Affichage des articles dont le libellé est Morceau de vie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Morceau de vie. Afficher tous les articles

D'autres priorités...

Aujourd'hui, le point important du jour serait le débarquement imminent de Michèle Alliot-Marie du gouvernement. Joie de certains qui voient dans ce départ l'occasion d'une victoire "politique", gêne d'autres devant du lynchage, fatalisme réaliste d'autres qui ne voient là dedans qu'une juste logique des choses, et sont surpris que ce départ n'ait pas eu lieu plus tôt.
Pour ma part, je me situerai dans cette troisième voie, ainsi qu'en témoigne ce billet rédigé il y a quelques semaines. Dans cette troisième voie, mais également une quatrième : je m'en fous. Complétement...

Il y a parfois des moments où l'envie d'aller loin des blogs, loin de son boulot, loin de ses activités quotidiennes, est tellement forte qu'elle fracasse tout le reste. Aujourd'hui j'en suis là. Parce qu'il y a d'autres choses plus importantes...

Je voulais annoncer l'information à quelques copains de vive voix avant de l'écrire bleu sur blanc sur mon blog. Mais d'autres collègues ont réussi à lire entre les lignes. Bravo à eux, vous gagnez un exemplaire de l'Equipe du jour.
Normalement, si tout va bien, autour du 18 Juin, Falconette devrait être maman... Et fatalement, puisque vous suiviez très bien, vous imaginez l'impact que cela a pour moi.

Aussi, lorsque jeudi matin, après une nuit dans un hôtel sympathique du Kremlin Bicètre, Falconette m'appela de l'hôpital pour me dire qu'elle avait y passé la nuit, ma journée professionnelle eut été bien plus courte que prévue... Et les activités, nombreuses, qui devaient être les miennes ce jour là eurent été vite expédiées, voire reportées à une date lointaine et ultérieure. Ou tout simplement effacées, soyons fous jusqu'au bout.
Elle aura du temps pour se reposer, le docteur l'a mise aux arrêts. Et mon docteur m'a aussi demandé que je fasse deux trois petits examens, pour tenter de cerner où se trouvent ces soucis qui m'épuisent. Et que je me remette vite en forme : il y en a vraiment besoin...

Le reste ? C'est simplement un déplacement clair et direct des priorités. L'activité du blog s'en ressent, et je crains que cela ne soit pas fini. Déjà les lectures des blogs des autres : je cible uniquement les copines copains, et les titres qui m'interpellent. Cela veut dire que les billets purement militants, où seront recopiés les bonnes paroles de Solférino, je zappe. J'ai compris que depuis 2002 les déficits ont augmenté, que les promesses n'ont pas été tenus, et que patati patata la gauche est belle et pure et la droite pas belle caca. J'ai compris, donc je ne lis plus, je préfère passer mon temps à lire des billets plus originaux, plus personnels.
Cela veut dire aussi que mon activité s'en ressentira. Je voulais poster ce matin des petites photos prises ici et là sur le collage sauvage et franchement puant du fier Front de Gauche chez moi. Une jolie pollution visuelle et paysagère qui évoque les plus belles heures du Front National, mais en rouge cinglant. On fera ce billet plus tard : j'ai encore trouvé ce matin en allant faire mes prises de sang des collages encore plus insupportables pour qui pense que la politique n'exonère pas de respect et d'un peu de noblesse...

Donc voilà. Il y a d'autres priorités. Les activités de blogs en sont peut être une de moindre importance. Mais comme cela reste un plaisir, on continuera à blogguer, à s'exprimer. Mais il y aura ce "mais", dont je ne peux prédire la suite aujourd'hui...

J'en oublie des anniversaires quinquennaux...

Je manque à tous mes devoirs… Hier, Guy Birenbaum fêtait ses cinq ans de blog. Etant donné que, pour moi, c’était dans son Domaine d’Extension de la Lutte (cher notamment à Cuicui ou à FCB) que tout a commencé, c’est la moindre des choses pour moi que de lui souhaiter pleins de bonnes choses. Et égoïstement, lui souhaiter de continuer longtemps à défendre notre vision du web, des blogs et des échanges.

Je revenais d’un déplacement à Dieppe quand, dans le mythique « On refait le Monde » (que je n’ai plus écouté depuis 6 mois presque…), j’ai entendu Guy Birenbaum et le sympathique Bertrand Delais parler blog. Et parler du blog du premier. J’ai eu envie d’en savoir plus. Le soir même, un coup de Google, et l’entrée dans un nouveau monde…
C’était il y a 5 ans. Il y avait toujours Saint Seiya d’un coté. Mais une nouvelle route s’ouvrait. Elle m’amène là où je suis aujourd’hui…

Et aujourd’hui, on joue le jeu des bêtes polémiques politiques, qui gonflent sur le coup, mais dont on se rend compte qu’on ne peut pas s’en passer. On aime débattre, on aime se chiffonner, mélangeant objectivité et mauvaise foi dans une mayonnaise épaisse et consistance… Celle dans laquelle on tremperait volontiers une petite crevette à l’heure de boire une bonne Leffe blonde…

Aujourd’hui, on lit des billets qui nous donnent un bol d’air et de nostalgie qui fait du bien. Même si le cœur couine un petit peu quand les pensées s’égarent à proximité de trous noirs massifs qu’il est mieux d’éviter…

Aujourd’hui, on blogue. Et c’est bien…

Alors merci Guy. Et que ça dure le plus longtemps possible…

Une tique, et c'est la triste fin d'une histoire...

(attention : billet personnel... Si vous attendez une critique politique du gouvernement ou de son opposition, ou une blague grasse à raconter à table demain soir, ben la prochaine fois peut être ?)

Avant de commencer à écrire ce billet, une première question, bête… On dit « un » ou « une » pour parler de cet acarien à la con qui a failli me tuer quand j’avais 1 ou 2 ans ? Google est un ami il parait, et il me donne le féminin pour définir cette merde qui va tuer notre petite Vanille qu’on aime tellement…

Une tique, voilà le coupable. Lorsque nous avons passé une semaine de repos dans les Monts du Forez, début du mois de Novembre, Vanille n’allait pas bien. Une tique avait fait bien des dégâts. Vanille a été soignée donc durant ce mois de Novembre pour une piroplasmose qui l’a bien fatiguée, notre petite chienne…
Lorsqu’elle est venue nous voir en décembre pour fêter l’anniversaire à Falconette, elle n’était pas bien vaillante Vanille, mais elle paraissait aller bien. Jusqu’à ce dernier conseil municipal de l’année…

Je suis rentré fatigué le soir, ce 15 décembre. Dehors, le vent était glacial. Le conseil municipal s’est passé normalement, sans grande violence dans les débats. Ils me sont difficile les conseils municipaux et les réunions de mairie en fin d’année, avec la présence de cet ami qui n’est plus là, et qui aura présidé au destin de mon village pendant deux ans…
Et le soir m’attendaient, en plus de Falconette, des endives. J’aime ça… J’étais à deux jours de vacances, que j’espérais reposantes après une année difficile. Mais l’année n’était pas encore fini…

Falconette m’annonça la nouvelle. Elle venait d’avoir ses parents, qui lui ont dit que non ça n’allait pas du tout. Vanille recommençait à avoir des douleurs de partout… Et cette fois le vétérinaire a été clair : le foie de Vanille est bien touché. Et donc la condamnation est claire et évidente. La fin de l’histoire de cet adorable petit toutou est proche, très proche…
Lorsque j’ai appris ça, je n’ai même pas réussi à être triste… Affligé oui. « Il ne manquait plus que la chienne cette année », cela a du être mon cri du cœur… Oui, il ne manquait plus que la chienne…

Je ne sais pas si Vanille finira l’année. J’espère que je pourrais la voir à Noël, une dernière fois. Et après, ben adviendra ce qu’il adviendra. Oui, c’est la mort, c’est le mot qu’il faut employer…

Alors voilà. Vanille méritait bien un billet, elle en a eu tellement sur ce blog. Je reste encore un peu sur le cul, parce que franchement même si je m’attends à tout cette année, je ne prévoyais pas ça. Donc bientôt Vanille va mourir. Elle aura son billet, son dernier. Et ce blog gardera son souvenir…

Quand j’ai connu Falconette, ses parents avait un gros chien. Max, un gros bâtard. C’est pas une insulte, c’était un bâtard. Un bosseron croisé avec je ne sais pas quoi. Il parait qu’il faisait peur. Moi, la première fois que je l’ai vu, j’ai eu envie de le prendre dans mes bras… Il nous aimait Max, je l’adorais aussi. Il jouait, me piquait mes chaussettes, venait se mettre sous mes jambes quand je regardais la télé, ordinateur sur les jambes… Une sorte de cancer l’a emporté il y a quelques années. Vanille est arrivée, elle l’a remplacé numériquement dans la maison de mes beaux parents, mais pas nos cœurs…

Aujourd’hui, je pense à cette tique… Mes parents et mon docteur me rappellent souvent que mon existence a failli être très courte, quand bébé une tique est venue jouer avec moi… Il parait que j’ai eu quelques jours de fortes fièvres, et que je suis passé très près… Vanille aura eu moins de chance que moi…

Cette année aura vraiment été difficile. Si même la chienne y met du sien pour nous la rendre triste et difficile jusqu’au bout… Alors je me demande juste, en question finale, s’il existe vraiment, ce paradis pour les toutous et les gentils chats. Y a déjà Daisy, Caramel, Groseille, Max… Mon papy et mon copain adoraient les chiens, ils doivent passer des bons moments avec eux j’espère…

J’espère que Vanille les rejoindra le plus tard possible, même si mes espoirs risquent, une fois de plus, d'être profondément déçus…

Retour de vacances (et première surprise...)

C'est l'automne. Et même si c'est beau, même si les couleurs rendent la nature superbe, ben... Ben putain j'ai du boulot cette après midi ! (bordel)

Aujourd'hui, je me marie...

Tiens au fait ? Je me marie aujourd’hui. Tout à l’heure en fait… 14 heures mairie dans laquelle je suis élu. 15h30 dans l’église où j’ai été baptisée, celle où je suis né. Oui, au pied du Mont du Faucon, à proximité d’un Rhône qui continue de s’écouler vers le sud, après avoir pris sa source au-delà du Lac Léman. Là haut, tout là haut.
Vers les coups de 16h, 16h15 normalement, je devrais sortir de l’église, une bague à la maison. Moi qui n’ai jamais eu de bijoux… Et je serai marié. Dingue, non ?

Alors je dis « je » depuis le début, mais je fais pas ça tout seul. Oui, y a le curé, le(s) Maire(s) de mon (mes) villages.
Il y a aussi Falconette, qui sera par là. Ben tiens, elle va se marier avec moi aussi. Dingue ça aussi non ? 8 après, on se marie. Nous n’avons pas été rapide, mais qu’importe…

Je ne vais pas en écrire des tonnes sur ce billet. Parce que je risque d’être vite pénible, cuculapraline, et tout ce qu’on veut. Je crois qu’aujourd’hui, je vais beaucoup l’être, cucu la praline… Avec les quelques discours de remerciement que j’ai écrit, y va avoir de la guimauve de partout. C’est normal, c’est le jeu. En plus, ça me ferait presque plaisir…

Mais comme je suis sur le net, et que beaucoup de choses ont commencé dans ma vie par le net, c’était normal que je dises ici « je me marie ». Et que j’en sois heureux, de me marier… Cela avait commencé avec Falconette par un mail que j’avais mal compris, mal pris. J’ai répondu, violement. Epidermiquement.
Ca m’arrive de répondre avec violence et énervement, avec des fanatiques de Royal ou des intolérants de mon camp ou du camp d’en face qui viennent me donner des leçons de morale ou « ce que je dois penser politiquement ». Rarement à une fille qui deviendra ma femme 8 ans plus tard…
Comme quoi les mails, c’est bien. Le net aussi.

J’étais dans mon bureau à Marseille ce jour là. Mon collègue de service, bureau en face, m’a vu surgir comme un fou à cause de ce mail reçu et de ma réponse. Il sera au repas, pas trop loin de ma table. Nous en rigolerons. A l’époque, je ne rigolais pas. Mes rencontres du net venaient de me donner ce qui reste aujourd’hui une de mes peines les plus douloureuses… Je parlais du Lac Léman tout à l’heure…
Je pense qu’elle ne le lit plus ce blog, cette nymphe des bois... Mais bon si elle y passe aujourd’hui, elle saura que je suis heureux. Et que je n’oublie pas non plus. Les mauvaises choses bien sur, mais surtout les bonnes et les belles choses, je ne les oublie pas… Et y a des bons moments.
En partant du principe que seules les montagnes ne se rencontrent pas, et que je ne suis pas une montagne (même si j’ai forcis un peu…), ben… Ben... Oui, il y a des contacts que j'aimerais renouer. Mais bon, on verra ça plus tard...

Aujourd'hui, il y a des gens que j’aimerais voir, ou revoir aussi, mais certains ne seront pas là. De cette époque du net Saint Seiya, j’aurais aimé qu’une amie de Romorantin, pardon Paris maintenant, soit présente…
J’aurais aimé que mon amie de Marseille soit là… Accompagnée de cet ami belge à qui je pense bien fort aujourd’hui… Je pense à vous tous les deux, très fort.

Mon ami belge est aujourd’hui avec l’ancien Maire de Roquemaure, cet ami à une vitesse folle. J’aurais aimé qu’il me marie aujourd’hui. C’était le but, au départ… J’aurais aimé que mon papy bien aimé soit présent aussi, mais il est parti un mois trop tôt.
J’aurais aimé tellement de chose, que la vie s’écoule sans toutes ces sorties de piste obligatoires, ces flashs et ces pertes de points qui font tellement mal au cœur. J’aurais aimé, mais je ne suis guère différents des autres : c’est une vie. Donc elle est forcément cruelle et pleine de coup de peine. C’est la vie…
Aujourd’hui, je penserai à tous ces gens là. Très fort.

Je penserai enfin à tous mes amis du net, du blog, qui représente une partie de ma vie aussi. J’aurais l’occasion de payer une bonne bouteille du coté du Kremlin Bicètre, fin septembre ou début octobre, à des gens que j’aime bien… Et ce soir, si on me laisse un peu de temps, j’irai faire un tour sur Twitter…

Parce que je crois que c’est ma grande crainte aujourd’hui… Bordel, j’aurais le temps quand d’aller sur mon iPhone pour twitter et bloguer avec mes copains ! :-))

J’espère que ça sera une belle journée…
(musique cucu au possible : Opening du dessin animé Roméo X Juliet, très bon animé…)

Mon papy est parti ce soir...

« Il ne passera pas la nuit ». Cela va faire un peu plus d’une semaine que je l’entends, cette phrase, à propos de mon papy. Mais aujourd’hui, quand mon médecin, mon ami, m’a fait comprendre au téléphone qu’il ne passerait sans doute pas la journée, j’ai pensé qu’il avait peut être raison… Il avait raison.
Mon papy est mort ce soir, vers 18h50. Le 27 Juillet 2010... A 88 ans…

Mon papy est malade depuis un moment. En Mars, une opération du cœur, qui ne lui aurait pas été faite il y a encore quelques années à son age, lui a donné un sursis. Mais des infections à répétitions, une sorte de leucémie à la con, et pleins d’autres choses, ont eu raison de sa santé. Aujourd’hui, l’histoire est être terminée…Hier je lui avais parlé, pour la dernière fois…

Je n’avais jamais vraiment connu, avant cette année, la mort d’un être très proche. J’ai perdu des amis déjà, à qui je pense très souvent. Quand je regarde SaintSeiya, ou jouer les Girondins de Bordeaux. Mais des très proches, non.

Cela a commencé cette année… Le 26 Mars 2010, je quittais l’apéritif de l’association de la Saint Valentin. J’ai dit au revoir à mon Maire, à mon ami. A Guy. C’était son prénom.
Je lui ai dit au revoir, c’était 20 heures, j’avais bu un verre de whisky, j’avais avant couru une heure après près de trois mois d’arrêt, j’étais très fatigué. Lui m’a dit qu’il partirait peu de temps après moi. Et on s’est dit à demain… Sauf qu’il n’y a jamais eu de lendemain…

Pile quatre mois après, mon papy a rejoint Guy. Ils s’appréciaient énormément.

Enfin si, il y en a eu un. Où j’ai grandi d’un seul coup. Cet homme, qui était à la fois un grand frère, un papa, un ami, un modèle, était parti pendant la nuit. Cette fois sans me dire au revoir… Je savais que personne n’était immortel… Mais putain, s’en rendre compte ça fait mal. Ca fait très mal.

Hier soir, mon papy m’a dit au revoir. Il n’était pas bien du tout. Il souffrait. Et moi, j’étais droit, devant le lit. Je tenais sa main. Ma mamy était là. Et je ne disais rien, je ne savais pas quoi dire. Mon papy m’a dit qu’il ne viendrait pas à mon mariage. Oui, je me marie fin Aout (avec Falconette oui, j’en ai pas cherché une autre depuis…), mais c’est une autre histoire… Juste pour rendre celle d’aujourd’hui encore plus difficile. Et il me disait au revoir. Et moi de lui répondre « à demain »… Tu parles à demain… On est con quand on ne sait pas quoi dire à quelqu’un qu’on aime qui vous dit adieu.
Aujourd’hui, c’est fini. Après avoir passé la pire nuit depuis sa fin de vie. Il a passé la journée sous un mélange de Valium et de Morphine. Le médecin remplaçant est venu ce matin pour calmer ses douleurs. Et il a appelé mon médecin pour lui dire que ce n’était qu’une affaire d’heure… Une affaire d’heure.

Alors j’attends. J’irai peut être au boulot demain. Peut être pas. Probablement pas. Sur les blogs sans doute, quoique… Et je me sens comme un con. J’ai envie de pleurer, mais les larmes restent au niveau intérieur des yeux, et ne sortent pas. C’est marrant comme ça fait, comme une sorte de barrage à deux balles. Depuis la mort de mon ami, je ne sais pas si j’ai pleuré une fois…
Enfin, les digues vont bientôt se fendre… Sans doute dès que j’aurais cliqué sur « publier » pour ce billet.

Pourtant, je contemple la chance que j’ai eue. Je n’ai pas été proche de mes grands parents paternels, que j’ai peu connus. Mon grand-père est mort j’étais jeune. J’ai mieux connu ma grand-mère paternelle, partie alors que j’avais 26 ans.
J’ai 32 ans aujourd’hui. Mon papy et ma mamy, qui habitaient (et habitent toujours) à coté de chez mes parents, sont encore là. Enfin, était pour mon papy. Ma mamy est fatiguée aujourd’hui, mais elle a tenu le coup jusque là. Ca a toujours été la plus fort des deux.

J’aurais profité d’eux, et j’ai la tête, et le cœur surtout, pleins de souvenirs. Du dernier Noël qu’ils ont passé chez nous l’an passé, à ces soirs où mon papy m’amenait voir les lapins les soirs d’été au bord du Rhône. En passant par les soirées de foot où lui et ses copains retraités fumaient devant l’OM de Papin et Waddle en Coupe d’Europe, ces matchs sur Canal + où j’ai appris le football.

La fin de l’histoire était écrite. Guy est mort le 27 Mars, mon papy l’aura suivi 4 mois plus tard… Et demain sera le jour de mon mariage à j – 1 mois… Symboles à la con, vraiment…
Je sais que mon papy m’aimait vraiment. La réciproque était on ne peut plus là. Ce soir, je suis juste très triste. Très…

La fin d'une histoire où j'aurais vraiment aimé le héros principal...

Gros coup de barre...

Je ne sais pas si c'est la chaleur, ou l'accumulation d'évènement qui touchent profondément et personnellement... Mais ce matin, c'est très dur. Très dur de se lever. Très dur d'allumer son ordinateur. Très dur de boire son thé du matin en ne pensant à rien...
Aujourd'hui, j'ai un gros coup de barre...
Je me demande souvent quand est ce que je vais payer physiquement une année pour l'instant très difficile. Une cheville brisée par de la glace, une opération délicate pour le grand-père, suivie de la disparition d'un ami très proche. Depuis, le printemps est arrivé, et on pourrait que les choses vont mieux...
Mais non. Le grand-père va toujours très mal, et me montre tous les jours que nous ne sommes décidément qu'éphémère, en attente perpétuelle de cette mauvaise nouvelle qui touche tellement de gens tous les jours, la disparition de quelqu'un qu'on aime...

Savoir notre mortalité devrait, je l'ai toujours pensé, nous éviter la petitesse et la médiocrité dans nos relations. Mais non... J'ai tous les jours, en ce moment, l'impression de toucher le fond de ce point de vue là. Tristesse de voir que les évènements passés ne changent pas les personnes. Tristesse, profondément conne je l'assume, de voir que notre mortalité connue et irrémédiable ne rend pas nos relations avec les autres plus saines, plus pures... D'une certaine manière plus simple...

Je ne parle pas uniquement de cette fille qui hante, encore, certains moments où je suis plus triste ou mélancolique ou faible, ou les trois à la fois. Cette personne qui me ramène dans mon enfer à moi, vers l'endroit où Orphée allait chercher une bien aimée au nom qui m'évoque toujours beaucoup de choses...
Sauf que je n'ai pas de lyre avec moi (je ne saurai pas en jouer), je n'ai pas d'Eurydice à essayer d'aller retrouver en enfer... Et mes soupirs vont bien au delà de cet épisode, aujourd'hui vieux de plus de 8 ans...

Pourtant, le soupir reste le même. Pourquoi certaines de nos relations sont aussi difficiles, voire malsaines, alors que normalement... Normalement.
Les quelques images de Prevelli, en Crète, sont là pour me rappeler quelques instants de repos, il y a deux mois maintenant. On était bien. J'avais la tête occupé par bien des débats internes à ma pauvre cervelle, mais j'espérais au retour de cet ile, je trouverai un été positif. M'amenant des chantiers personnels excitants et motivants.
Je constate que des ruines, je n'en ai pas laissé uniquement à Lato ou à Cnossos...

Je constate aussi, et surtout, mon incapacité à changer des choses. Mais que puis je faire ? Je ne sais pas faire revenir ceux qui ont disparu, et je crois que je ne suis pas le seul à avoir ce manque de talent là... J'aimerais guérir les gens que j'aime, faire rajeunir ceux qui sont importants pour moi et qui ont cet age avancé qui irrite certains (ben oui, il parait que les vieux votent à droite...). J'aimerais que les gens que j'apprécie arrivent à se supporter et à passer outre des rancœurs personnelles tellement insignifiantes au regard d'évènement tellement plus dramatiques...

Et puis tant que j'y suis, j'aimerais bien aussi éradiquer la faim dans le monde. Faire que la France soit un pays où il fait bon vivre, sans cet insupportable climat de violence, sans délinquants ni crétins qui tirent sur des gendarmes ou tabassent des passants, sans déficit abyssaux et écarts de richesse qui font mal au ventre. J'aimerais que vivre dans un monde où le bonheur serait loi, où les soldats seraient troubadours. Où l'anarchie serait comme une fleur qui pousserait dans les rues de... Euh, je m'emballe là.
Mais oui, j'aimerais être meilleurs que je ne le suis vraiment.

En tous cas moins con, mais là y a du boulot...

Pendant que je soupire sur moi, je ne parle pas du reste. Je ne parle pas de Woerth, mais de toutes manières une certaine gauche a décidé qu'il était forcément coupable. Si par hasard la justice le dédouane et le juge coupable de rien, cette même gauche criera à la partialité de la justice. De toutes manières, la "présomption de l'innocence", le "respect de la personne", etc, etc, ce n'est pas valable pour les personnes "du camp d'en face".
Cela m'afflige, cela m'insupporte, cela contribue à me dégouter profondément de ce monde politique et militant. Je dis ça aujourd'hui, je disais ça hier pour Dray quand une certaine droite se déchainait contre cet homme qui représentait certains points (pas forcément mes préférés) des années Mitterrand.

J'avais posé chez mon copain Meclalex la question suivante : que diront les militants de gauche qui charcutent Eric Woerth à longueur de blog, quand une personne de leur camp sera également mise en cause ? Seront ils silencieux, comme ils l'ont été certains de responsable ont été condamné par la justice ces derniers temps (il y en a, qui ont même été réélu quelques mois plus tard) ? Appellerons t'il au respect de la personne et de la présomption de l'innocence, ce qu'ils ne font pas vis à vis d'autres personnes de droite, donc fatalement coupable ?
En tous cas, cette cabale menée contre un homme dont j'ai envie de combattre la politique (probablement je ferai grève le 7 Septembre, je ne sais pas mais sans doute...) ne me donne nullement envie d'apporter, en 2012, mes suffrages à cette gauche. Que je trouve au moins aussi sectaire que la droite actuelle au pouvoir, et autant peu objective.

Je n'aime pas cette histoire Woerth. Mais je n'aime rien de cette histoire Woerth. Parce qu'elle montre une droite UMP malade de ces ramifications avec l'argent et le pouvoir financier, ce qui validerait presque les thèses d'une politique qui massacre la classe moyenne pour épargner au maximum ses "amis". Je ne reparle pas de la défense de Bertrand ou de Lefebvre, qui devraient être virés par les militants s'ils espèrent sauver quelque chose pour 2012...
Mais aussi parce qu'elle montre une gauche qui ne me plait pas. Sectaire, injuste, sélective dans ces indignations. Qui donne des leçons aux autres, en refusant de se les appliquer.

Aujourd'hui, je parle encore de politique, alors que cela me dégoute et m'écœure au plus haut point. J'avais dit que j'étais plutôt satisfait de ne pas être considéré comme un "blog politique", aujourd'hui j'en suis ravi...
Pourtant, je vois un peu les limites de mes propres limites... Je dis que je ne veux pas être un blog politique, je ressens en moi le besoin de rester très loin de cette politique qui aujourd'hui me donne mal au ventre... Et pourtant, je parle politique.
Elle me rend malade en ce moment (nationalement, localement), et pourtant j'en parle... Comme cet alcool qui vous a fait vomir toute la nuit, et que vous ne pouvez vous empêcher de boire le matin suivant... C'est une drogue, malsaine pour moi aujourd'hui...

Pourtant, tout est politique... La réforme des retraites. On peut la politiser, les gentils gens de gauche forcément moral tout plein, contre ces méchants laids de droite qui veulent fracasser le bon peuple qui travaille...
Pour ma part, j'en reste à ce constat basique. 85% de la réforme des retraite sera financée par la classe moyenne qui travaille. Et cela me suffirait presque pour suivre les préconisations de mon syndicat, en vue du 7 Septembre...

Et d'une manière générale, il y a ce sentiment bizarre. En France, et dans le monde entier, on se rend compte que c'est la classe moyenne qui supporte les "réformes" entreprises pour lutter contre la crise de 2008. Y compris dans cette Espagne du forcément brillant Zapatero qui a tellement été pris en exemple par Zapatera et tous nos socialistes français.
La classe moyenne paye à cause de la crise. Cela voudrait il dire que pour le monde, c'est la classe moyenne qui est responsable de la crise ?
Ce billet est allé n'importe où... Pourtant, cela m'a presque fait du bien de l'écrire... Des fois, l'écriture, c'est mieux que des antidépresseurs...

Je ne sais pas comment va se finir cet été. Pour être franc, je suis extrêmement pessimiste. J'espérais que le 14 Juillet de cette année marquait la fin d'un cycle douloureux pour moi. Comme j'espérais que le printemps de cette année marque le début de la belle période : il a commencé par ce décès qui continue à me faire du mal.
Alors je suis assez peu optimiste...

Enfin, on va essayer quand même de profiter du soleil, du rosé le soir. Et du reste... Tant qu'il y a de la vie, il faut en profiter.
Après, on peut déjà beaucoup moins...

Bravo la Poste du Languedoc Roussillon...

Pas en colère uniquement parce que j'attends du courrier depuis plus d'une semaine qui ne vient pas. Pas en colère non plus parce que je reçois aujourd'hui 15 Mai du courrier qui a été posté le mois précédent. Mais en colère parce que c'est le bordel.

Alors je voulais savoir pourquoi c'était le bordel. J'ai vu ma gentille factrice qui m'a dit qu'il y avait un nouveau centre de tri à Montpellier, et que c'était le boxon depuis.
Et puis je vais sur Midi Libre, et je comprends pourquoi je peux encore attendre mon colis un moment...

"Depuis le 15 mars, La Poste s’est dotée d’un nouvel outil industriel permettant de mécaniser le tri. Une plateforme de préparation et de distribution a ainsi été mise en service à Mauguio. Malgré cette avancée technique, les lettres n’en arrivent hélas pas plus vite." Ben j'ai vu que ça n'arrivait pas plus vite : c'est un désastre...
Alors l'article explique que des experts sont venus pour essayer d'arranger les choses... Tiens ? Je suis con mais je vais donner une idée aux experts super intelligents : quand un courrier part d'un village pour aller à celui d'à coté, ça ne parait peut être pas être la peine qu'il transite via Montpellier, 100 km aller puis 100 km pour revenir...

Alors forcément les petits gens comme moi gueulent... "Très embarrassée par ces retards, la direction présente ses excuses tout en précisant : « Nous avons dû faire face aux récents aléas climatiques et ainsi gérer les à-coups de courrier. » Les chutes de neige du 8 mars et l’éruption du volcan islandais auraient contrarié l’organisation de La Poste. Qui espère retrouver rapidement sa qualité de service. ". Bordel, c'est encore à cause du volcan à la con que j'attends depuis une semaine mon colis...
Remarquez j'avais peur : je croyais que c'était à cause de cet affreux et vilain gouvernement de droite ultra-libérale qui "casse le service public", patati et patata. Non, c'est le volcan. Je préfère presque.

J'ai quand même l'impression que le volcan soit la nouvelle excuse à la mode. Avant, c'était l'Europe la cause de tous les maux. Ou la mondialisation. Ou ces affreux libéraux. Aujourd'hui, c'est le volcan islandais...
Les choses changent sauf une : c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre...

(et j'apprends en plus que le prix du timbre va augmenter... bravo la Poste...)
Wikio

J'ai acheté des ballons

J'aime les ballonsLa liste des 23 de Domenech ? Rien à foutre, et franchement là ils ont fini de me beurrer la raie avec le buzz de cette annonce... Grrrr...
Wikio

Aujourd'hui, c'est jardinage...

Oui, j'ai pris ma journée et me suis levé tôt pour jardiner. Tondre, et derrière planter du gazon aux endroits où j'ai arraché, avec mes menues mains, les vilaines plaques de chiendent...
Donc je ne parlerai pas de l'Islande. Je ne parlerai pas de Melenchon, gourou pour les uns mais vraiment pas pour moi. Et je ne parlerai pas de travail, parce que jardiner c'est un plaisir...
Comme j'ai envie de recevoir, cet été, des bons copains avec un beau jardin, au boulot ! On bloguera plus tard !

Nous avons un nouveau maire...

Ca y est... le conseil municipal, dont j'étais un des assesseurs en qualité de plus jeune membre, a élu son nouveau Maire...
Le nouveau Maire est une personne fidèle et intègre, pour qui j'ai beaucoup de respect. Même une réelle affection. Ma volonté et mon envie de servir mon village et ma communauté de commune sont revenues, aussi pour cet ami disparu qui avait tant d'amour pour son village...

Et pourtant, ça fait mal, ça fait vraiment mal...

Roquemaure a un nouveau Maire. Mais je crois que nous resterons encore longtemps orphelin...
En tous cas je le suis. De cet ami qui me manque vraiment, vraiment, vraiment...

On m'a offert une machine à remonter le temps...

C’est cool d’avoir un blog, et c’est chouette les tags. Celui de Didier Goux m’a fait plaisir en tous cas. Une question pourtant pas évidente : « si vous avez une machine à remonter le temps, vous feriez quoi ? Iriez où ? Rencontreriez qui ? ».
Pas facile d’être original sur cette question. Pas facile, non plus, d’éviter d’être trop axé sur son nombril… Pas évident, enfin, de n’avoir qu’une seule destination. En tous cas, je ne parviens pas à choisir, à éliminer.

D’abord, je regarderai dans ma vie personnelle. J’ai une période où j’aimerais inévitablement remonter. 2002, entre Avril et Juillet. Je laisse l’aspect politique de coté, j’ai voté Chirac au deux tours et perso ça va bien, merci…
Non, je remonterai dans cette période. Sans savoir trop où m’arrêter. Au bord du Lac Léman en Avril ? Dans mon bureau de Marseille en Juillet ? Entre les deux, pour faire un aller-retour que je n’ai pas fait ? Et si je retournais à cette époque, je ferais quoi ? Changerais-je le cour de mon existence, en justement ne faisant pas certaines choses ?
Je ne sais pas. Mais si j’avais cette machine à remonter dans le temps, j’essaierais d’éviter de me voir fâché aujourd'hui avec certaines personnes, une en particulier…
Si une machine à remonter dans le temps pouvait nous permettre de corriger certaines erreurs...

Sinon, je remonterai un peu plus haut. En Juillet 1998, pour ressentir cette joie durant cette Coupe du Monde. Retourner Place Bellecour à Lyon, un soir du 12 Juillet. Avoir à nouveau 20 ans, c’est le plus bel âge parait il. Et quand on vit ces 20 ans en étant heureux, que demander de plus ?
D’autres dates aussi à remonter, toujours. Décembre 1994 avant Noël, pour essayer de demander à l’enfant con que j’étais de réfléchir un peu…

Et puis après j’essaierai d’aller plus avant. Avant ma naissance. Époque où le net n’existait pas. J’ai envie de voir mes villages avant, un peu comme cette fonction « chronologie » de Google Earth, qui permet de voir le paysage à différentes dates…
C’est idiot, mais j’ai envie de voir Montfaucon à différentes époques. Par exemple quand le château existait toujours, mais où les routes n’étaient pas goudronnées. J’ai envie de voir Roquemaure à l’époque où les arcades n’abritaient pas le Crédit Agricole et où le marché se faisait sur une place non goudronnée… J’aimerais bien voir le château de Roquemaure aussi, autrement qu’en maquette dans la mairie…
J’aimerais voir ces cartes postales en vrai…

Puis y a une date où j’aimerais être. 26 Août 1944, j’aimerais voir la ferveur de la libération dans les rues de Paris. J’aimerais participer à cette ferveur et joie nationale. J’aimerais voir le Général défiler en vainqueur, et ce peuple avec des sourires et des étoiles de liberté dans les yeux. Et cette fierté d’être français, et libre.
Quand on se pose la question de l’identité française, qu’on revoie ces images qui évoquent tellement de choses. Qu’on revoie les images des Champs Elysées le 12 Juillet 1998. Etre heureux ensemble, c’est tellement beau…

J’aimerais aussi être, à cette époque, dans ce village d’enfance cité plus haut. Pour accueillir, avec ma famille, celui qui deviendra plus tard mon grand-père (et qui va mieux, merci pour lui), de retour de ces camps de travail obligatoire.

Après, deux destinations me tenteraient… Il y a le Japon, celui de Kenshin, des cerisiers en fleurs, d’Edo, des shoguns et des samurais pleins d’honneur. Il y a sinon la Grèce, celle des philosophes et des Dieux qu’on adule. Celle d’Athéna.

Mais je crois que j’irai plutôt en Italie en fait… Parce que mine de rien ma culture est plus latine que grecque. Et que même si Marseille fut Phocée, les Arènes de Nîmes ou le Théatre Antique d’Orange sont mon Stade Vélodrome à moi. Là où j’ai grandit.
En plus, j’ai connu et adoré Rome. La Rome de 2008, celle d’un monde qui change. Cette Rome qui respire l’Histoire avec un grand H.

Oui, je crois que j’aimerai voir le Colisée dans sa pleine grandeur. J’aimerai me balader dans le Forum et boire du vin avec les empereurs. Et je regarderai ce merveilleux Tibre couler…
J’apprécierai aussi aller y faire un tour pendant la renaissance. Voir ce Vatican s’ériger en Capitale de la chrétienté. Voir ses églises remplacer les divinités romaines.
Et puis j’en profiterai aussi pour suivre les routes d’Ezio Auditore, à Florence ou à Venise…

Finalement, ça doit être sympa d’avoir une machine à remonter dans le temps. Pas besoin de faire le tour des low cost et/ou tour opérator pour chercher un bon week-end dans un coin sympa. En plus, j’imagine qu’à Rome ou Florence, même sous Savonarole, on mangeait déjà des bonnes pizzas, non ?

Allez, je transmets le volant de la machine à remonter le temps à d’autres camarades de jeu. Tiens, je vais envoyer à des copines. Puissent CC, Fleche, Polluxe, Alaiya, Noisette, Lady Waterloo et Nathalie une jolie balade dans le temps ou l’histoire. La notre commune d’histoire, ou la leurs…

Se recoucher...

Celui qui m'a recruté dans ma nouvelle boite m'avait dit une manière de se rendre compte qu'on vieillit. Les mauvaises nouvelles, celle qui touche la vie des gens qu'on aime, deviennent plus fréquentes. Je ne sais pas si c'est vrai. En tous cas, en ce moment, je vieillis, c'est inévitable...

La photo qui illustre mon billet, c'est ma nouvelle voiture. Reçue hier. Une Peugeot 308 avec dedans un bluetooth qui marche pas encore, des ports USB de partout, et un endroit dans le coffre pour ranger des bouteilles. C'est commode, ça les empêche de se balader de partout dans les virages...
C'est ma (notre) première voiture neuve. Merci la crise, merci la prime à la casse...

Pourtant, je n'ai pas vraiment le cœur à la fêter. Et Frêche ou le procureur Marin qui veut rejouer le match Clearstream n'y sont pour rien.
Bien sur ma cheville. Elle va mieux, mais elle est toujours d'une fragilité fascinante... Mon docteur pense que la reprise du travail est dangereuse. Je le vois la nuit, après une journée où je marche peu : les douleurs m'empêchent de dormir. Il faut remuscler tout ça, et souder les ligaments. J'irai voir le kiné...

Et puis il y a les sales nouvelles qui s'accumulent. Le philosophe corrézien (président de 1995 à 2007) disaient des merdes qu'elles volaient en escadrille. Quand la première arrive, les autres suivent, laissant une trainée nauséabonde qui pique les narines pendant un moment... C'est le cas.
Ca commence par une amie qui perd le bébé qu'elle a dans son bidou... C'est pas rigolo. Surtout quand pareille histoire affreuse arrive à une deuxième amie, quelque semaine plus tard... On résume, mais les conséquences restent autant désagréables...

Puis ça continue. Masque de Mort est le gardien de la quatrième maison du Zodiaque, celle du Cancer... Et en ce début d'année, il s'amuse comme un fou. La femme d'un de mes proches amis (et proche amie de Falconette) se débat depuis la fin de l'année dernière avec. Elle a à peine plus que que mon age...
Puis quelques jours après mon démantèlement du pied droit, j'apprends qu'une très proche tante est atteint du même mal. Et que l'opération, c'est pour dans pas longtemps, avec aucune certitude quant à la fin de l'histoire...

Et aujourd'hui, un ami proche m'apprend que sa femme, jeune, est atteint aussi du même mal. Une rechute. Et on soupire, et on se dit merde... Enfin, on ne sait pas ce qu'on se dit. On ne sait pas...

Je ne sais pas pourquoi j'ai écrit ce billet... J'ai des tags à répondre, j'ai des conneries à mettre en ligne... Mais aujourd'hui, j'ai pas envie du tout. J'ai envie de me foutre dans le lit, et de me recoucher : j'ai pas dormi... Et comme je ne travaille toujours pas...
Non, la vie est injuste disait Caliméro. Injuste est bien loin de la vérité... Je sais que la vie est une histoire qui finit toujours mal. Mais merde...

Enfin, j'ai une nouvelle voiture. Youpi...

Quand ça veut pas, ça veut pas...

Un petit morceau de vie, tout bête...
Ce matin, je suis retourné à l'hopital de Bagnols. Radio de contrôle et visite chez le toubib du pied. Pour la fin de mon arrêt maladie, normalement. J'ai toujours très mal à la cheville, et recommence à peine à poser le pied par terre, mais bon... Marre de cette inactivité forcée. J'espérais que les nouvelles soient bonnes.

Elles ne le sont pas. L'entorse est toujours sale et laide. Et en plus, il y a forte suspicion de début de phlébite... Suspicion, phlébite, j'utilise des mots marrants à consonances marrantes (si, ayez l'esprit mal tourné cinq minutes...), pour parler d'une réalité qui ne l'est pas, marrante.
Oh... Je ne suis pas à plaindre. J'ai appris qu'une personne très chère avait eu un sale diagnostic d'un vilain cancer la concernant. Avec ma cheville qui aurait du être plâtrée, je suis un petit joueur.

Mais là, je ne cache pas que gros coup sur la patate... Gros... Donc on va attendre : je passe une échographie tout à l'heure... On en sera plus.
En tous cas, le programme c'est piqures. Repos. Arrêt de travail encore.

Vive la neige, vive la glace...

Ras le bol du samedi soir, sur une musique de Gundam Seed...

Final Fantasy X est un jeu qui m'a profondément marqué. J'ai préféré jouer à ce jeu que regarder, un soir de Mai, une finale Juventus Milan AC qui se terminera au tirs au but. Et j'ai terminé ce jeu alors dans mon appartement de Marseille, étant un jeune ingénieur qui combattait ses récents fantômes du Lac Léman et qui découvrait ce nouvel espoir d'une vie chouette, celle que je vis aujourd'hui.

Gundam Seed est un animé qui m'a également profondément marqué. Yuki Kajiura à la musique. Nous avions vu cette série alors que nous venions d'aménager ensemble avec Falconette, dans cette maison de Sérignan du Comtat que nous avons tout deux oubliés...
Anna ni issho datta no ni est le titre d'un des générique de fin de Gundam Seed. Il est entrainant. Mais j'adore cette version piano du titre...

Et sur une vidéo de Final Fantasy X, ça me tirerait presque des larmes...

Au début, c'est marrant d'être un accidenté du travail cloué à la maison. On se dit que la journée se passera sur deux postes : le canapé et le bureau. La Playstation 3 ou le livre à lire, et l'ordinateur avec Internet, les blogs, et toute cette vie superbe. On se déplace difficilement avec les béquilles, mais la première journée ça va, mise à part la douleur.
Au début, c'est marrant. Mais dés le lendemain du début, ça ne l'est plus du tout !

Aujourd'hui, j'en ai déjà marre. La neige a fondu. Ma philosophie d'un "ça aurait pu être pire, j'ai eu de la chance" aussi. Ca aurait pu être drôlement mieux. Si je n'avais pas glissé ce mardi matin, si j'avais passé par un autre chemin pour aller à mon bureau, si, si, si...
Oh, je ne serai pas aussi avancé dans le jeu Uncharted, et aurait moins joué à FIFA. J'aurais moins bloggué sans doute, et l'histoire de Peillon m'aurait glissé dessus comme l'eau sur les plumes d'un canard. J'aurais avancé mon boulot. Assisté à un conseil municipal. J'aurais vécu ma vie comme il se doit.

Mais non, je suis un pauvre crétin qui a poussé la maladresse à pourrir les statistiques des accidents du travail de l'organisme pour lequel je travaille... Une petite blessure à la con qui me fait toujours mal 5 jours plus tard. J'espérais que cela passe vite, tu parles...

Non, ce soir j'en ai un peu beaucoup marre. Parce que j'ai toujours mal. Parce que je ne fais rien. Parce que je n'ai même pas l'impression de me reposer. Je grossis. Je perds mon temps. Et ça m'emmerde...

Allez, plus qu'une semaine... Quand j'aurais vu mon ostéopathe, je m'entraine pour le marathon ! Parce que là... Putain, c'est long...

Après le dos, la cheville... (et la tête ? alouette, non ?)

La neige est superbe. Les paysages de Roquemaure sous son manteau blanc sont divins...Un petit problème néanmoins... Les trottoirs sont glacés. Actuellement, dans le village, nous avons demandé l'aide des entreprises de travaux publics pour casser la glace sur la route... Quand y a 10 cm de beaux glaçons, le gros sel ne sert plus à rien... Éventuellement quelques pistaches et un peu de pastis ou de bon rosé...

Et donc ce matin le Faucon est arrivé au boulot. Il a garé sa voiture. Et n'aura jamais atteint son bureau...
Etait ce une envie irrésistible d'apporter mon hommage à Grégory Coupet, un garçon que j'ai toujours beaucoup apprécié ? Etait ce tout simplement que je suis un bon gros couillon maladroit ? En tous cas, la belle plaque de verglas devant la porte de mon bureau, et cheville qui tourne en même que le corps qui tombe.
Et ça fait mal, ça fait très mal...

Le reste est moins intéressant que ce sondage qui montre que plus grand monde ne croit en la politique... Quand je dis que nous n'avons encore rien vu le 21 Avril... Non, le reste, c'est juste un morceau de vie.
Les pompiers du site où je travaille qui viennent m'amener à notre centre médical. Une perfusion de sucre, je n'avais pas déjeuné. Et les Urgences. Sans Dr Carter, ni Dr House. J'espérais la petite Abby Lockeart ou Nihla Rasgottra (cette dernière m'a toujours fait fondre), mais non...

Par contre, l'attente. Je suis arrivé à 10h30, j'ai été reçu par un toubib à 14 heures. Vive le net sur le Nokia N95, mais vivement l'IPhone ou le Nokia N97 (je prends lequel ?).
Radio. Attente, avec presque les larmes dans les yeux, du verdict. Je n'ai encore rien dans le ventre de la journée. J'ai peur d'une fracture, et opération. Et j'ai froid au pied, qui a perdu sa chaussure et chaussette depuis le matin 8 heures...
Enfin, les effectifs de l'hôpital ont baissé. C'est pas moi qui le dit c'est elle, et elle dit rarement de conneries... J'en suis une victime, et un témoin...

Finalement, laide entorse. Ligaments explosés. Et, pour l'instant, quinze jours d'arrêt. Oui, c'est un accident du travail, ou je serai imposé dessus. Et c'est le cadet de mes soucis.
Cela n'a rien à voir, mais l'image que vous avez à droite, c'est la Chapelle de Saint Joseph. J'aime cette petite chapelle, sur la route qui vient de Nîmes...

Et là, ce soir, j'ai sommeil. J'ai mal. De partout. Le pied, la tête, le dos... Alouette ? Non, des pates ce soir, ça ira. Que je mange un peu quand même... La gorge est prise aussi. Comme une grosse boule indigeste...
Juste envie de me mettre sur le canapé, avec Falconette pas loin de moi... Elle va devoir me supporter.

Bonne année 2010 qu'on me disait y a pas dix jours... Ouais, bonne année... (au fait, je devais passer mon scanner du dos hier, reporté pour cause de ouh ça glisse sur la route... Quand ça veux pas...)

Pensées qui se baladent, autour de Philippe Seguin et du reste...

(pour les images, envie de mettre des images d'automne... Parce que pas la pêche... la prochaine fois, je mettrai de la neige, promis...)

Ce matin, alors que je roulais tranquillement vers le boulot, les yeux se baladant sur un thermomètre qui indiquait -7°C depuis 15 minutes, je songeais à écrire un billet sur la commission Zelnick. Parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé d’HADOPI, et que tout ce qui tourne autour du sujet m’intéresse. Et aussi parce que comme mon copain Hashtable, je suis effaré et affligé de voir cette insupportable caractéristique française, qui confine à la caricature bestiale. Un problème ? On crée une commission. Celle-ci donnera la solution : une nouvelle taxe. Cette fois ci, sur la publicité sur Internet…
C’est n’importe quoi. Les réactions aussi sont affligeantes. Celle de la SACEM. Elle est « déçue ». Pensez vous… La SACEM est déjà bénéficiaire des taxes sur la copie privée. Mais le gâteau est merveilleusement bon, donc croquons encore un peu dedans, et rajoutons une taxe…

Oui, ça aurait pu faire un joli billet… Mais j’avoue n’avoir finalement que faire des taxes, d’HADOPI, de cette identité française dont on se passerait bien… Oui, je m’en fous…

Non, Philippe Seguin est mort. Tout le monde en a parlé aujourd'hui et je ne serai pas original ? Je m'en moque de ça encore... Philippe Seguin est mort, ça m'a profondément attristé...
Tranchante comme Excalibur, j’ai appris cette nouvelle ce matin vers 8h30… Pas via Twitter ou les blogs, non… Juste en visitant le site Internet du Figaro pour lire les articles… Brutalité et soudaineté de la nouvelle. Philippe Seguin est mort. Point. Maintenant on va commencer à bosser… Ben non, ce matin je n’aurais pas été très efficace, mais de ça on s’en moque…



J’ai passé un moment sur Twitter et sur les blogs. Et puis non, je suis parti de là. Oui, il y avait des gens tristes. Sincères. Des gens de droite et de gauche qui lui rendaient hommage. Parfois, un humour ironique que j’ai eu du mal, ce matin, à apprécier, voire même à accepter. On peut rire de tout, mais ce matin je n’avais pas envie d’en rire… Donc on ferme doucement la porte, et on s'en va.

Et puis il y a eu des réactions qui m’ont affligé. Ou attristé. Ou les deux.
Je sais très bien que la politique n’est vraiment pas le monde où respect, tolérance et compassion sont les plus présents. Oui, Seguin était de droite. Pour certains de gauche, cela suffit. « Il est de droite, alors m’en fous ». Je caricature. Pas tant que ça… Des fois, c'était pire... Ben oui, "de droite, donc fatalement un salaud". On ne va pas pleurer sur un salaud alors qu'il y a la faim dans le monde, et patati, et patata... Je caricature encore... Tant que ça ?
On parlera de ces appels au respect et à la tolérance plus tard… Mais entre Sarkozy et certains apôtres de cette sélective tolérance « uniquement avec leurs idées », je crois que je préfère de loin encore Nicolas Sarkozy et ses sbires… Mais c'est un autre débat...

Et puis j’ai lu aussi des remarques qui se voulaient sans doute drôles, mais que j’ai trouvé malsaines. Et là encore intolérantes, et franchement nauséabondes. « Seguin est parti, dommage que ce soit lui et non pas d’autres personnalités de droite »… Des noms de sortis. Certains dont la disparition me toucheront également. Et même...
Non, il y a des réactions bêtes, idiotes, connes. Blessantes. On dit souvent que ces convictions politiques naissent souvent contre autre chose. C’est en parti mon cas. Une des raisons pour lesquelles je me considère de droite, c’est aussi ce rejet d’une certaine gauche sectaire et franchement intolérante…
Je ne tire pour ma part aucune gloriole d'avoir été franchement triste le 8 Janvier 1995, quand Mitterrand est mort. J'avais écris ce billet rappelant ce jour là... Mais je crois que j'aurais été triste de ne pas avoir été triste...


Je ne ferai pas d’hommage grandiloquent sur Philippe Seguin. A coté de la petitesse quotidienne, j’ai lu des billets qui m’ont touché. Je parlais de la gauche que je ne supporte pas. Il y a celle dont je me sens très proche. Celle de Nicolas, Olivier, Romain ou Hypos, pour ne citer qu’eux (il y en a d’autres). Désolé de vous citer, j’espère que cela n’entachera pas trop ce « brevet de gauche » indispensable à certains pour être fréquentable… Le respect n'a jamais empêcher de critiquer les positions politiques d’une personne, et n'a jamais porté atteinte au combat politique. Le beau, le noble...

Beaucoup d’autres hommages que j’ai trouvé touchant. La réaction de Laurent Pinsolle est belle. Le Chafouin aussi. Pour Jean-François Kahn, Seguin est l’anti-Kouchner par excellence… Formule efficace, tellement juste…
Jolie aussi la réaction de Toréador également. Sur ce billet, Toréador parle d’une personne qu’il a rencontré personnellement…


Je n’ai jamais eu la joie et la chance de rencontrer Philippe Seguin. Je ne l’ai même jamais vu. Je me souviens avoir loupé un meeting de campagne qu’il donnait dans ma région, en 1995. Je n’avais « que » 17 ans. Et dans nos villages, pas de métro ou de rer pour aller dans les villes aux alentours… J’aurais aimé, je crois, le voir en vrai. Lui serrer la main. J’aurais aimé…

Mon parcours politique m’a pourtant amené à m’éloigner de cet homme, qui a compté pour moi enfant. J’avais 14 ans lors du débat de Maastricht. Vraiment le moment où je me suis passionné pour ce monde, ce milieu. Et à ce moment où, déjà, je me sentais proche de la droite gaulliste. Aurais-je voté non à ce référendum ? Je ne sais pas… Franchement je ne sais pas. N’empêche, j’ai été séduit par ces débats. Je n’ai pas le souvenir du débat Seguin Mitterrand. Je me souviens de mon père, trouvant Seguin nul et falot. L’histoire expliqua pourquoi…

Par la suite, ce fut la période 1993-95. Cela me fait sourire quand je commente ci et là les divisions au sein du parti socialiste… Je suis né alors que les militants RPR avaient à choisir entre papa et maman, entre Chirac et Balladur… Pour moi, c’était entre Pasqua et Seguin, entre Juppé et Léotard, des personnes que j’ai beaucoup apprécié. J’aurais choisi, si j’avais eu l’âge de voter, le camp Chirac. Et j’aurais assumé les regrets venant après…

Philippe Seguin a été une de mes boussoles quand j'étais enfant. Un Président d’Assemblée Nationale grandiose. Un orateur extraordinaire. Une personne qui me rendait fier d’être de droite. Cela n’a pas empêché mes éloignements.
En 1999’ d’abord. Nous sortons d’élections régionales pitoyables. Certaines présidences de régions sont conservées à droite grâce à des jeux obscurs avec le Front National. Quand je vois aujourd’hui Georges Frêche et la gauche languedocienne, j’ai davantage de bienveillance pour Jacques Blanc, mais c’est un autre débat.
Nous sommes en 1999’. Philippe Seguin doit, normalement, conduire la liste d’union RPR – Démocratie Libérale aux élections européennes. Avant cela, il propose un obscur changement de nom du RPR. Les militants lui répondent « on garde RPR ! », il en prend acte. Mais bon…
Pour ma part, je suis davantage séduit par un vote Pasqua a ces élections européennes… Elections qui verront Seguin laisser tomber l’affaire, et laisser la tête de liste à Nicolas Sarkozy. Les jeunes générations oublient trop souvent que l’histoire de Sarkozy s’est construite dans la trahison, les crachats qui lui ont été lancés au visage, et les défaites. Celle de l’élection européenne de 1999’ en est une, forte et cuisante. Philippe Seguin en est un des responsables, à son corps défendant.
Moi aussi. Avec presque 12% des électeurs, j’ai préféré voter pour Charles Pasqua…

Deuxième épisode où je n’ai pas suivi Seguin, et où je l’ai même fortement désapprouvé, c’est les élections municipales de 2001. Je déteste les parachutages. Et Philippe Seguin s’est prêté à cet exercice… Maire d’Epinal, il souhaite conquérir Paris. La défaite sera lourde, et légitime quelque part… A ce moment, je suis élu dans mon village d’enfance, et un de mes hérauts de jeunesse quitte la vie politique par une dure défaite. Les choses sont dures…

Après, Philippe Seguin deviendra ce qu’il est depuis. Une sorte de référence, une boussole. Le type de personnage qui rappelle que ces énarques, que l’on aime à vilipender, ceux ne sont pas forcément des plaies en politique… Aujourd’hui, nous avons des avocats et des publicitaires pour présider aux affaires de l’Etat. Y gagnons nous vraiment au change ?



Certains, même à gauche, voyaient en Philippe Seguin un possible rempart contre le Sarkozysme…
Je lisais hier soir le Marianne de samedi, qui consacrait une double page à Philippe Seguin… Le titre est terrible aujourd'hui : "Qui a peur de Philippe Seguin"...

Pour Daniel Bernard, auteur de l'article, « A 66 ans, cet admirateur de Churchill et de Gaulle est encore trop jeune pour renoncer à un ministère de crise ou à un déménagement vers le Conseil Constitutionnel ». Donc, cela expliquait que même s’il portait des coups, ceux-ci auraient pu avoir encore plus de sévérité s’il ne ménageait pas la présidence…
Il n’avait peut être pas renoncé, mais le destin est cruel… Destin chambreur, qui dans la même semaine nous pose la décoration au grade de Chevalier de la Légion d’honneur de Daniela Lumbroso, et le décès d’un serviteur de l’Etat qui l’aura toujours refusé (son père, mort pour la France, ne l’ayant jamais reçu…). Chambreur, le destin…

Voilà, tout ça s’arrête aujourd’hui donc. Philippe Seguin est mort. Un grand oncle qui a été un de nos idoles et modèles quand on était enfant. Qu’on a admiré, profondément. Après, on grandit. On s’émancipe. Puis après on revient. On retrouve cet œil d’enfant en regardant cet homme qu’on voyait immense étant petit.
Et puis un jour il disparaît. Brutalement… Je crois que ce qui me marque le plus dans cette disparition, c’est la brutalité de la chose… Philippe Seguin serait mort d’une longue maladie, cela serait autant douloureux mais probablement n’y aurait il pas cette émotion, que je crois sincère aujourd’hui dans le pays. Et pas uniquement dans les yeux de François Fillon.


La brutalité de la disparition… Certains articles m’amuseraient presque. « Hier, il était en pleine forme » qu’ils disent… Oui, avant qu’il meure il était vivant, c’est vrai. D’autres diront qu’il est mort en bonne santé. J’en suis ravi…

Mais là encore c’est dingue combien on touche au coté éphémère des choses… Quand je vais rentrer chez moi, il va peut être neigé. Ou la route sera peut être glissante. Et en allant au vœux du personnel municipal, zou une plaque de verglas et bing un platane, plus de faucon. Ceux qui m’ont vu au travail cette après-midi ne comprendront pas : j’étais vivant avant de mourir… Et en bonne santé en plus (à part le dos tout laid et un petit mal de tête…).
Brutal. Peut être pour ça qu’on est, que je suis, autant sonné…


Et politiquement, on peut aussi se poser la question de l’impact… Flèche a rappelé que le Conseil Constitutionnel devait être renouvelé en Mars. Et se posait des questions sur son indépendance, resterait elle la même avec des pions de Sarkozy ? La question se pose aussi dans le cas de la Cour des Comptes, restera elle autant indépendante ?
Il est évident qu’une des prochaines polémiques sera la nomination du successeur de Philippe Seguin à la Cour des Comptes. Il aurait du rester Président jusqu'en 2012... Quelque soit le choix, parions que la polémique sera immense. Immense… Ca ne sera sans doute pas Jean Sarkozy, mais qu’importe : le choix sera fatalement entaché de ce soupçon : il sera moins indépendant, à la botte du pouvoir en place…
On va encore s’amuser sur les blogs…

La soirée sera courte ici, dans la maison du Faucon. Je n’irai pas, je pense, sur Twitter. J’irai aux vœux du personnel municipal, et je me coucherai tôt. De toute manière, je me suis déjà levé avec la tête brumeuse. Fiévreuse ? Peut être… En tous cas, il me tarde que la journée soit finie. Il me tarde…

Une journée laide et paradoxale. Les stars politiques de la journée auront été deux hommes d'état en puissance. Jospin et Seguin. Tous deux retirés des affaires... Et aujourd'hui, finalement, je termine ma journée en soupirant devant le retrait de ces deux hommes d'état. Qui ont laissé la France aux mains de star académiciens de la politique...
Et un soupir devant ce paradoxe triste... Ceux qui président aujourd'hui (majorité ou opposition) aux affaires de l'Etat sont moins des hommes d'Etat que des hommes d'affaires, ou de communication. Et je trouve ça triste ce soir, vraiment triste...

Une laide journée que ce 7 Janvier… Laide journée pour la France. Laide pour la droite dont je suis, et dans laquelle je me trouve de plus en plus seul et orphelin. Non, laide journée…
Il parait que cette nuit il neige… Ca ira peut être mieux ?

A propos de l'histoire géographie au bac...

Je ne serai pas objectif dans mon avis. J'ai fait un bac S. C'est l'histoire géographie qui m'a permis d'avoir le bac avec mention. Et ainsi d'intégrer cette école d'ingénieur lyonnaise qui a façonné l'homme que je suis devenu...

J'ai fait un bac S et je fais un métier scientifique, alors que le crétin que je suis a toujours été plus à l'aise avec les matières et disciplines "littéraires". J'avais parlé de ce complexe qui est le mien, et qui ne s'en va pas avec l'age...
J'ai eu un 9/20 en sciences industrielles. Une matière pourtant coefficient 9 dans ce bac S ancien bac E. Mon papa disait que ça me permettrait de rentrer dans une belle école d'ingénieur ce bac, mais mon ressentiment par rapport à cette matière a failli tout faire capoter... 9/20 coefficient 9, il faut ramer pour une mention, qui ouvre les portes du paradis...

Puis j'ai eu 17/20 en philosophie. Et donc 18/20 en histoire géographie. Et un peu comme si Marseille demain en plante 4 au Real de Madrid, j'obtiens une mention bien sur le fil.. Grâce à ses laides matières que Luc Chatel juge indigne pour les scientifiques...

J'ai d'autres arguments moins personnels contre ce projet de réforme de l'histoire géo en bac scientifique. Les lyonnais Eric et Romain (entre autres) ont pondu deux très bons billets sur le sujet...
Mais non... Je trouve ce projet de réforme triste. Simplement triste...