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Sarkozy a parlé. Fillon plus tard. Et Marseille est toujours là...

... voilà en quelques mots le résumé de ce dimanche soir, et de mon billet (d'où la photo : Sarkozy, et Marseille sur la même image... Vous comprenez ? Non ? Moi non plus remarquez...)

Hier soir, Nicolas Sarkozy parlait en même temps que Laurent Blanc (invité au Canal Football Club). J’ai donc zappé, privilégiant le "cousin" gardois… Pendant une page de publicité sur la chaine du football et du SAV, je suis revenu sur I Télévision où j’ai donc vu et entendu Nicolas Sarkozy parler du monde et de son remaniement ministériel.
Je ne ferai pas grands commentaires. Sur la forme, j’ai trouvé que c’était filmé bien près. Et ce qui m’a sauté aux yeux hier soir était le coté vieilli, fatigué (pas usé, pas encore) du Président. Rides, cheveux blancs… Cela m’a marqué. Plus cette forme que le fond...

J'ai aussi relevé le twitt très juste de Guy Birenbaum : « Donc le Président ne fait même plus semblant de nommer des ministres sur proposition du Premier ministre ». Ben oui… Le premier ministre, François Fillon, il était où ce weekend ?

Je l’ai retrouvé ce matin sur RTL. D’habitude, je suis déjà arrivé au bureau quand Jean-Michel Aphatie donne son interview matinale. Ce matin, la fatigue et un weekend pas évident aidant, je n’étais pas encore parti de chez moi quand elle commença. J’ai donc pu entendre François Fillon, que je n’ai pas trouvé très ni percutant, ni très convaincant.

Pour autant, je suis d’accord avec lui sur sa vision de l’affaire Michelle Alliot-Marie. Tel que je l’ai déjà exprimé, je pense qu’elle a commis une grande faute politique avec son manque de vision et de compréhension des épisodes au Maghreb. Derrière, les histoires de balades en avion ne sont pour moi pas le plus important. Moins, en tous cas, que sa défense pitoyable et sa propension à s’enfoncer à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche.
Problème moral je ne sais pas. Problème politique clairement. Elle aurait du partir d’elle-même. Elle aurait évité le lynchage dont elle a été l’objet, et elle en serait sortie grandie. Au moins une fois de sa carrière politique, cela n’aurait pas été un luxe…

Un mot quand même sur le départ d’un des pires ministres de l’intérieur de la Veme République… Je suis heureux de voir enfin sorti du gouvernement Brice Hortefeux. De la Sarkozie historique, beaucoup sont partis (Woerth, Estrosi, Hortefeux maintenant…), il reste Besson et Morano (silencieux en ce moment). On voit de plus en plus sur le devant de la scène des Baroin (que je trouve assez bon) ou Juppé. A suivre…

Après, pour moi l’information du weekend n’était pas là. C’était la belle victoire à l’arraché des marseillais à Nancy, suivi d’un match Lille – Lyon que j’aurais suivi avec un verre de vin et un cigare à la main, sans stress et avec plaisir : quelque soit le résultat, il était bon pour mon OM, qui a son destin entre les mains à présent. Si Marseille gagne tous leurs matchs, ils seront champions de France : c'est simple le football des fois...

Et je conclurai par les mots toujours agréables de l’excellent René Malleville : « André Ayew et Steve Mandanda, respect ! ». J’ajouterai juste « merci »…

La différence entre Sarkozy et Obama...

Je pourrais parler politique ce matin... Observer la gauche scandalisée que la droite fasse campagne. Observer la droite hurler devant les interdictions, dont certaines orchestrées par la droite... Observer une certaine gauche réticente à une candidature DSK. Relayer, ou pas, des pétitions diverses et variées... Faire suivre l'appel pour les restaurant du cœur...

Je pourrais faire tout ça... Mais j'ai juste envie de faire suivre une bêtise, reçue ce matin par un ami via mail... La différence entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama. Ça m'amuse...

Le reste, c'est pour moi un état grippal qui ne cesse de se dégrader, et qui fait que je passerai la journée dans le canapé... Avec un dos qui me fait hurler, un début de sciatique, comme à la belle époque...

Enfin, j'ai de la chance. Ce matin, un fichier crcdisk.sys était défectueux sur mon ordinateur, et j'ai eu un mal de chien à le faire démarrer... Heureusement que Dell met sur ses PC des outils de récupérations efficaces...

Je retourne me coucher. Vous me raconterez, d'accord ? Merci...

Pas vu, pas regardé. Et j'ai loupé un demi-milliard d'euros...

Je m’en suis voulu ce matin. Hier soir, je n’ai pas regardé notre Président. Oh, rien de volontaire. Pas non plus cette démarche militante un peu bête qui veut que « le Président qui n’est pas de notre camp parle, on boycotte screugneugneu ». Non, rien de tout ça. Mais je n’ai pas regardé…

Pour vous raconter ma soirée, elle a été banale. J’ai essayé de rentrer tôt pour courir une demi-heure à la sortie du boulot. De 17h30 à 18 heures, avec le brouillard qui aura duré toute la journée, et cette humidité qui m’évoque davantage le Centre que ma Provence, c’était pas agréable. Mais bon…
Ensuite, arrivé à la maison, mon papa était toujours là, à combattre une nouvelle hôte qui ne voulait pas s’installer. Ah oui, j’ai oublié de vous raconter : j’ai une nouvelle cuisine. Donc hier soir, on terminait de ranger les placards…

Le temps de boire un pastis (pour le papa), une bière (pour le faucon) et un jus de pomme (pour la Falconette, ben oui je vous raconterai), c’était déjà 20 heures. J’avais mis les chaines infos en fond sonore, mais j’avoue qu’attendre le prochain évènement qui n'a finalement pas eu lieu en Egypte me gonflait. J’ai donc zappé sur les spécialistes football de Canal Plus, qui décryptaient le France – Brésil de la veille…
Un repas frugal (jambon blanc et chou fleur braisé) devant Aimé Jacquet (amen) et Roger Lemerre, et 21 heures arriva, en même temps que mon pyjama… Deux épisodes de l’animé récent Hakuouki Shinsengumi (un dessin animé avec des samouraïs androgynes qui feraient hurler les jeunes filles, un peu vampires sur les bords, et très beau), quelques pages d’un roman de Thierry Serfaty découvert y a pas longtemps, et extinction des feux à 22h30…
Soirée d’un jeudi soir somme toute tranquille. Où j’avoue, j’ai complètement oublié d’écouter Nicolas Sarkozy… Pourtant, en tant que citoyen, ça m’aurait intéressé.

Alors bon, on n’écoutera pas, ou rapidement, les réactions des politiques ce matin. Caricaturales comme toujours. La gauche condamne et hurle, la droite se pâme jusqu’au durcissement du chichi, l’extrême droite vomi. Je pourrais ressortir les anciennes réactions, ceux sont les mêmes… Je suis passé ce matin sur une réaction d’Elisabeth Guigou à la télé, dont le voisin d’Avignon que je suis continue à se demander comme elle peut oser continuer à donner des leçons à la télé (et comment le PS peut continuer à la mettre en avant…). Mais ça c’est du HS, l’UMP donne bien des micros à Nadine Morano et Dominique Paillé, alors pourquoi pas remarquez…
Et coté journaux d’opinion, j’imagine qu’à coté d’un Figaro tremblant et transpirant de plaisir, l’Humanité et Libération hurleront à la mascarade. Rien de nouveau dans notre beau pays…

Non, il parait que j’ai loupé un truc chiantissime.

J’écoutais ce matin Christophe Jakubyszyn (difficile à écrire son nom) sur RMC. Il moquait, à juste titre, ce cirque où d’interview il n’est pas. J’ai déjà suffisamment parlé de cette forme d’ « interview » présidentielle, datée et insupportable : ne peut on pas considérer tous les hommes politiques tels qu’ils soient (présidents, présidentiable, ou pas), de la même manière, sans faire ces salamalecs à la mord moi le zouzou ?
Christophe Jakubyszyn relevait la seule annonce. Un demi-milliards de plus pour l’emploi. Qu’on piquera dans des caisses déjà pleines de trou, mais ce n’est pas grave. Merci, au revoir.

J’ai cru entendre ce matin à la radio un méa-culpa de la part d’un Président sur l’insécurité (qui valide le commentaire de la distinguée Rachida Dati : quelque chose n’a pas marché contre la délinquance), et une confirmation qu’il ne touchera pas à la plus-value de la vente de la résidence principale (ça ne me dérange pas). J’ai entendu aussi parler de financement de la dépendance, et des pistes que je trouve ahurissantes (suppression d’un jour férié ? nouvelles taxes ?), mais on en reparlera.

Pour l’instant, j’ai pondu un billet sur quelque chose que je n’ai pas vu, sur quelque chose qui ne m’intéresse pas plus que ça… Non, décidément, je progresse question blogage…


Alors si vous voulez lire quelque chose d’intéressant, allez voir plutôt en Lozère chez Gabale. Un billet sur la représentativité très imparfaite de nos assemblées. Éléments de réponse d’une chaine lancée par notre ami Homer. On en dissertera dessus plus tard.

Daniel Cohn-Bendit a un avis sur 2012. Moi pas trop...

Romain me demande mon avis sur des propos de Daniel Cohn-Bendit, qui envoie du bois (vert bien sur) : « Je ne vois pas la gauche gagner et je ne vois pas Sarko gagner ! Sarko est fort et en face, on peut tout faire pour un suicide politique collectif de grande ampleur ». Et avait conclue en expliquant qu’à son avis, DSK serait le meilleur candidat pour la gauche (quel scoop).
Et donc mon copain de Lyon me demande que je réfléchisse dessus…

Avant que je réponse à sa question, je vais répondre à Romain, sur un point qui m’a contrarié. « Je vais transmettre la question à des blogs de droite pour qu’ils me donnent leur avis » qu’il conclue son billet. Avec lien vers ma maison sur le mot « droite ». Non.
Que j’ai plutôt une sensibilité de droite, et qu’on le dise, ça ne me dérange pas. J’ai rarement voté à gauche depuis que j’ai 18 ans. Et il est fort probable que cela continue ainsi. Mais je refuse l’idée que mon blog soit qualifié « blog de droite ». Il n’a pas à être étiqueté. C’est mon blog personnel. Je parle parfois de politique dedans, mais je ne milite pas (et si je devais le faire, pour qui cela serait ?). Et je refuse cette identification là. Blog de droite non. Blog de quelqu’un qui partage des valeurs qui sont plus à droite qu’à gauche, oui. C’est différent.
C’est mon avis, ça méritait un paragraphe.

A la question de Romain, donc, que puis je penser des propos de Cohn-Bendit ? Franchement, je n’en sais rien. Dans une autre chaîne, l’Hérétique me demande un pronostic pour les élections de 2012, que puis j’en savoir ? Je n’arrive pas à savoir, politiquement, ce qu’il se passera chez moi la semaine prochaine, alors comment puis je prétendre imaginer ce qui se passera dans 15 mois en France ?

Daniel Cohn-Bendit ne voit pas Sarkozy gagner en 2012, et il ne voit pas la gauche non plus, alors il voit qui ? Le centre arriver en force et tout balayer sur son passage ? Fillon, Morin, Villepin qui raflent la mise ? Pas Marine le Pen quand même ?
Aujourd’hui non plus je ne vois pas Sarkozy gagner. Mais je me souviens qu’en janvier 2001, avant des municipales catastrophiques pour la droite, je n’aurais jamais imaginé Chirac réélu un an plus tard contre un Jospin que j’imaginais imbattable. Alors aujourd’hui, dire que Sarkozy a perdu d’avance, ça me parait très incertain…

Daniel Cohn-Bendit ne voit pas non plus la gauche gagner en 2012. Bon… En ce qui me concerne, plus qu’une prédiction, j’aurais plutôt le souhait que la gauche de Royal, Montebourg, Peillon, même celle d’Aubry qui aura insulté le languedocien de droite que je suis pendant les régionales l’an passé ne gagne pas en 2012… (phrase de 42 mots, je ne me félicite pas).
Pourtant, en prédiction, j’imagine que le candidat en face de Sarkozy, tel qu’il soit, aura une grande chance de l’emporter. Parce que la détestation dont fait l’objet le président actuel pourrait faire que…

Je relève quand même l’idée de « suicide collectif ». Il y a toujours cette idée que si son camp perd avec violence, la reconstruction pourrait faire surgir quelque chose de neuf, de positif, dans lequel l’ambitieux pourrait prendre place. Je ne suis pas sur, par exemple, qu’un Montebourg, un Valls, un Melenchon, ou même une Royal si elle n’est pas candidate, voient d’un mauvais œil une défaite violente du PS aux présidentielles. De même qu’à droite, une défaite de Sarkozy ouvrira des perspectives délicieuses à certains ambitieux du fond de la salle…
« Suicide collectif », oui… Juste la nature humaine qui ne déteste pas la défaite quand elle emporte avec elle ses rivaux du même camp… La nature humaine et la politique, d’autres points sur lequel il y aurait bien à dire…

Enfin, DSK serait le seul à pouvoir gagner ? Je le sais de moins en moins... Est-ce que sa vision de la société, avec les sacrifices inhérents à celle-ci, sera partagée dans son camp ? DSK et Sarkozy seraient deux candidats avec chacun un bilan, qu’ils devront assumer. Ils ne pourront pas faire de promesses en contradiction avec leurs actes. Seront-ils suivis ?

Finalement, je me rends compte que j’ai bien peu de choses à dire que les paroles de Daniel Cohn-Bendit. Sans doute aussi parce que je ne m’en sens pas concerné…

C’est une chaine, elle doit être transmise. Je donne le bâton à Isabelle B, à Dazibao Blues (je lui doit une réponse à son tag tiens), à Vall et au Raleur pour leur fin d’examen. Enfin à l’ami des vaches, il aime parler politique.
S'ils ont un avis plus pertinent que le mien, qu'ils foncent : la blogosphère les attend !

Ils pouvaient normalement compter sur la France...

Je n’ai pas envie de polémiquer et d’instrumentaliser bêtement et politiquement ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie. Je trouve que ce qui se passe de l’autre coté de la mer est grave, et en totale contradiction avec l’idée que je me fais d’une république et d’une démocratie apaisée et respectueuse de ces citoyens.
Je retrouvé le discours qu’avait tenu Nicolas Sarkozy le soir du 7 Mai 2007, peu après que 20 heures soit passé et qu’il ait été déclaré vainqueur de la présidentielle. Il y aurait beaucoup à dire sur ce discours, mais je ne prendrai que l’antépénultième paragraphe…
« Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d'humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu'ils peuvent compter sur elle. »
Qu’ils peuvent compter sur la France… J’ai été, pour ma part, très mal à l’aise avec des déclarations de personnalités du gouvernement, pour qui j’ai du respect et une certaines affection. Les déclarations de Frédéric Mitterrand, Michelle Alliot-Marie ou Bruno Le Maire m’ont gêné. Il ne s’agit pas la France donne à autrui des leçons de démocratie, mais déjà qu’elle condamne fermement ce qu’elle juge en contradiction avec ses valeurs…

J’ai entendu hier soir François Fillon. Je l’ai trouvé fatigué, peu à son aise. Il a déploré cette « utilisation disproportionnée de la violence »…. Disproportionnée, en effet… Mais bon… Comme on dirait du niveau de jeu de l’OM en ce moment, c’est pauvre…

Je n’ai pas la prétention de savoir comment la France devrait agir, et quelles actions elle devrait mener. Je ne peux regarder ce qui se passe de l’autre coté de la mer avec un mal au ventre véritable... Je n’ai jamais été fan d’une régime dont le pouvoir se fait élire et réélire 90% des suffrages. Et quand des gens souffrent, ça fait jamais plaisir...

La France sera au coté de ceux qui souffrent, et ils peuvent compter sur elle… Je crois que pas loin de cher nous, y en a qui attendent…

Candidat normal et attitudes républicaines normales...

L’actualité politique du jour ne m’inspire pas. Mais d’une manière générale, la politique tout court ne m’inspire pas. J’aurais pu moquer l’interview de François Hollande qui souhaite un « candidat normal pour le parti socialiste en 2012 », mais même pas… Pourtant, y aurait de quoi en écrire un billet…
Non, je me contenterai là de penser à « la candidature anormale » socialiste en 2007. Et recommander cette vidéo du Petit Journal où le journaliste s’éveille en se rendant compte que Ségolène Royal s’est peut être moqué de lui…

Il faudrait que je réponde à la question de Meclalex. Il me demande si, tels les démocrates du Parti de gauche et du PCF, les parlementaires PS auraient du boycotter les vœux de Nicolas Sarkozy aujourd’hui…. Pour la raison que « l'emprise grandissante qu'exerce l'exécutif sur le Parlement », ben c’est pas bien. Il y a sans doute aussi le fait que le président n’est sans doute pas suffisamment de gôôche (mais attention, la vraie hein) pour leur être légitime.
Il est gentil de me poser la question. Je ne suis pas de gauche, et je suis très légitimiste. Et je respecte (ou essais) tout le monde, surtout le résultat des urnes. Il y a un Président de la République, je lui accorde une certaine légitimé, quand bien même il accumule fèves et maladresses. Je le respecte, comme je respectais l'élu Georges Frêche ou les élus communistes autour de chez moi. En tous cas davantage que je ne respecte des gens qui ne respectent pas certaines choses…

Alors oui, on trouvera toujours des arguments. « Le président n’a pas respecté ci », « il n’a pas respecté ça », « il est responsable du dévoiement de la fonction », etc, etc… Sans doute. Comme ça, ces élus égaliseront dans l’abjection, et auront montré qu’ils sont au moins autant médiocres que ceux qu’ils dénoncent…
Mais en admettant que ces huiles de la tolérance que sont les parlementaires Front de Gauche arrivent au pouvoir (ce que je ne souhaite pas), que devrons nous faire ? Je ne suis pas d’accord avec eux, avec la manière qu’ils ont de concevoir la politique et la démocratie, avec leur proposition, que devrais-je faire ?
Et tiens ? Il y a chez moi des élus issus du Front de Gauche, légitimement élu. Je n’ai pas voté pour eux, dois je leur manquer de respect ? Dois je « ne pas leur serrer la main » ?

Et en question subsidiaire, est ce que c’est vraiment la république dont j’ai envie, une où un camp refuse de parler à l’autre, sous des prétextes fallacieux, mais surtout parce qu’il est « de l’autre » ? Ais-je envie de davantage de radicalité, entre des gens qui ne pensent pas la même chose ?
Donc pour répondre à Melclalex, je répondrai que le PS fera ce qu’il souhaite. Je pense juste que, globablement, il est composé de gens moins sectaires que dans ces partis de la « vrais gauche ». Et en partant du fait que s’affirmer sans respecter l’autre nous rendait forcément plus faible, le PS montrera qu’il est un parti de gouvernement, un parti responsable.

Mais c’est évident que c’est aussi ce genre d’attitude qui me donne de moins en moins envie de parler politique sur ce blog… Pas grave, on trouvera d’autres sujets…

(ne me demandez pas pourquoi la photo du gâteau des rois, je n'en ai aucune idée...)

Mes Nicolas d'or politique de 2010...

L’année dernière, nos amis David Doucet et Vogelsong (sur musique, ou vidéo, de Gael), avaient lancé en grande pompe les Nicolas d’Or Politique de l’année 2009. J’avais envie de me refaire cette année la même chose, parce que c’était sympa, et parce que y a pas mal de chose à dire…

Nicolas d'Or de la phrase percutante, drôle, atterrante de cette année :
L’an passé, j'avais voté pour la sarkozyenne « Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts ». Je pense que cette année, avec les augmentations en rafale de TVA ici ou taxes là, nous pourrions la réutiliser…

Non, cette année j’offre le ponpon à Rachida Dati, avec deux déclarations que j’ai trouvé pas mal du tout. Bien sur, l’exceptionnel : « c’est une inflation quasi-nulle ».
Ensuite, le très bon « Je crois que quelque chose n’a pas marché dans la lutte contre la délinquance », qui fait écho aux ridicules «Nous enregistrons des résultats spectaculaires dans la lutte contre la délinquance » d’un Brice Hortefeux satisfait de lui-même…

Ensuite, parce que dans la course au profondément ridicule, le parti socialiste n’a pas été en reste, j’aime bien Ségolène Royal avec son brillant « J'ai pris des engagements avec Martine Aubry. Je ne ferai pas d'annonce intempestive avant de lui en avoir parlé avant », 15 jours avant sa déclaration de candidature…

Le "Nicolas d'or" du fantôme politique de l'année :
J’avais voté François Bayrou l’an passé. Je lui réitère mon vote, quelle franche déception…
Sinon dans le genre « brochet », pour reprendre une expression typique de Moscato, le donneur de leçon tapageur parachuté de début de l’année, Vincent Peillon, a bien été ridiculement silencieux le reste de l’année. Bah, je n’en pleurerai pas.


Le "Nicolas d'or" du coup d'éclat politique de l'année :
Je pense que, de très loin, les coups d’éclats de Jean-Luc Mélenchon le mettent loin devant. Bon, je trouve que c’est régulièrement avec une vulgarité qui ne rehausse pas le niveau de la politique qu'il détonne, mais il existe, il fait parler… Non, belle année pour le peut être futur ministre de Strauss-Kahn (bah oui, pour des bonnes places on se rassemblera, hein ?)...

Le "Nicolas d'or" de l'arnaque économique de l'année :
Les taxes régulières, qui arrivent ou augmentent ci et là. Et, à venir, un après 2012 qui va être, je pense, d’une violence rare pour les classes moyennes… Mais puisque les socialistes portugais et espagnol l’ont fait…

Sinon Hadopi est en route, et la Sacem veut encore augmenter les taxes pour les "ayants droits" (soupir...).

Le "Nicolas d'or" du bide politique de l'année :
L’UMP officielle sarkoziste. Des élections régionales minables, un remaniement où le sarkozisme a pris la porte dans les dents, une affaire Bétencourt par-dessus le marché, et des portes paroles qui ne rendent pas service à la politique… Morano, Bertrand, Lefebvre… Une brochette difficile à avaler...
Et cerise sur le gâteau, le FN va mieux, il vous remercie…

Le "Nicolas d'or" du coup de pelle de l'année :
Marie-Anne Montchamp, qui insulte Sarkozy le mercredi et se retrouve sur la photo du gouvernement le mercredi suivant. Dans le genre « je prends les électeurs et les gens d’une manière générale pour des cons, et je donne une image détestable de la politique », elle aura été championne toute catégorie…
Si on veut continuer à écoeurer les gens de la classe politique, c'est cette dame souriante et fière d'elle là qu'il faut continuer à mettre en avant dans les médias.


Le "Nicolas d'or" du blog politique (et tenu par un politique) de l'année : je n’en ai pas lu. Mais j’ai suivi les aventures numériques des sympathiques députés Lionel Tardy ou sénateur Alain Lambert.

Disons que c’est une chaîne que l’on va relancer. Donc outre les sympathiques organisateurs de l’an passé, cités en début de billet, je propose à ces nouvelles rencontres de cette année de jouer à ce jeu. Je suis sur que Vallenain, le raleur, Europolitique, LG, Philippe Meoule, Eric de Marseille Mulhouse, Melclalex, Yann ou encore FCB.

Et cela va de soit que si les papas de la cérémonie de 2009 veulent également jouer, ainsi que les autres cités (Nico, Gael), et bien amusons nous !

A propos du vote utile... (aussi à droite)

Il y a quelques chaînes qui se baladent en ce moment sur le net. Elles ne me sont pas parvenues. Rien de scandaleux.
Même normal pour une des chaînes, puisque la blogosphère de gauche s’interroge elle-même. Avec une question claire : « oui ou non le vote utile ? ». Au premier tour de la présidentielle de 2012, cela s’entend… Avec toujours ce spectre du 21 Avril 2002 chez certains, avec pléthores de candidats de gauche au premier tour. Et on connaît la fin de l’histoire…
L’électeur de droite, ancien RPR, aurais pu être concerné par ce moment. Jeune conseiller municipal, j’ai voté, ce 21 Avril 2002, vers 17h30. C’était une belle journée. Nous étions, avec cet ami qui deviendra le maire de mon village et qui me manque aujourd’hui, allés faire le tour des bureaux de vote de mon canton. Une semaine plus tard, je passerai un superbe weekend au bord du Lac Léman, dans ce pays de Gex qui marquera profondément mon existence, notamment sur le web. Mais c’est une autre histoire…
Revenons à ce moment du vote. A ce moment, je suis déjà profondément opposé à la création d’une UMP monolithique. Je fais mienne la phrase de François Bayrou à Toulouse : « quand tout le monde pense la même chose, plus personne ne pense plus rien ». Je me souviens des sifflets d’une salle conditionnée et bien militante… Et donc j’ai un choix. Voter pour Jacques Chirac, piètre président de la République, chez d’une droite en lambeau, ou apporter ma voix à François Bayrou, voire à Alain Madellin.

En début de journée, j’aurais voté Bayrou. J’ai d’ailleurs voté UDF durant tous les premiers tours de la mandature 2002 – 2007. Mais j’ai voté Jacques Chirac. Parce que la balade dans les bureaux de vote m’a fait peur. Je voyais un Jospin Le Pen au deuxième tour, et j’ai eu peur. J’ai eu tort je crois, et si demain je devais être à nouveau devant cette possibilité, je n’aurais pas le même vote. Ce jour là, j’ai fait un « vote utile », pas un vote du cœur. Je ne referai sans doute pas pareil…

Parce que pour moi je ne crois pas que le camp d’en face soit forcément pire que le supposé mien. Je me souviens de l’exemple Georges Freche, aux élections régionales précédentes. J’ai souvent mis en avant l’insupportable hypocrisie de ce PS, qui fracassait Frêche officiellement, ses déclarations, sa manière de concevoir la politique, mais qui s’accommodait très bien que ce soit lui plutôt que « le camp d’en face ». J’ai dénoncé ce racisme politique de Martine Aubry, et de ceux qui pensaient qu’il était mieux que les postes soient occupés par des gens que l’on vomi, mais qui sont « de notre bord ». Plutôt que ceux « du bord d’en face », forcément sentant mauvais sous les bras.

Demain il y aura des élections présidentielles. A droite, j’aurais probablement le choix. Sarkozy, Borloo, Bayrou (qui est de droite), DupontAignan, un chasseur, Villepin… Je ne pense pas que tous partiront, mais il y aura probablement, en plus de Bayrou, deux choix à droite. Le « vote utile », Sarkozy, parce qu’il a le plus de chance d’être au second tour. Et un autre, qui tiendra un discours, qui défendra une position. Et bien demain je verrai.
Et si mon vote doit éliminer Sarkozy du deuxième tour ? Et bien je m’en moque. Tant pis pour lui s’il n’a pas réussi à me convaincre pour que je vote pour lui au premier tour. J’ai envie de voter avec mon cœur (si c’est possible, s’il y en a un qui me le fait vibrer), et pas par calcul. C’est ma position, on verra ce que cela fera.

Que je vote pour un candidat de gauche au premier tour me demande t’on dans l’oreillette ? Aujourd’hui c’est peu probable. Aussi parce que je me souviens des déclarations de Martine Aubry, entre durant l’élection régionale chez moi, qui m’ont touché, un peu insulté. Si c’est Ségolène Royal, je la considère pire et plus nuisible que Nicolas Sarkozy. Enfin, je ne pense pas que la République sera davantage sauvée avec des gens qui trichent sur un scrutin interne chez eux qu’avec ceux de l’UMP officielle.
Si c’est Dominique StraussKahn par contre ? Je verrai avec qui il compte gouverner.

Enfin, je dis ça aujourd’hui, on verra bien demain…

Chic ! Nicolas Sarkozy a dérapé...

C’est un rituel pour certains. L’attente d’un dérapage… Dans le camp de l’UMP évidemment (taisons les insultes et phrases lamentables prononcées à gauche, ni discréditons pas ceux que l’on soutient non plus). Et là, c’est festival, champagne, fromage et dessert, cognac et verveine… Nicolas Sarkozy insulte un journaliste. Youpi !

Les faits, rapportés brutalement ? Nicolas Sarkozy traite un journaliste de pédophile. Ah oui, quand même… Bon, c’est pareil qu’avec un Mélenchon, un Montebourg, un Peillon ou un Frêche, il y aurait toujours un militant zélé qui viendra avec la sacro-sainte phrase : « il faut remettre la phrase dans son contexte ». Il n"aurait pas forcément tort...
Le contexte, c’est Karachi. Ca aussi il faudra en reparler. De l’obstruction du gouvernement pour donner accès à des documents qui permettrait de faire de la lumière, mais aussi de cette instrumentalisation que je trouve nauséabonde et fétide de cette affaire dramatique. Enfin, c’est un autre sujet. Là on parle du « dérapage du président ».

CC (qui remarque qu’à présent c’est Bigard et non Guaino qui écrit les textes de Sarkozy) relate l’intégralité du propos. Et met en avant le coté « second degré » de la réplique du Président. « Vous êtes un pédophile, j'en ai l'intime conviction, j'ai vu les services secrets mais je ne vous dirai pas lesquels, j'ai vu quelqu'un mais je ne vous dirai pas qui c'est, et c'était oral… »

Personnellement (mais ce n’est que mon avis), je trouve ça lourd, grossier, et pas brillant. Je trouve que dans la bouche d’un Président de la République qui se veut « nouveau », c’est nul. Je n’imagine pas ça dit dans la bouche de Giscard, Chirac, Mitterrand (je ne parle pas de Pompidou ou de Gaulle…). Mais je trouve que ça ne mérite pas ce buzz qui commence (et auquel je contribue...). Et me dis que pour s’opposer au chef de l’Etat et promouvoir (de fait) ses petits copains de l’opposition, il y aurait peut être des angles d’attaque plus profitables. Plus nobles aussi, ça éviterait de travestir parfois la vérité pour l’arranger à sa douce sauce…

Yann remarque que Sarkozy se berlusconise. Il a raison, mais pour moi, ça ne date pas d’hier. Je l’ai toujours qualifié de représentant d’une droite berlusconobushiste, mot qui ne veut rien dire mais qui est le plus proche de ce que je ressens. Sur cette phrase, je trouve plutôt que Sarkozy se rapproche d’un Lefebvre, ou de ces personnalités de gauche qui manient l’insulte et la violence verbale tout en donnant des leçons de morale politique…
Mais en tous cas, qu’il est bien loin de ce que l’on est en droit d’attendre d’un Président, en terme de comportement. Ca plaira à certains. Moi, je trouve ça dommage…

Nicolas Sarkozy a parlé... les autres aussi ! (caricatures suite)

Je n'ai pas regardé. J'ai regardé à la place un merveilleux documentaire sur la lune (c'est vrai plus). Savez-vous que ce satellite a la taille d’un quart de terre, ce qui en fait en proportion le satellite le plus gros du système solaire ? Vous vous en moquez ? Bon…

Je suis allé voir chez Nicolas un peu ce qui a été dit hier. Il fait un résumé rapide, sans plus de commentaires… Sur les blogs de gens de gauche que je connais, fatalement la désillusion apparait, mais l’inverse m’aurait surpris… Restons dans la caricature jusqu’au bout remarquez, la politique est ainsi faite. Les militants et gens de gauche hurleront à la déception (déçu… les pauvres, comme s’ils en avaient attendu objectivement quelque chose…), et les militants et sympathisants UMP sarkozyste applaudiront et se féliciterons d’avoir un chef tel que lui. C’est la force des choses…

Une question que je me pose, comme ça… Pour savoir objectivement ce qu’il s’est dit, et quoi en penser, est ce sur la blogosphère qu’il faut aller voir ? Est-ce chez les militants zélés du Parti Socialiste ou des partis satellites (on y revient) que nous trouverons la lumière et la vérité ? Euh… Est-ce sur les blogs des amis de Dominique Paillé (donnez moi l’adresse si ça existe) que nous trouverons les informations les plus sûres ?

Sinon, je suis quand même allé voir les réactions officielles. Comme prévu c’est à mourir de rire… J'aurais pu recopier mon billet de la veille...

Au Parti Socialiste, forcément, c’est la déception qui domine… Martine Aubry : « J'ai entendu un président de la République hésitant, je dirais déboussolé qui donne l'impression de ne pas savoir où il va ». Phrase délicieuse, de la part d’une personne qui elle sait très bien où elle va… JC Cambadélis : « Nicolas Sarkozy est dans les cordes et n’a plus de ressort si ce ne sont les commentaires de la presse. (…). On n’est plus dans la rupture mais dans la continuité. Nicolas Sarkozy se "chiraquise", en ratant l’occasion de la contrition sur ses erreurs ». On sent une intervention préparée et écrite de longue date, qui aurait également pu servir lors de la dernière, ou prochaine, intervention présidentielle… Ségolène Royal est également comme à son habitude, modérée et raisonnable « Les Français, ce soir, vont avoir de nouvelles raisons d'être en colère et même dégoûtés. J'ai trouvé un président affaibli par ses échecs, et enfin, j'ai trouvé un président qui était discrédité par ses mensonges ». Mensonges, de la part de Ségolène Royal, c’est toujours délicieux…

A droite aussi, la caricature est à son summum. Je crois que j’étais bon en pronostic hier soir, je jouerais des sous la prochaine fois… JF Copé saute de partout dans son appartement tellement il est enthousiaste : « Nicolas Sarkozy a su trouver le ton et les mots justes pour remettre en perspective et expliquer l'action que nous conduisons depuis 2007 et tracer un cap clair et ambitieux pour la suite du quinquennat ». Copier coller des interventions précédentes de Xavier Bertrand, mais ne changeons pas des lècheries qui gagnent. Dominique Paillé est tout en nuance : « L'UMP tient à saluer la détermination du président de la République et la force contenue de son message à destination des Français en fixant une feuille de route précise au gouvernement avec un calendrier de réformes détaillé empruntant une méthode de dialogue et de concertation ». Slurp slurp slurp. Les jeunes Pop n’ont peur de rien : « les annonces volontaristes de Nicolas Sarkozy sont le signe fort d'une réponse aux attentes d'une jeunesse inquiète, alors que le chômage touche près de 23% des 18-24 ans ». Slurp slurp slurp encore.
Et le dernier, on l’a retrouvé, enfin : Frédéric Lefebvre ! « On a un président de la République qui, une nouvelle fois, a donné l'image d'un président de devoir. Chacun a pu, en l'écoutant, mesurer à quel point il fait passer l'intérêt du pays avant sa propre image, avant sa popularité ». C'est plus une langue, c'est une baleine...

Je passe les interventions de Bayrou, Buffet ou Le Pen. Ils n’ont pas passé une bonne soirée non plus, mais le jeu est là. Dur de s’y retrouver en écoutant juste les interventions et réactions. La caricature est au moins aussi pénible que l’est cet exercice d’un président monarchique en face de trois journalistes qui viennent prendre la becquée…
Je lisais chez notre ami Stef (qui n’est pas de droite) la remarque suivante : « Ne laissons plus dire à Sarkozy n’importe quoi ». Il a raison. Mais je pense aussi qu’il faut aller plus loin. Ne laissons plus dire à la classe politique, dans son ensemble, n’importe quoi. Ne les laissons plus être des caricatures d’eux même, avec comme seul objectif prendre le pouvoir et les places qui vont avec…

Ne les laissons plus, ne les laissons plus… C’est bien ambitieux tout ça. Je laisserai le travail à d’autres : je préfère, en ce moment, regarder des documentaires sur les planètes le soir… Impression de partir loin, et franchement ça fait du bien…

Les réactions à l'interview présidentielle... (prenons de l'avance)

Gagnons un petit peu de temps. Voilà quelles seront les réactions officielles de la classe politique ce soir, après l’interview élyséenne de Nicolas Sarkozy.

A gauche, c’est la déception : « ils ne sont pas convaincus » (ben voyons). Pour Benoit Hamon : « Nicolas Sarkozy a tenté de créer l'illusion du mouvement. Il a disserté, philosophé, pour éviter de répondre aux questions essentielles où il était attendu : celles de la croissance, du pouvoir d’achat, de la vie chère, des salaires et de l’emploi ». Martine Aubry : « Nicolas Sarkozy présente un discours démissionnaire par rapport aux problèmes des Français ».
Pour Jean-Luc Mélenchon (qui n’a rien dit d’insultant tiens ?) : "C’est une vision ultra réactionnaire et destructrice du changement. Le projet de civilisation de Nicolas Sarkozy, c’est l’assurance de pire en jouant sur les peurs".

A droite par contre, quel délice, ils sont sous le charme. Frédéric Lefebvre n’a pas parlé, mais il ne parle depuis qu’il est allé chez le coiffeur et qu’il est secrétaire d’Etat aux Petits Suisses à la confiture. Par contre, Dominique Paillé n’en peut plus de bonheur : « Nicolas Sarkozy a fait preuve d’un langage de vérité, proche des préoccupations des Français ». Il « salue la réussite d’un exercice pédagogique ». Slurp slurp.
Jean-François Copé ?: « "Nicolas Sarkozy confirme ses engagements pris pendant la campagne présidentielle. Il a donné du sens à son action".

Allez j'avoue : j’ai triché. J’ai fait un mix des déclarations officielles suites aux interviews du 26 janvier 2010 et du 13 Juillet 2010. Mais suis je loin de la vérité ? La gauche trouvera que Nicolas Sarkozy a été décevant et que « de toutes façons les français sont pas dupes, le vrai remaniement en 2012, patati patata », et l’UMP officielle n’en pourra plus de faire des roulades arrières de joie.
J’attends avec intérêt les réactions de Jean-Louis Borloo, Hervé Morin, et ses copains centristes tiens…

Je ne boycotterai pas Sarkozy ce soir (car c’est ridicule), mais je ne regarderai pas non plus…

Je ne sais pas s’il y a dans les conseils de blogage de notre ami Nicolas un truc qui dit « évite les titres trop longs et à la con ». Si tel est le cas, je ne suis pas son conseil, j’en suis désolé… Mais grosso modo, l’idée générale est là, dans le titre…

Depuis hier soir, je me pince (c’est le mot) en lisant des « appels au boycott de l’intervention de Nicolas Sarkozy ». Boycott, rien que ça… Boycotter le Président de la République, élu légitime de la Nation. Et pas n’importe quel boycott, attention ! La Résistance avec un grand R devant, courageuse et téméraire : en mettant sa télévision sur une autre chaine de « 1 », « 2 » ou « 4 »… « Résistance »… Soupir…
Ridicule, je ne vois pas d’autres mots. Et je me dis que l’opposition (puisque ces idées ne viennent pas des copains de la chroniqueuse au Grand Journal Nadine Morano…), ou plutôt certains de ses sympathisants zélés, ne s’y prennent pas forcément bien pour exprimer leur opposition. Appeler au « boycott » d’une parole libre, c’est idiot. Boycotter quelqu’un qui parle mais avec qui on est en désaccord, pourquoi pas le censurer tant qu’on y est…

Cette idée me rappellerait presque le « No Sarkozy Day ». Puisque certains chantres de la tolérance ne pouvais pas décemment appeler à prendre les armes contre l’Elysée et à faire un « coup d’Etat citoyen » (j’invente le terme…), l’idée du « No Sarkozy Day » est arrivé. Appelons le Président à démissionner ! La démocratie est bien gardée avec des créations de ce type…

Non, pour ma part, je ferais ce coup ci comme bien des fois quand le Président parle à la télévision. Je ne regarderai pas. Cela ne m’intéresse pas. Je lirai demain les commentaires, les petites phrases. Et ça m’ira bien. Je sais d’emblée quels seront les réactions à l’interview présidentielles, et les commentaires de Benoit Hamon et de Dominique Paillé (je peux déjà les écrire tiens…).

Je ne regarderai pas pour pleins de raison. D’abord parce que ça passe pendant le SAV d’Omar et Fred. Qui sera supprimé ? Et bien je regarderai South Park sur Game One. Ou je jouerai à Final Fantasy. Ou je regarderai un DVD. Ou je lirai un livre. Pleins de choses à faire.
Et ensuite, je trouve insupportable, aujourd’hui, ces grandes messes. Trois interviewers qui viennent prendre la becquée, c’est consternant. Aucune relance de la part des journalistes si la réponse du Président n’est pas convenable. Et un sentiment terrifiant de monarchie dépassée et avilissante, devant cette interview dans des salons dorées…
Quand c’était Chirac je ne regardais pas plus. Et je suppose que de l’époque de Mitterrand, j’aurais fait de même. J’aime les émissions politiques, mais dans les émissions politiques. Que Sarkozy soit invité chez Aphatie, chez Mme de Montebourg Audrey Pulvar sur ITV, chez Demorand, chez la délicieuse Anne-Sophie Lapix. Qu’il se déplace, ça lui fera de la promenade en plus.

Et que l’interview soit punchy. Que l’on demande s’il est bien sain d’augmenter les impôts des classes moyennes quand « on n’a pas été élu pour augmenter les impôts ». Que l’on fasse le point sur les 15 promesses du candidat. Sur la République Irréprochable. Et s’il ne répond pas, qu’on lui repose la question. Bordel.

Donc je ne regarderai pas ce soir. Mais je ne boycotterai pas non plus, c’est idiot cette idée de boycott. Et j’irai plus loin : cela met en avant un sectarisme assez désagréable, de la part d’une certaine gauche. Alain Juppé a dit hier : « je ne veux pas que la gauche revienne au pouvoir en 2012 ». Si c’est celle là qui se comporte de manière infantile et intolérante, je ne suis pas sur de ne pas partager son avis…

Tiens ? Ce soir y a Crocodile Dundee 3 sur RTL 9, l’immense Alexandre le bienheureux (avec Philippe Noiret et Jean Carmet) sur Paris Première. TV Breizh propose un programme politique avec « un Flic à la maternelle » (avec le gouverneur de Californie), et Comédie demande « y a-t-il un flic pour sauver la reine ? ».
Boycott ? Pourquoi faire ? On a un super choix… (même celui de se coucher tôt…)

Annonce future et du nouveau gouvernement, et du chef de l'UMP... (JF Copé...)

Je suis comme Nicolas, je trouve cela affligeant et insupportable. Je reprend sa conclusion (il me le pardonnera puisque je lui offrirai du Chinon lors de ma prochaine montée...) : "Pour l'instant, ce qui m'amuse, c'est d'attendre de l'Elysée la nomination du chef du premier parti politique de France. Bonjour la démocratie...".
Cela ne m'amuse pas, je trouve ça... soupir... Enfin, c'est aux militants UMP de gueuler (quoiqu'ils en sont peut être ravis d'être des moutons, qui sait ?)

J'ajoute juste ce que je pense de Jean-François Copé. En recopiant des commentaires de journalistes politiques que j'avais reproduit dans ce billet là :
Il a un gros handicap, c’est son image très politicienne, à la limite arriviste : il a l’air de penser plus à sa carrière qu’aux Français (...) Son ambition paraît démesurée. Il donne l’impression que sa propre gloire l’emporte sur tout. C’est quelque chose qui irrite le peuple, qui n’a pas envie d’un Sarkozy bis ».

Finalement le seul intérêt de ce remaniement risque d'être là. Et appellera pour moi ce même espoir : que la droite propose une autre alternative à cette UMP aux bottes d'un Sarkozy, ou de son clone...
(sinon apprendre que Bachelot et surtout Riester risque d'arriver à la culture... Manque plus que Lefebvre, et la sauce est prête pour les pâtes...)


Est ce de la censure, ou du manque de talent ?

Il parait que Gérald Dahan s'est vu retirer la pastille humoristique qu'il animait sur France Inter. Sur le coup, l'information m'a profondément laissé indifférent : je n'écoute que rarement France Inter, et je ne suis vraiment pas fan de Gérald Dahan. Mais vraiment pas du tout.

Ma lecture rapide de cette information était assez limpide : manque de succès, ou de talent, ou des deux, donc France Inter change. Comme avant lui Raphael Mezrahi, qui lui non plus est loin de faire parti de mes artistes préférés... Tous les deux ne me font pas rire (du tout). Donc qu'il se fasse remplacer ne me choque pas.

Mais beaucoup n'ont pas la même lecture que moi. Là où moi je verrai un "manque de talent", d'autres verront inévitablement de la "censure". Et pas n'importe quelle censure, celle qui vient de la terrifiante main de Nicolas Sarkozy. Fatalement !
Alors ça va faire parler. Et comme tout le monde donne son avis, je donne le mien. Je crois que la "censure" est l'excuse première, facile. Peut être que derrière il y a d'autre chose de moins glorieux...

Enfin, c'est mon avis. Qui (je l'admets volontiers...) est fortement contestable. Guillon, Mezrahi et Dahan ne faisant pas parti de mes "comiques" préférés... Mais après tout, chacun ses gouts.
Et chacun ses fantasmes aussi...

PS : En complément du billet, une page d'Arrêt sur Image le site, qui explique que la direction de France Inter trouvait "Dahan très mauvais, avec des imitations de Xavier Bertrand ou Frédéric Mitterrand pathétique..."

Un bon président doit il être populaire ?

Ca fait longtemps que je n’ai pas été taggué. C’est Nicolas qui propose de réfléchir sur le sujet suivant : « Un bon président doit il être populaire ? ».

Question qui fait suite à la remarque twittée de Caréagit : « suivre l’avis du peuple, ça s’appelle de la démagogie, pas de la politique ». Phrase que je trouve assez peu opportune (voire prétentieuse), mais surtout fausse. Parce que la démagogie, ce n’est pas ça. Dixit Wikipédia :
La démagogie (du grec demos « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur.

Le discours du démagogue sort du champ du rationnel pour s'adresser aux passions, aux frustrations du peuple. Il recourt en outre à la satisfaction immédiate des souhaits ou des attentes du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer la sympathie et de gagner le soutien. (...)
Je coupe, la définition est plus longue. Mais la démagogie, ce n’est pas « suivre l’avis du peuple » pour reprendre la gazouillis initial. La démagogie, c’est conduire son action politique en agissant dans la seule volonté de s’attirer les faveurs du peuple via un discours flatteur et facile à comprendre et à être acceptée. Suivre les volontés du peuple, ce n’est pas de la démagogie. C’est de la politique.
A contrario, ne pas suivre l’avis du peuple dont on est issu, s’en moquer et n’en faire qu’à sa tête, ce n’est plus de la politique. Ce n’est pas comme hurlent certains de la dictature, mais c’est une erreur. Parce que l’élu n’est élu que via la volonté du peuple. Il ne tient sa légitimité que de lui. Certains peuvent se supposer plus intelligent que tout le monde et penser que le peuple est con : souhaitons qu’ils n’aient jamais à exercer le pouvoir…

Nicolas demande si « un bon président doit être populaire ». Du moment où il ne tient sa légitimité que du peuple, via l’élection présidentielle au suffrage universel direct (à laquelle je suis très attachée), je répondrai que oui.

Avec un bémol : un mandat présidentiel dure 5 ans (avant 7), et les courbes de popularité sont très fluctuantes : le peuple varie, change d’avis, d’opinion, assez fréquemment. Et comment mesure t’on réellement la popularité ? Aujourd’hui, certains affirment « le président n’est plus populaire, il doit démissionner ! » (pour voir à sa place leurs amis, mais c’est un autre débat…). Et comment le mesure-t-on vraiment ? En mesurant la taille des cortèges dans la rue ? En écoutant juste ceux qui pensent comme soi ? En regardant des courbes de sondage, que l’on sera les premiers à critiquer s’ils sont défavorables à ceux que l’on soutient ? Ce n’est pas facile à mesurer précisément, une popularité…

Un élu n’est que rarement populaire tout au long de son mandat. Mitterrand, Chirac, Jospin, ont connu des courbes diverses. Une élection parfois triomphante et porteuse de plein d’espoir. Des trous assez violents. Parfois des rebonds, et des nouvelles victoires populaires. Et la chute.
Les 48% qui n’ont pas voté pour le président feront tout pour le rendre « impopulaire », donc la popularité n’est que partielle. Lors des victoires électorales, on voit la joie de la moitié + quelques pourcents, mais pas la tristesse des autres…

Pour moi, la popularité ne se mesure qu’à l’aune du résultat des urnes. Et à a ce propos, Sarkozy a été en Mai 2007 davantage populaire que Royal. Donc il est davantage légitime. C'est simpliste. Cela changera peut être en 2012. Mais aujourd’hui, même si la grogne est importante, le président est encore président jusqu’à la fin de son mandat.
Et il reste, à mon sens, davantage « populaire » (ou légitime) qu’une tierce personne qui arriverait au pouvoir via le hurlement de la rue, hors du circuit normal de l’élection démocratique, qui vient du peuple, avec tous les défauts qui en découlent.


Ensuite, revenons au twitt : « suivre l’avis du peuple, ça s’appelle de la démagogie, pas de la politique ». C’est doublement faux. Mais est ce souhaitable, pour gouverner un pays, de ne « pas suivre l’avis du peuple » ? Il a refusé un traité constitutionnel européen, et 3 ans plus tard on lui impose quand même par la force : est ce « de la politique » ? Est-ce de la « démagogie » de respecter le souhait, en l’occurrence le vote, du peuple ? Et est ce mal, de respecter la volonté du peuple ? Je crois que l'inverse est davantage néfaste...
Je me méfie d’une chose : c’est de ceux qui se prétendent plus intelligent que la majorité. Si on suppose, de ce fait, que le peuple, ou les « gens », sont cons, dans ce cas pourquoi leur demander leurs avis ? Supprimons le droit de vote. Ou accordons le simplement à des gens qui seront jugés suffisamment « intelligent ». Et là encore sur quel critère seront t’ils considérés comme « intelligent », capable d’exercer leur droit de vote ?
Le peuple est imparfait. Ceux qui en sont issus le sont encore fatalement. Mais je préfère encore laisser le pouvoir au peuple, plutôt qu’à quelques uns se supposant plus intelligents… La démocratie populaire reste encore la meilleure des politiques...

Je ne sais pas si j’ai répondu à la question. Je la trouve finalement assez différente par rapport au twitt initial. D’un coté le terme « démagogie », que l’on ressort comme un totem à chaque fois qu’une opinion ne nous plait pas. D’autres sortent les accusations de populisme ou de fascisme remarquez… De l’autre la notion de popularité pour l’élu, ici le président. Et au milieu de tout ça, l’affirmation qui consisterait à penser que le peuple est con, et que seuls certains ont la vérité. Et que ces gens là font de la politique, les autres non (ils sont trop cons)…

Depuis le moment où le tag est parti, j’ai l’impression qu’il a été transmis à bien des gens. Je vais donc ne faire suivre personne, ils ont déjà du être questionnés. Mais tout le monde peut y répondre…

Qui sera le prochain premier ministre ? (faites vos jeux...)

C’est la grande question du moment : qui sera le prochain premier ministre ? On sait que cela ne changera guère la face du monde (et du notre en particulier), on sait que l'on continuera à payer pléthores de taxes et d'impôts pour sauver la France, on sait que ça met une ambiance déplorable au plus haut sommet de l’Etat et qu’en matière de communication c’est de la part du président une bourde monumentale d’avoir lancé le sprint pour Matignon de si loin. Mais putain qu’est ce qu’on se marre…

Alors j’ai voulu, moi aussi, faire un petit benchmarking des « primoministériables » potentiel. Pour m’amuser. Pas faire un pari, non, mais dire ce que j’en pense, tout bêtement… Sans oublier qu’être premier ministre du Président Sarkozy, ce n’est pas forcément non plus très glorieux…


Le favori : Jean-Louis Borloo. La légende urbaine dit que sa nomination aura lieu dans un bar de Bicètre, un jour de Beaujolais nouveau. Ca donne une idée du niveau de crédibilité, aujourd’hui, qui est celui de ce candidat.
Je n’oublie pas que Borloo a été « déclassé » de son grand ministère des finances et de l’industrie suite à la « bourde de la TVA sociale » pendant les législatives (on ne dira pas que certains, au PS, font leur aujourd’hui ce projet…). Et d’une manière générale, aujourd’hui encore, je ne vois quelle plus value politique apporte Jean-Louis Borloo en tant que Premier Ministre…
Bref, aujourd’hui, je ne « vois pas » Borloo premier ministre, et pourtant c’est le favori.

Les femmes Michelle Alliot-Marie et Christine Lagarde. Je suis obligé de les qualifier de « femmes » car c’est comme ça qu’elles se qualifient, et qu’elles font campagne sur Matignon.
Je suis comme Polluxe, j’ai un à priori favorable à Lagarde. Oui, elle est libérale : cela ne me dérange pas (c'est comme être socialiste, ce n'est pas une maladie). Je n’oublie pas son mépris de début de mandat (« l’essence augmente ? prenez le vélo… »), et je ne suis pas sur de partager sa vision sur le coté libidineux des hommes de pouvoir, et plus pure immaculée chez les femmes. Mais Lagarde donnerait, je pense, une bonne image de la fonction.
Je suis davantage réservé sur Michelle Alliot-Marie. Elle n’a cessé de renier ce qu’elle était, ses convictions, sa « famille d’idée politique ». Elle se considère dernière rescapé d’un gaullisme qui n’est décidément pas le mien. Elle se considère suivi par beaucoup de députés, soit… Elle a été une excellente ministre de la défense, mais une piètre ministre de Sarkozy : elle ne sera pas ma favorite.


Jean-François Copé le sera encore moins. Je reprends les termes de Géraldine à son propos, dans le Parisien de ce dimanche : «Il a un gros handicap, c’est son image très politicienne, à la limite arriviste : il a l’air de penser plus à sa carrière qu’aux Français ». Et comme le dit Serge Hefez : «Son ambition paraît démesurée. Il donne l’impression que sa propre gloire l’emporte sur tout. C’est quelque chose qui irrite le peuple, qui n’a pas envie d’un Sarkozy bis ».

Les « quadras » François Baroin et Bruno Le Maire. Ce dernier a eu droit à un billet de ma part (c’est bien). Il ferait parti des personnes à qui Sarkozy a demandé de préparer « un gouvernent ». François Baroin, je l’aime bien, malgré ses reniements à lui aussi. Mais j’avoue que j’ai pas trop envie que ma sensibilité politique se mouille trop à exercer le pouvoir auprès d’un Président que je n’apprécie pas…

Il y a les sarkozystes historiques, la droite UMP officielle, berluscobushiste. Hortefeux, Besson, Bertrand, Estrosi premier ministre, c’est possible ? Non, j’ai pas dit Lefebvre, Paillé ou Morano, mais ils pourraient faire parti d’un gouvernement de ce type, avec une jolie place. Je crois que si Nicolas Sarkozy veut perdre 2012 dès le premier tour, cela sera le gouvernement à mettre en place. Cela excitera autant la blogosphère de gauche que cela lui fera plaisir, ce genre de gouvernement. Personnellement, cela m’effraierait…
De l’autre coté, il y a la droite que j’apprécie. Les Alain Juppé, Dominique de Villepin, Dupont-Aignan, voire même Jean-Pierre Raffarin. Qu’elle reste en dehors de ce jeu là… J’espère que Juppé ne succombera pas à la tentation d’un beau fauteuil ministériel…

L'inconnu, le technicien, qui devient premier Ministre. Le Barre Pompidou version Sarkozy. Un Claude Guéant, un Raymond Soubie, voire, soyons fou, un Henri Guaino. Ou encore une personne totalement inconnu du grand public : si en plus elle est jeune, et femme, ça serait le coup révé pour Sarkozy. Un coup de com’ ? Oui bien sur, mais comment fonctionne le pouvoir sarkozyste depuis le départ ?

Je n’ai pas parlé d’Hervé Morin, François Bayrou, ou d’une personne d’ouverture. Et plus j’avance dans ce billet, plus je me dis que le remaniement ne servira à rien. Il y a un style présidentiel à changé, une manière de gouverner à modifier. Des gens, je pense, à virer. Du gouvernement et des responsabilités à l’UMP. Les Morano, Bertrand, Lefebvre, Paillé, Estrosi, et tous ceux qui donnent cette image caricaturale, voire même incompétente et sans structure politique.
Alors changer de premier ministre ? François Fillon me parait être un bon premier ministre. Et je crois que ce n’est pas lui le problème…

Mais comme l’UMP ne changera pas, et Sarkozy non plus, et bien on s’amuse à parier sur le prochain ministre… Il nous reste au moins ça.

Bruno Le Maire prépare son gouvernement ? Direction Matignon ?

Ce matin sur RMC, l'éditorialiste Christophe Jakubyszyn (pas facile à écrire) l'annonce : Nicolas Sarkozy a demandé à Bruno Le Maire de préparer une liste avec les noms de ses ministres. Bruno Le Maire premier ministre ? Ben c'est une possibilité maintenant, en tous cas sa côte remonte...

Bon, l'éditorialiste politique d'RMC explique que Nicolas Sarkozy n'aurait pas demandé une liste uniquement qu'à Bruno Le Maire (qui est ministre, pas maire d'ailleurs...). Mais que ce dernier avait assez bien le profil pressenti : un quadra pas bling bling qui présente bien et qui n'envoie pas du bois tous les quatre matins. En plus, "Nicolas Sarkozy veut surprendre" parait il. La surprise peut être de taille...

Vu que la notoriété de ce ministre n'est pas son point fort, on mettra une jolie photo de lui sur ce billet. Et on verra l'attitude de Bruno Le Maire, s'il devient premier ministre, vis à vis de son "mentor" Dominique de Villepin...
A suivre en tous cas...

(à voir le problème syntaxique...)

Etre d'accord avec Jean-Luc Mélenchon...

Cela fait drôle d'être d'accord avec le sénateur député européen Jean-Luc Mélenchon. Il ne m'était pas antipathique comme aujourd'hui il y a quelques années, mais depuis j'avoue gouter assez peu sa violence transpirante et son sectarisme. Il me ferait passer le terrifiant Frédéric Lefebvre pour un démocrate modéré, et ça me fait peur.

Pourtant, ce matin, dans la délicieuse épicerie de l'ami Guy Birenbaum, je suis tombé sur cette phrase de Jean-Luc Mélenchon...
"Moi je suis totalement opposé à la politique du président de la République, mais pour autant je ne suis pas d’accord pour ‘tout ce qui est contre Sarkozy est bon’. Et quand cette Mme Redding prend à partie la France comme elle le fait, et je le redis à ceux qui m’écoutent, y compris à ceux de mon camp qui ne comprennent pas toujours ce que je dis du premier coup. Je dis qu’ils ont tort de donner raison à un personnage pareil (...) La France est pas occupée et le président Sarkozy, si détestable qu’il soit, n’est pas un nazi. Ça a pas de sens. On n’a pas besoin de ce genre d’idioties pour mener notre lutte"
Ce n'est pas un affreux libéral forcément proche des thèses d'extrême-droite qui le dit, c'est le bon Jean-Luc Mélenchon, sur Europe 1.
Rien à rajouter.