des billets plus politiques. Je n'ai évidemment pas pu rester de marbre devant le billet de l'élu gaulliste Arnaud Clément, joliment intitulé : "le gaullisme, une boussole pour le XXIeme siècle". Il ne s'agit pas de nostalgie, pas de dogmatisme non plus. Car le "gaullisme", la philosophie plus que l'idée politique, ne peut pas s'appliquer bêtement en 2009 comme en 1962. Aussi car il existe autant de vision du gaullisme qu'il existe de gaulliste sans doute (mais comme il existe au moins autant de vision du socialisme, on est tranquille). Mais quand même, des thèmes me demeurent chers. C'est bien de le rappeler en début d'année.

Toujours sur la sphère politique, pertinent le billet d'Hypos faisant le parallèle entre 2007 et 2012. Billet assez désabusé j'ai trouvé, d'une militante qui y a cru, fortement, et s'est vue déçue par les gens tout en haut. Ceux qui se moquent ouvertement du militant de la base pour qui la politique est avant tout un sacerdoce, et certainement pas un moyen de s'enrichir l'égo ou le portefeuille. Ces gens tout en haut qui se moquent et se servent des militants sont des incendiaires qui créent des 21 Avril.
J'ai une profonde et réelle détestation pour le responsable politique qui se sert du colleur d'affiche en janvier, et l'oublie et le méprise en Juin, une fois l'élection passée...

Enfin, sur le billet d'Hypos, j'étais intervenu en donnant ma sempiternelle ritournelle et cauchemar, que 2012 et 2002 se rejoignent par une montée en force des mamelles "absention" et "extrémisme", dûment nourries par une manière dangereuse de voir la politique par des Royal & Sarkozy... Ma crainte n'est sans doute pas fondée. Mais la désaffection de la politique de la part de ceux qui se sont réveillés en 2007, motivés par ceux aujourd'hui qui les dégoutent, risque de faire mal. De se voir aux prochaines européennes déjà. Et attention les élections locales de 2010.

On passe rapidement sur le blog d'Action Républicaine qui recense la triste liste des promesses non tenues par Nicolas Sarkozy... Je me console et m'effraie tout autant en imaginant que celle des promesses non tenues par une Royal si elle avait été élue en 2007 aurait été au moins aussi fournie... Pour revenir à de la politique politicienne...

Les médias parlent d'une nomination du porte parole de l'UMP Frédéric Lefebvre pour être secrétaire d'état à l'économie numérique. En remplacement de l'incarnation de la sincérité et fidélité en politique, le fiable Eric Besson.
C'est un tableau inquiétant, d'un homme totalement au main de lobbies en plus d'être incompétent sur le sujet, que nous livre Authueil, sur son blog. Ce serait le signe, pour Autheuil, d'une "reprise en mains assez brutale" de ce monde assez libre finalement, qu'est l'Internet.
Et quelque part un sujet sur lequel il faudra être vigilant.

Que cela ne nous empèche pas de passer une bonne année quand même. Et d'être heureux. C'est le plus important, être heureux.

Des voeux, des lectures, quelques réflexions

Ca commence par les très traditionnels, mais je trouve plutôt sympathiques, souhaits de bonheur simple et sincère à tous les gens qui nous sont chers, qui nous sont proches, qu'on aime, qui nous aiment. Et à ceux aussi qui ne nous aiment pas (mais certains dont on aimerait qu'ils nous aiment...), à ceux qui ne nous connaissent pas mais qui passent par ici, soit consciemment, soit par le plus grand des willfing. A ceux qu'on a croisé durant une belle année de web, et à ceux qu'on croisera plus tard...
Un billet de début janvier commence fatalement par ça :Ensuite, comme il faut pas perdre le rythme, et que l'entre deux fêtes sur les blogs a quand même été assez riche, quelques billets que j'ai trouvé sympathique.
D'abord, à tout seigneur tout honneur. Nous parlons de vœux. J'ai bien aimé les conseils de Nicolas J sur cette pratique des vœux sur Internet. Outre une vision toujours d'un agréable et cynique réalisme, il y a du Eric Mainville dans ce billet de conseil. Très juste et très pertinent. Et dans ceux là, de conseil, je ne retiendrai que ceux là : on personalise un minimum, on n'oublie personne de ceux qui nous sont chers, on répond aux voeux qu'on reçoit, et la santé, on l'oublie dans les mails.

Ensuite, des billets plus politiques. Je n'ai évidemment pas pu rester de marbre devant le billet de l'élu gaulliste Arnaud Clément, joliment intitulé : "le gaullisme, une boussole pour le XXIeme siècle". Il ne s'agit pas de nostalgie, pas de dogmatisme non plus. Car le "gaullisme", la philosophie plus que l'idée politique, ne peut pas s'appliquer bêtement en 2009 comme en 1962. Aussi car il existe autant de vision du gaullisme qu'il existe de gaulliste sans doute (mais comme il existe au moins autant de vision du socialisme, on est tranquille). Mais quand même, des thèmes me demeurent chers. C'est bien de le rappeler en début d'année.

Toujours sur la sphère politique, pertinent le billet d'Hypos faisant le parallèle entre 2007 et 2012. Billet assez désabusé j'ai trouvé, d'une militante qui y a cru, fortement, et s'est vue déçue par les gens tout en haut. Ceux qui se moquent ouvertement du militant de la base pour qui la politique est avant tout un sacerdoce, et certainement pas un moyen de s'enrichir l'égo ou le portefeuille. Ces gens tout en haut qui se moquent et se servent des militants sont des incendiaires qui créent des 21 Avril.
J'ai une profonde et réelle détestation pour le responsable politique qui se sert du colleur d'affiche en janvier, et l'oublie et le méprise en Juin, une fois l'élection passée...

Enfin, sur le billet d'Hypos, j'étais intervenu en donnant ma sempiternelle ritournelle et cauchemar, que 2012 et 2002 se rejoignent par une montée en force des mamelles "absention" et "extrémisme", dûment nourries par une manière dangereuse de voir la politique par des Royal & Sarkozy... Ma crainte n'est sans doute pas fondée. Mais la désaffection de la politique de la part de ceux qui se sont réveillés en 2007, motivés par ceux aujourd'hui qui les dégoutent, risque de faire mal. De se voir aux prochaines européennes déjà. Et attention les élections locales de 2010.

On passe rapidement sur le blog d'Action Républicaine qui recense la triste liste des promesses non tenues par Nicolas Sarkozy... Je me console et m'effraie tout autant en imaginant que celle des promesses non tenues par une Royal si elle avait été élue en 2007 aurait été au moins aussi fournie... Pour revenir à de la politique politicienne...

Les médias parlent d'une nomination du porte parole de l'UMP Frédéric Lefebvre pour être secrétaire d'état à l'économie numérique. En remplacement de l'incarnation de la sincérité et fidélité en politique, le fiable Eric Besson.
C'est un tableau inquiétant, d'un homme totalement au main de lobbies en plus d'être incompétent sur le sujet, que nous livre Authueil, sur son blog. Ce serait le signe, pour Autheuil, d'une "reprise en mains assez brutale" de ce monde assez libre finalement, qu'est l'Internet.
Et quelque part un sujet sur lequel il faudra être vigilant.

Que cela ne nous empèche pas de passer une bonne année quand même. Et d'être heureux. C'est le plus important, être heureux.

Mon année 2008...

Ce billet sera très axée sur ma modeste personne, désolé d'avance. Billet personnel, mon année 2008. Avant de passer à 2009.
Quelque part, ne soyons pas dupes. Mon année 2008, elle pourrait être celle de pleins de personnes. De pas mal de bloggueurs aussi, abreuvés quotidiennement par les articles quotidiens de Libé, du Figaro, de l'Equipe... Et nourris aux billets de ses copines et copains bloggueurs, qu'ils soient libéraux, du centre, du left depuis longtemps ou pas, des kiwis qui renaissent en cette fin d'année, de Paris, de Marseille, ou des bons Enfants.

Finalement, une année qui est ce qu'elle est... En photo, et en musique. Comme toujours. Une musique de Yuki Kajiura, encore... Seijaku wa Headphone est le doux titre de ce chant tiré des CD de Gundam Seed... Vous qui passez ici, vous devriez commencer à la connaitre, Yuki Kajiura...
Et vous qui passez ici devait aussi commencer à connaitre Roquemaure... Mon village. Celui de ma grand-mère avant. Maintenant le mien. Roquemaure, cela aura été le leitmotiv de 2008 pour moi. Une conquête. Un ami qui est maintenant maire ce village. Maire de chez lui. Rien que pour ça je suis heureux.
Ma seule larme de 2008 aura été ce soir d'élection. Il pleuvait. Marseille gagnait au Vélodrome contre Saint-Etienne. Il pleuvait. Ca dépouillait. Et c'est passé du premier tour. Mon ami Guy, pas encore Maire, était calme, serein. Dans la journée, il était entré dans ses nouveaux habits, des choses qui se voient. Une personne que l'on a connu enfant, parce qu'il nous a appris à nager, change. En un weekend. Il grandit, il s'illumine d'une sorte d'aura qui fait qu'un homme est à un moment important de sa modeste existence.

Le soir, il gagnera. Contre ceux qui pensaient que jamais un employé communal ne pouvait être plus. Contre ceux qui pensent que le poste d'élu (maire, député...), ça ne se gagne pas quand on est pas quelqu'un de la haute... Pour certains, on né quelque chose, on ne le devient pas...
Ce 9 Mars 2008 est pour l'instant un des plus beaux jours de ma vie. Aussi parce que c'est quelqu'un que j'aime vraiment, au delà de considérations politiques ou partisanes, qui gagne. Et qui est heureux.
Il y en aura d'autres, des beaux jours dans ma vie... J'espère.

Roquemaure, mon village. Une photo plus haut, de la fête de la Saint Valentin. J'aime cette fête... Enfin, je l'aime depuis peu de temps. On a tous une histoire personnelle, et la mienne avec la Saint Valentin est ce qu'elle est... Parce que quand on est un peu seul, ou quand certaines petites douleurs sont ce qu'elles sont, le 14 Février n'est pas un moment adorable...
Mais quand on est bien, heureux, serein, et quand on vient en pays gardois, c'est un beau et bon moment...

Février 2008, ça sera un moment assez spécial pour moi. Une campagne électorale dans laquelle je commence à prendre ma place. Je crois qu'il aura fallu que je fasse certains deuils pour prendre totalement part à l'aventure. Je ne le regrette pas...
Professionnellement, des périodes assez troubles. Mon chef de projet n'a pas encore été débarqué (d'une manière scandaleuse) par nos nouveaux supérieurs hiérarchiques. Mais ma "mutation" qui n'en est pas une de se présente pas sous les meilleurs auspices. Ou alors comment avoir certaines habitudes professionnelles pénibles : une première année magnifique, suivi d'une deuxième cauchemardesque...

Enfin, professionnellement, cela m'aura donné l'occasion en Février d'une balade en Allemagne. Je ne connais pas l'Allemagne. Et de Francfort à Eirdheim, petit village de quelques centaines d'âmes, j'aurais pu constater combien de part et d'autre du Rhin, les tissus industriels sont différents.
Qu'on cesse de parler des 35 heures pour justifier la faiblesse des exportations en France. Si on a rien à vendre, que l'on travaille 35 ou 40 heures, on aura une balance ridicule. Les allemands ont pléthores de petites "manufactures", ils produisent. En France, on a beaucoup d'idée. Combien d'usines ?

En plus, en Allemagne, je trouve que cela donne des jolies photos.
Mars 2008, ceux sont les élections. On en a parlé. C'est une période professionnelle âpre et dure pour moi... Donc fin Mars, avant les premiers conseils municipaux et intercommunaux (dont celui qui m'offrira une vice présidence dont je suis assez fier), on part en vacances...
Au départ, on devait partir loin. En Egypte, en Corse, je ne sais pas... Finalement, ça sera à Orciere Merlette, à l'appartement de papa maman. Et on skiera, et ça fait du bien.

Et profitez de la seule et unique photo de moi non trafiquée que vous aurez sur mon modeste blog. Je laisse à d'autre aimant leurs visages et leurs êtres d'afficher en long et large sur leurs blogs. Moi, je ne me trouve pas suffisamment de charme pour vous infliger ma personne :)

L'été a mis du temps à arriver, un temps de merde en Juin. Mais le printemps fut ce qu'il fut. Je parlais plus haut de Roquemaure, mais c'est un peu le fil directeur de cette année. Première cérémonie, celle du 8 Mai, de mon nouveau Maire. Pour moi, c'est un nouveau monument aux morts. C'est plus grand, tout est plus grand. J'arrive dans un village 5 fois plus grands que celui d'où je viens, fatalement ça se ressent, sur beaucoup de choses...

Une année où la soif de rupture avec un peu tout, et surtout avec nos traditions républicaines, aura vu la naissance d'un rapport. Un nouveau, un énième. Des rapports, y en aura eu un paquet. Des commissions aussi, qui diront qu'il faut créer de nouvelles taxes... un étranger qui passerait par là croirait que c'est la caricature d'un gouvernement socialiste, mais non...
Donc un rapport dit qu'il faut moins de cérémonies. Tant qu'ils nous laissent le 8 Mai, le 14 Juillet, et le 11 Novembre... (soupir)
Les vacances... Mes parents ont un appartement à la montagne. Ma belle famille a cette petite maison familiale dans le Forez. Un village au nom improbable. Dans lequel j'ai des souvenirs d'étudiants, de beuverie aussi. Et dans lequel j'aime à aller me reposer. On y aura été trop peu cette année. A y remédier l'an prochain...
Mais quand même, j'y pense... Y a t'il une borne WiFi à Saint Hilaire Cusson la Valmitte ?

Toujours le mois de Mai. Les weekends étaient l'occasion de partir, de prendre le large. Petite balade en voilier avec mon ancien maire... J'aime bien cette photo.
Nous sommes en Juin. Derrière Vanille, une télé. Et un match de l'Euro 2008. Doit on y revenir dessus ? J'aime les Pays Bas, ils se font sortir contre des jolis Russes. Et Raymond Domenech, et cette triste équipe de France.

Je n'ai jamais apprécié les choix et la manière d'être de Raymond Domenech. Je ne vais ma m'auto-linker : tapez Domenech dans le barre Google en haut, et vous verrez tout ce que je pense de cet homme. De sa manière de privilégié en sélection des jeunes mercenaires moralement contestables, à des joueurs professionnels. De son goût immodéré, et je trouve détestable, de la provocation. De celle de prendre tout le monde pour des idiots. Quand ce n'est pas provoquer l'insulte. Nos amis italiens s'en souviennent...

Cela aura été la récompense de l'échec, par une Fédération Française illégitime et incapable. Domenech reste sélectionneur, Escalettes reste président. La médiocrité triomphante, elle est belle cette France...

Je préfère la France de mon 14 Juillet à Roquemaure. Repas Républicain...
Cette année, des ballons tricolores se sont envolés depuis la place de la Mairie. C'était joli. C'était le vrai début de l'été...

Un été qui nous aménera dans le Périgord corrézien et dans la pays basque. Deux photos qui suivent : Montbazillac et son chateau, puis Bayonne au soleil couchant.

J'ai adoré ces moments passés dans le pays basque... Quelques mois plus tard, c'est à Rome que nous partirons. Deux photos. Le célèbre Colisée. Tout en ruine. Et une photo de la plaza de Popolo. Que je trouve vraiment typique de ce voyage à Rome... Jolie ville...

Amusant. Pendant que nous étions à Rome, début Novembre, je me souviens que le monde était en train de changer avec l'élection d'Obama. Tous les bloggueurs en ont parlé, c'était LE truc. Et puis le lendemain, L'AUTRE truc. Le vote des motions du Parti Socialiste... Qui n'ont servi à rien d'autres qu'à déchirer ce pauvre parti d'ailleurs... Tellement risible qu'on pourrait en rire, mais ça ne me fait même pas sourire...


Quelque part, un peu le sentiment que cette fin d'année a été d'une rare richesse. Personnellement, mais aussi au delà de ma modeste existence...

Une chose reste, et restera en 2009. C'est ce joli village qui m'a accueilli y a deux ans. Revenir chez soit, au bord du Rhône. Avignon et Chateauneuf du Pape sont en face. Et nous, nous sommes à Roquemaure.
Une dernière image de mon village. Parce que ça aura été le point principal de 2008, pour moi. Modeste, personnel. Mais j'avais prévenu. Un billet personnel. Demain, on recommencera à bloggueur "utile".

Ou pas, on verra...


Mon année 2008...

Ce billet sera très axée sur ma modeste personne, désolé d'avance. Billet personnel, mon année 2008. Avant de passer à 2009.
Quelque part, ne soyons pas dupes. Mon année 2008, elle pourrait être celle de pleins de personnes. De pas mal de bloggueurs aussi, abreuvés quotidiennement par les articles quotidiens de Libé, du Figaro, de l'Equipe... Et nourris aux billets de ses copines et copains bloggueurs, qu'ils soient libéraux, du centre, du left depuis longtemps ou pas, des kiwis qui renaissent en cette fin d'année, de Paris, de Marseille, ou des bons Enfants.

Finalement, une année qui est ce qu'elle est... En photo, et en musique. Comme toujours. Une musique de Yuki Kajiura, encore... Seijaku wa Headphone est le doux titre de ce chant tiré des CD de Gundam Seed... Vous qui passez ici, vous devriez commencer à la connaitre, Yuki Kajiura...
Et vous qui passez ici devait aussi commencer à connaitre Roquemaure... Mon village. Celui de ma grand-mère avant. Maintenant le mien. Roquemaure, cela aura été le leitmotiv de 2008 pour moi. Une conquête. Un ami qui est maintenant maire ce village. Maire de chez lui. Rien que pour ça je suis heureux.
Ma seule larme de 2008 aura été ce soir d'élection. Il pleuvait. Marseille gagnait au Vélodrome contre Saint-Etienne. Il pleuvait. Ca dépouillait. Et c'est passé du premier tour. Mon ami Guy, pas encore Maire, était calme, serein. Dans la journée, il était entré dans ses nouveaux habits, des choses qui se voient. Une personne que l'on a connu enfant, parce qu'il nous a appris à nager, change. En un weekend. Il grandit, il s'illumine d'une sorte d'aura qui fait qu'un homme est à un moment important de sa modeste existence.

Le soir, il gagnera. Contre ceux qui pensaient que jamais un employé communal ne pouvait être plus. Contre ceux qui pensent que le poste d'élu (maire, député...), ça ne se gagne pas quand on est pas quelqu'un de la haute... Pour certains, on né quelque chose, on ne le devient pas...
Ce 9 Mars 2008 est pour l'instant un des plus beaux jours de ma vie. Aussi parce que c'est quelqu'un que j'aime vraiment, au delà de considérations politiques ou partisanes, qui gagne. Et qui est heureux.
Il y en aura d'autres, des beaux jours dans ma vie... J'espère.

Roquemaure, mon village. Une photo plus haut, de la fête de la Saint Valentin. J'aime cette fête... Enfin, je l'aime depuis peu de temps. On a tous une histoire personnelle, et la mienne avec la Saint Valentin est ce qu'elle est... Parce que quand on est un peu seul, ou quand certaines petites douleurs sont ce qu'elles sont, le 14 Février n'est pas un moment adorable...
Mais quand on est bien, heureux, serein, et quand on vient en pays gardois, c'est un beau et bon moment...

Février 2008, ça sera un moment assez spécial pour moi. Une campagne électorale dans laquelle je commence à prendre ma place. Je crois qu'il aura fallu que je fasse certains deuils pour prendre totalement part à l'aventure. Je ne le regrette pas...
Professionnellement, des périodes assez troubles. Mon chef de projet n'a pas encore été débarqué (d'une manière scandaleuse) par nos nouveaux supérieurs hiérarchiques. Mais ma "mutation" qui n'en est pas une de se présente pas sous les meilleurs auspices. Ou alors comment avoir certaines habitudes professionnelles pénibles : une première année magnifique, suivi d'une deuxième cauchemardesque...

Enfin, professionnellement, cela m'aura donné l'occasion en Février d'une balade en Allemagne. Je ne connais pas l'Allemagne. Et de Francfort à Eirdheim, petit village de quelques centaines d'âmes, j'aurais pu constater combien de part et d'autre du Rhin, les tissus industriels sont différents.
Qu'on cesse de parler des 35 heures pour justifier la faiblesse des exportations en France. Si on a rien à vendre, que l'on travaille 35 ou 40 heures, on aura une balance ridicule. Les allemands ont pléthores de petites "manufactures", ils produisent. En France, on a beaucoup d'idée. Combien d'usines ?

En plus, en Allemagne, je trouve que cela donne des jolies photos.
Mars 2008, ceux sont les élections. On en a parlé. C'est une période professionnelle âpre et dure pour moi... Donc fin Mars, avant les premiers conseils municipaux et intercommunaux (dont celui qui m'offrira une vice présidence dont je suis assez fier), on part en vacances...
Au départ, on devait partir loin. En Egypte, en Corse, je ne sais pas... Finalement, ça sera à Orciere Merlette, à l'appartement de papa maman. Et on skiera, et ça fait du bien.

Et profitez de la seule et unique photo de moi non trafiquée que vous aurez sur mon modeste blog. Je laisse à d'autre aimant leurs visages et leurs êtres d'afficher en long et large sur leurs blogs. Moi, je ne me trouve pas suffisamment de charme pour vous infliger ma personne :)

L'été a mis du temps à arriver, un temps de merde en Juin. Mais le printemps fut ce qu'il fut. Je parlais plus haut de Roquemaure, mais c'est un peu le fil directeur de cette année. Première cérémonie, celle du 8 Mai, de mon nouveau Maire. Pour moi, c'est un nouveau monument aux morts. C'est plus grand, tout est plus grand. J'arrive dans un village 5 fois plus grands que celui d'où je viens, fatalement ça se ressent, sur beaucoup de choses...

Une année où la soif de rupture avec un peu tout, et surtout avec nos traditions républicaines, aura vu la naissance d'un rapport. Un nouveau, un énième. Des rapports, y en aura eu un paquet. Des commissions aussi, qui diront qu'il faut créer de nouvelles taxes... un étranger qui passerait par là croirait que c'est la caricature d'un gouvernement socialiste, mais non...
Donc un rapport dit qu'il faut moins de cérémonies. Tant qu'ils nous laissent le 8 Mai, le 14 Juillet, et le 11 Novembre... (soupir)
Les vacances... Mes parents ont un appartement à la montagne. Ma belle famille a cette petite maison familiale dans le Forez. Un village au nom improbable. Dans lequel j'ai des souvenirs d'étudiants, de beuverie aussi. Et dans lequel j'aime à aller me reposer. On y aura été trop peu cette année. A y remédier l'an prochain...
Mais quand même, j'y pense... Y a t'il une borne WiFi à Saint Hilaire Cusson la Valmitte ?

Toujours le mois de Mai. Les weekends étaient l'occasion de partir, de prendre le large. Petite balade en voilier avec mon ancien maire... J'aime bien cette photo.
Nous sommes en Juin. Derrière Vanille, une télé. Et un match de l'Euro 2008. Doit on y revenir dessus ? J'aime les Pays Bas, ils se font sortir contre des jolis Russes. Et Raymond Domenech, et cette triste équipe de France.

Je n'ai jamais apprécié les choix et la manière d'être de Raymond Domenech. Je ne vais ma m'auto-linker : tapez Domenech dans le barre Google en haut, et vous verrez tout ce que je pense de cet homme. De sa manière de privilégié en sélection des jeunes mercenaires moralement contestables, à des joueurs professionnels. De son goût immodéré, et je trouve détestable, de la provocation. De celle de prendre tout le monde pour des idiots. Quand ce n'est pas provoquer l'insulte. Nos amis italiens s'en souviennent...

Cela aura été la récompense de l'échec, par une Fédération Française illégitime et incapable. Domenech reste sélectionneur, Escalettes reste président. La médiocrité triomphante, elle est belle cette France...

Je préfère la France de mon 14 Juillet à Roquemaure. Repas Républicain...
Cette année, des ballons tricolores se sont envolés depuis la place de la Mairie. C'était joli. C'était le vrai début de l'été...

Un été qui nous aménera dans le Périgord corrézien et dans la pays basque. Deux photos qui suivent : Montbazillac et son chateau, puis Bayonne au soleil couchant.

J'ai adoré ces moments passés dans le pays basque... Quelques mois plus tard, c'est à Rome que nous partirons. Deux photos. Le célèbre Colisée. Tout en ruine. Et une photo de la plaza de Popolo. Que je trouve vraiment typique de ce voyage à Rome... Jolie ville...

Amusant. Pendant que nous étions à Rome, début Novembre, je me souviens que le monde était en train de changer avec l'élection d'Obama. Tous les bloggueurs en ont parlé, c'était LE truc. Et puis le lendemain, L'AUTRE truc. Le vote des motions du Parti Socialiste... Qui n'ont servi à rien d'autres qu'à déchirer ce pauvre parti d'ailleurs... Tellement risible qu'on pourrait en rire, mais ça ne me fait même pas sourire...


Quelque part, un peu le sentiment que cette fin d'année a été d'une rare richesse. Personnellement, mais aussi au delà de ma modeste existence...

Une chose reste, et restera en 2009. C'est ce joli village qui m'a accueilli y a deux ans. Revenir chez soit, au bord du Rhône. Avignon et Chateauneuf du Pape sont en face. Et nous, nous sommes à Roquemaure.
Une dernière image de mon village. Parce que ça aura été le point principal de 2008, pour moi. Modeste, personnel. Mais j'avais prévenu. Un billet personnel. Demain, on recommencera à bloggueur "utile".

Ou pas, on verra...